Prévisions pour le 24 Septembre 2018

 Adrar Min 25 °C Max 35 °C
30
 Laghouat Min 17 °C Max 30 °C
34
 Batna Min 12 °C Max 26 °C
32
 Biskra Min 20 °C Max 33 °C
32
 Tamanrasset Min 21 °C Max 31 °C
30
 Tlemcen Min 19 °C Max 29 °C
32
 Alger Min 20 °C Max 27 °C
32
 Saïda Min 20 °C Max 30 °C
32
 Annaba Min 21 °C Max 28 °C
34
 Mascara Min 18 °C Max 31 °C
32
 Ouargla Min 22 °C Max 33 °C
32
 Oran Min 23 °C Max 27 °C
32
 Illizi Min 23 °C Max 37 °C
30
 Tindouf Min 23 °C Max 32 °C
34
 Khenchela Min 12 °C Max 25 °C
34
 Mila Min 15 °C Max 28 °C
34
 Ghardaïa Min 20 °C Max 30 °C
32
Accueil |Autres | A coeur ouvert |

L´AMBASSADEUR DE LA FÉDÉRATION DE RUSSIE

«Une Opep du gaz est possible dans l’avenir»

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Selon M.Titorenko, les pays producteurs de naphte ont le droit d’avoir leurs secrets commerciaux.

«Si l´Union européenne a le droit de mettre en place une instance de protection des pays consommateurs de gaz, pourquoi priver les pays producteurs d´en faire autant?» C´est par cette interrogation que l´ambassadeur de la Fédération de Russie en Algérie, le Dr Vladimir Titorenko, a voulu s´exprimer sur la crainte des Européens vis-à-vis des relations algéro-russes dans le domaine de l´énergie.
Notre invité estime que tous les marchés dans le monde ont leurs secrets commerciaux, donc il est tout à fait normal que les pays producteurs d´hydrocarbures puissent avoir les leurs.
Pour lui, ces derniers essaient de coordonner leurs efforts sur le marché des pays tiers, avant de souligner: «Nous ne voulons pas créer un cartel pour le moment, mais il serait possible dans l´avenir.»
Notons que le renforcement des relations entre l´Algérie et la Russie dans le domaine énergétique, au lendemain de la signature du mémorandum entre Sonatrach et Gazprom dans différents domaines, y compris la commercialisation du GNL, a irrité les Européens.
Les deux compagnies prévoient un investissement commun de 3 à 4 milliards de dollars.
Cette coordination entre les deux entreprises n´a pas manqué d´inquiéter l´UE qui les soupçonne d´envisager la création d´un cartel du gaz.
Alger comme Moscou se sont cependant employés, ces derniers jours, à dissiper les inquiétudes de leurs clients européens en s´engageant à assurer la sécurité des approvisionnements. «Ce ne sera pas pour autant une Opep du gaz», ont rassuré les ministres de l´Energie des deux pays lors d´une récente rencontre à Alger.

Des projets bloqués et des interrogations

Des grands projets d´investissement proposés par les Russes ont été bloqués dans notre pays. L´ambassadeur de la Fédération de Russie en Algérie citera celui proposé par la société Stroy pour la construction d´une usine de fabrication de fibres optiques d´un montant de 100 millions de dollars.
Un autre projet, celui d´une usine d´engrais, prévu à Oran, dont le montant d´investissement est de 5 millions de dollars, a été également bloqué. «Nous avons présenté toutes les études concernant ce projet mais à notre étonnement, Sonatrach a choisi par la suite de lancer un appel d´offres dans ce sens», dira le Dr Titorenko, qui n´a pas manqué de s´interroger sur ces revirements.


Malgré ces garanties, ce rapprochement continue d´alimenter les craintes dans les pays consommateurs en Europe, surtout après la dernière déclaration, peu attendue, de Vladimir Poutine, à l´occasion de la conférence de presse annuelle au Kremlin. Il s´est dit intéressé par une Opep du gaz. «Nous allons y réfléchir», a-t-il déclaré.
Par ailleurs, le rapprochement entre les deux pays qui a caractérisé les relations bilatérales s´est traduit par le grand intérêt que portent les entreprises russes au marché algérien.
A l´exemple de la société russe Stroytransgaz qui prévoit, en 2007, de répondre à l´appel d´offres relatif à la construction de trois gazoducs en Algérie. Stroytransgaz prévoit, notamment, de prendre part à la construction des gazoducs reliant Rhourd Nouss à Hassi R´mel (le gisement le plus important d´Algérie) sur une longueur de 531 km, Hassi R´mel-Sougueur (305 km) et Hassi R´mel-Skikda (575 km).
A l´heure actuelle, la compagnie entreprend également les travaux d´installation de deux réservoirs pétroliers dans la région de Skikda et fait partie des candidats potentiels devant prendre part au projet de prolongement de 226km du gazoduc Hassi R´mel-Medareg. Stroytransgaz dirige aussi, en Algérie, la construction du gazoduc Sougueur-Hadjret Ennous d´une longueur de 273km.
Le gazoduc Sougueur-Hadjret Ennous devrait être terminé en avril 2007. Son coût est évalué à 266 millions de dollars. Les investisseurs russes sont intéressés également par d´autres secteurs.
Notre invité citera ceux de l´industrie, des ressources en eau et de l´aérospaciale.
La Russie et l´Algérie sont des partenaires idéaux, estime M.Titorenko. Sans entrer en concurrence directe, elles disposent d´un réseau de gazoducs et de transport par mer qui englobe pratiquement toute l´Europe. L´Algérie assure, à elle seule, plus de 10% des besoins européens en gaz naturel.
Les deux pays contrôlent ainsi jusqu´à 40% du marché du gaz européen. Mais si les Algériens ravitaillent essentiellement les régions méditerranéennes, la Russie alimente, elle, le nord de l´Europe. Moscou et Alger ne cachent pas leurs intérêts dans des pays tiers.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha