Alger Min 1 °CMax 8 °C
29
Oran Min 1 °CMax 11 °C
29
Constantine Min -5 °CMax 3 °C
29
Adrar Min 6 °CMax 20 °C
3200
Illizi Min 4 °CMax 17 °C
31
Accueil |Nationale |

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Harraoubia défend le système LMD

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Pourtant, les observateurs estiment que ce système est difficilement applicable en Algérie.

«Il existe des diplômes en Algérie qui n´ont aucun sens et qui ne sont pas reconnus dans le monde». Fulgurante déclaration que celle faite, avant-hier, par le ministre de l´Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Rachid Harraoubia, devant les membres du Conseil de la nation.
De par ce discours, le premier responsable du secteur de l´enseignement supérieur vient comme pour reconnaître l´échec de «l´ancien» système d´enseignement appliqué à l´Université algérienne.
C´est aussi une façon de défendre le nouveau système, en l´occurrence le LMD (Licence-Master-Doctorat) qui commence à se généraliser à l´ensemble des universités du territoire national. Plus convaincu, Rachid Harraoubia estime que «la majorité des pays dans le monde appliquent ce système d´enseignement supérieur qui place l´étudiant au centre du programme pédagogique».
Toutefois, selon les observateurs, ce système, qui est notamment appliqué aux Etats-Unis d´Amérique et certains pays européens, ne peut réussir en Algérie. Et pour cause: la formation des étudiants ne doit pas se faire uniquement à l´université, mais aussi dans les entreprises. Cela, notamment lors de la période des stages pratiques, nécessaires pour l´obtention du diplôme de fin d´études. Mais, en Algérie, les entreprises existantes, aussi bien dans le domaine public, que privé, ne peuvent (faute de moyens?) accueillir les étudiants pendant leur période de stage. C´est aussi dans ce sens que versent les critiques formulées par certains sénateurs. «Le LMD nécessite, notamment un micro-ordinateur par étudiant, des laboratoires et espaces de travaux pratiques, des encadreurs compétents et surtout un cadre d´évaluation et de suivi», a noté le parlementaire Rachid Assasse. Mais tel n´est pas le cas à l´Université algérienne qui, en matière d´enseignements, accuse un déficit énorme. Ce qui n´est pas sans donner un coup fatal au nouveau système mené tambour battant par le ministère de l´Enseignement supérieur et de la Recheche scientifique. Même les enseignants étrangers devant donner des cours dans les universités algériennes, appelés pour élever un tant soit peu le niveau de l´enseignement dispensé dans les universités algériennes, ne se bousculent pas au portillon. A ce constat s´ajoute la saignée de la «matière grise» qui ne cesse d´affecter l´enseignement supérieur. Ne tenant pas compte de ces données, le ministre de l´Enseignement supérieur affiche un optimisme outre-mesure. Il affirme, ainsi, que «toutes les conditions sont réunies pour une application efficace du LMD en Algérie».
Pour étayer ses propos, le premier responsable du secteur de l´enseignement supérieur cite l´exemple de l´université de Béjaïa qui, «est un modèle en la matière». M.Harraoubia a souligné que le LMD est venu répondre «aux besoins économiques, scientifiques et culturels de la société algérienne et contribuer à la préparation d´une élite nationale». Il a ajouté qu´«il est temps que l´enseignement supérieur national s´adapte aux standards internationaux». Mais cela ne peut se faire sans que l´on ne s´intéresse de plus près aux données fournies par le terrain.
Sans cela, le constat fait par Rachid Harraoubia autour des diplômes algériens non reconnus ailleurs, peut se généraliser pour atteindre l´ensemble des titres que l´Université algérienne attribue. N´est-ce d´ailleurs pas le cas aujourd´hui?

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha
  • Envoyer par email à un ami Envoyer par email à un ami
  • Version imprimable Version imprimable