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«Washington n’a pas demandé à établir une base militaire en Algérie»

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Mohamed Bédjaoui, avait opposé un refus catégorique à cette demande si elle venait à être formulée.

Franc, direct, la mine enjouée, l´ambassadeur des Etats-Unis en Algérie, Robert Ford s´est prêté au jeu des questions-réponses sans détour, livrant le maximum de vérités dans la mesure du «politiquement correct» que lui permet son poste. Evidemment, on ne pouvait pas ne pas commencer par la question de l´établissement d´une base militaire américaine en Algérie, relancée par les déclarations du ministre algérien des Affaires étrangères, Mohamed Bédjaoui, qui a opposé un refus catégorique à cette demande si elle venait à être formulée. Ce sujet, qui a fait la «une» de la presse nationale, a été abordé par l´ambassadeur sans ambages: «Ecoutez, il n´existe pas de base militaire américaine en Algérie.
A aucun moment nous n´avons demandé d´établir une base militaire en Algérie, et nous ne demandons pas. Moi-même, je n´ai pas entendu que des officiels américains avaient formulé pareille demande
», a-t-il martelé avec insistance.
«Nous comprenons vos soucis, mais je vous informe qu´il existe un commandement militaire américain pour l´Afrique. Le grand commandement se trouve à Bruxelles, et il y a une filiale qui s´occupe de la région du Maghreb et de tout le continent africain, et qui se trouve à Stuttgart, en Allemagne.
Ce commandement est dirigé par le général Ward. La question qui se pose est la suivante: va-t-on rester en Allemagne? Va-t-on déplacer le siège? C´est possible...Le Congrès n´a pas encore donné le financement nécessaire pour l´opération
», a encore précisé Robert Ford. Le Sahel, on le sait, alimente les convoitises américaines au plus haut degré.
L´ambassadeur va encore plus loin: «Les Etats-Unis ont des intérêts stratégiques dans le Maghreb, le Sahel et l´Afrique de l´Est. Nous sommes souvent présents pour donner un coup de main aux soldats africains, comme nous le faisons actuellement avec la fourniture du transport aérien pour Mogadiscio, chose que nous faisons d´ailleurs conjointement avec Alger, ou pour une aide humanitaire, comme nous l´avons fait au Libéria et en Côte d´Ivoire. Par conséquent, nous avons beaucoup de travail dans la région, ce qui nous pousse à vouloir canaliser nos ressources, et donc à réfléchir sur la question de séparer les commandements...»
La question ainsi traitée, il était propice aussi de savoir quelles conséquences avait l´adhésion du Gspc à Al Qâida, cette nébuleuse qui agite le sommeil de Bush depuis plus de cinq ans, sur la présence de ressortissants et d´intérêts américains en Algérie. «Si vous consultez nos sites gouvernementaux officiels, vous remarquerez que nous avons donné des consignes de sécurité à nos ressortissants. Nous avons dit qu´il fallait prendre toutes les précautions possibles pour se déplacer, et nous avons insisté sur le danger que présentait l´est de la capitale.
Aussi, nous avons formé une commission mixte avec les entreprises américaines installées en Algérie en vue d´échanger nos informations et de nous tenir au courant de tout ce qui se passe en matière de sécurité. J´ai visionné la vidéo de l´attentat de Bouchaoui, et je trouve pénible de s´en prendre à des civils, car les auteurs de l´attaque savaient qu´ils allaient toucher des civils.
Ceci étant, je trouve le travail que fournissent les services de sécurité algériens très bon. Chaque fois que nous les sollicitons, ils sont là et fournissent la meilleure aide possible...
» Poussant l´exégèse terroriste un peu plus loin, nous avons demandé à Son Excellence l´ambassadeur, Robert Ford, pourquoi le nombre d´organisations terroristes dans le monde est passé de 39, au lendemain des attaques du 11/9 (la fameuse «liste noire» du terrorisme dressée par le Pentagone) à plus de 200 actuellement en activité, dont une bonne centaine seulement aux Etats-Unis, et si, cette prolifération exceptionnelle n´était pas en fait, un bilan de l´échec de la politique sécuritaire des Etats-Unis face à l´islamisme radical. L´ambassadeur, dubitatif un moment, précise: Il y a des groupes extrémistes et d´autres terroristes. Souvent, on ne peut pas traiter avec les extrémistes, mais je sais que la guerre n´est pas la meilleure des solutions. Il faut des solutions politiques, comme vous l´avez fait en Algérie.
Il faut aussi apprendre aux jeunes qu´il peut y avoir une dignité dans la vie (l´ambassadeur insiste pour dire en arabe «karamat al-hayat», et il le prononce bien).
Il faut aussi pour cela plus d´ouverture et de compétition politiques, une économie forte et des systèmes de gouvernance justes. Mais à la fin, il y aura toujours des gens qui refusent le dialogue, et là il n´y a pas d´autres moyens que la guerre. C´est pénible, mais c´est nécessaire...
Ainsi s´est exprimé l´ambassadeur des Etats-Unis en poste à Alger sur ces questions pointues et pleines d´aspérités...

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