Des remèdes pour le football

Il ressort des propos du président de la FAF et de tout ce que nous lisons et écoutons quotidiennement sur le football national, que notre sport favori a besoin d´un véritable plan Orsec, d´une véritable onde de choc pour le sortir du malaise où il est plongé depuis des lustres.
En fait, tout ce qui se fait depuis quelques années, n´est que bricolage, un «remède pour jambe de bois» qui, à l´évidence, ne peut avoir de résultats concrets. Il y a, bien sûr, de temps à autre, quelques soubresauts, marqués par les succès d´une petite poignée de clubs, qui font croire que notre football a sorti sa tête de l´eau.
Or, une hirondelle ne fait pas le printemps. Et ces exploits sont malheureusement vite noyés dans l´ambiance et les problèmes d´un quotidien qui ne laisse guère place à l´optimisme à cause des querelles de clocher, des conflits d´intérêts et des relations minées entre les dirigeants d´un même sport. Tous s´en déclarent pourtant passionnément épris au point d´y activer, disent-ils,
d´une manière tout à fait désintéressée (?).
Tous désirent des changements positifs et des progrès. Mais comment peut-on organiser, programmer, planifier, lorsque les règles changent, sinon à la tête du client, du moins, selon l´humeur de responsables qui, souvent, présentent des lacunes dans la connaissance des textes régissant le football, ceci sans insister sur l´atmosphère, trop souvent délétère, dans laquelle se meut le sport à onze.
Les compétences, pour pleinement activer, les valeurs, pour totalement s´exprimer, ont besoin de sérénité, de vision claire, de route balisée. Aussi, connaissant notre point de départ, armons-nous pour nous projeter sur les points d´arrivée ou tout au moins sur les haltes nécessaires du parcours. Unifions nos efforts et clarifions les concepts de développement et de types de pratique.
Une pratique de performance à tendance professionnelle qui doit avoir ses moyens, ses gestionnaires et les ressources adéquates qui ne peuvent plus se suffire du bénévolat. Il en va de même pour la pratique de masse, de formation et de développement général, celle-là à la charge exclusive de l´Etat.
En définissant et délimitant les zones d´intervention, en appliquant une sorte de «qui fait quoi et pourquoi», beaucoup de zones de turbulences, devraient être définies et ainsi évitées pour être ensuite définitivement écartées du chemin.
Les mises à jour et à niveau correctement effectuées, permettraient de redonner crédibilité et confiance. Cela devrait, à nouveau, attirer vers notre sport roi tous ceux qui s´en sont écartés parce que rendus acteurs et spectateurs impuissants devant l´ampleur de son dévoiement et de sa déchéance.