SOMMET DE L’OPEP DE RIYAD
Comment assurer la stabilité du marché
Le sommet va demander aux pays consommateurs d’aider à juguler le problème des prix du brut, selon M.Khelil.
Le sommet de l´Opep de Ryad prévu les 17 et 18 novembre cherchera à approfondir le dialogue en vue d´assurer l´équilibre du marché. C´est ce qu´a indiqué hier le ministre de l´Energie et des Mines, Chakib Khelil. Le but étant également, selon le ministre, de préserver à la fois les revenus des pays membres et la sécurité des approvisionnements énergétiques des économies mondiales.
Le sommet de Ryad auquel prendront part les chefs d´Etat des 13 pays membres, vise en outre un objectif extrêmement important pour l´Organisation. Il s´agit de la stabilité du marché pétrolier international. Le marché connaît, ces derniers temps, une flambée des prix du baril de pétrole atteignant les 98 dollars. M.Khelil a expliqué, à maintes reprises, que cette situation n´est pas due à une quelconque insuffisance de l´offre de pétrole mais beaucoup plus à la spéculation, au manque de capacités de raffinage et aux problèmes géopolitiques. D´ailleurs, il est prévu que cette flambée persiste jusqu´au deuxième trimestre de l´année 2008 où les prix pourront enregistrer une baisse. M.Khelil a tenu à mettre en relief l´idée que l´Opep a toujours assuré une offre suffisante de pétrole. «Elle a toujours été là, même pendant les périodes les plus difficiles, notamment en 2003 lorsque la production a considérablement baissé avec la disparition de la production d´un de ses membres (l´Irak, Ndlr)», a rappelé le ministre. Pour l´Opep, a-t-il ajouté, l´offre est essentielle pour stabiliser les prix. Pour lui, cette organisation a toujours fait en sorte que la demande, quel que soit son niveau, soit satisfaite.
Le ministre a indiqué que devant ce phénomène qui prend de l´ampleur, le sommet de Ryad «va probablement demander aux pays consommateurs d´aider à juguler le problème». Pour lui, le rôle des marchés financiers dans la volatilité du marché pétrolier est de plus en plus important. M.Khelil attribue également l´émergence de la spéculation, en tant que paramètre de base dans l´évolution des prix du brut, à la faiblesse relative des réserves et de la production effective des pays pétroliers -non membres de l´Opep-.
Ces derniers n´ont pas, à son avis, suffisamment fait pour les développer. Au niveau de l´Opep, il y a une volonté, soutient le ministre, de maintenir les prix du baril à un bon niveau. Mais le marché dépend aussi de la géopolitique et de la faiblesse du dollar. Sur ce dernier point, M.Khelil estime qu´il s´agit d´un problème qui a toujours été posé au sein de l´Opep, et auquel chacun des pays membres doit trouver la solution qui lui convienne. La question ne sera donc pas discutée au niveau de l´organisation où il n´y a pas eu vraiment de consensus à ce sujet, a-t-il tranché. L´énergie et l´environnement, le réchauffement climatique, la pollution de l´air et de l´eau seront débattus également au Sommet de Ryad. «La spécificité de chaque pays membre de l´organisation et sa capacité à exécuter une politique de préservation de l´environnement seront pris en compte», a souligné M.Khelil qui doit assurer la présidence du cartel, en janvier 2008.
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