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«Les ministres doivent assumer leurs responsabilités»

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Pour lui, le problème de la pénurie des produits existera toujours tant que l’Etat n’aura pas récupéré ses biens, à savoir les chambres froides.

«Il n´y a pas de crise politique ou sociale, le citoyen n´est pas rassuré par l´amélioration de son pouvoir d´achat», c´est la version qu´a donnée le président du MSP, M.Soltani. Invité de «A coeur ouvert» de L´Expression, le ministre d´Etat sans portefeuille est revenu longuement sur la situation sociale. Alors que son partenaire du RND parle d´une crise sociale, M.Soltani explique que cette situation n´est pas vraiment dangereuse pour la qualifier de crise. Le ministre est retourné dix ans en arrière, pour citer la crise qu´a connue le pays en 1996. «A ce moment-là, les caisses de l´Etat étaient presque vides», a avoué Soltani pour témoigner que notre pays se porte mieux aujourd´hui. «Avec des réserves de change importantes, on ne peut pas dire que le pays est en crise», affirme-t-il, M.Soltani reconnaît, effectivement, qu´il y a un déséquilibre entre le pouvoir d´achat et l´aisance financière. «Au sein de notre parti, nous avons appelé à porter le Snmg à 20.000DA», rappelle-t-il.
Le porte-parole du MSP espère que l´augmentation des salaires sera effective au plus tard en janvier 2008. Tout en étant satisfait de l´augmentation, le ministre ne cache pas ses craintes quant aux conséquences attendues en cas d´éventuelle baisse du prix du baril du pétrole. «Je crains, en cas de baisse des rentes pétrolières, de tomber dans une crise des droits acquis», a-t-il redouté. En termes plus simples, il dira qu´une baisse des revenus pétroliers ne signifie pas la réduction des salaires. Toujours dans le volet social, le ministre d´Etat trouve que la tension qui caractérise le front social est due à l´absence de confiance. «Il y a une culture de la crainte qui s´est installée», résume-t-il en quelques mots. Le facteur de spéculation est en grande partie à l´origine de cette tension. «Le vide stimule la spéculation», a-t-il dit pour compléter. M.Soltani a salué, par ailleurs, la sortie médiatique du chef du gouvernement au cours de laquelle il a donné des explications sur la situation sociale. «J´étaits satisfait de la conférence de presse du chef du gouvernement qui a brisé le silence», dira-t-il. Cependant, le ministre d´Etat reproche au chef du gouvernement de ne pas avoir fustigé les parties responsables de cette situation, allusion faite à l´augmentation des prix des produits de base.
Dans la situation actuelle, le ministre d´Etat insiste fermement à ce que chaque département assume sa part de responsabilité. «Le partage de la responsabilité veut dire l´égarer», pense le ministre. S´appuyant sur les événements enregistrés durant l´été, M.Soltani déclare que certains départements sont quelque part responsables. «Les secteurs de l´Agriculture, de la Santé, du Commerce et des Finances n´ont pas assumé leurs responsabilités», a-t-il lâché. Au sujet de la crise de la pomme de terre, le ministre d´Etat est allé loin dans sa synthèse. Il a laissé entendre que cette crise résulte de la politique de privatisation de certains créneaux. «Les chambres froides sont un bien de l´Etat qu´il ne faut pas privatiser», a-t-il précisé. L´Etat aurait dû garder la main sur les chambres froides pour éviter tous les dépassements.
Le ministre avance qu´il y a des groupes d´intérêts bien soudés qui alimentent le marché.
Ces groupes qui existent depuis longtemps tentent de monopoliser le marché. L´exonération de la TVA sur l´importation de la pomme de terre, nous dit-il, est loin de régler le problème de fond. «Après la crise de la tomate concentrée et celui de la pomme de terre, il y aura certainement la crise de l´oignon», a-t-il appréhendé. Pour lui, le problème de la pénurie existera toujours tant que l´Etat n´aura pas récupéré ses biens. «L´Etat doit récupérer une partie des chambres froides ou construire de grandes chambres de réserves au niveau régional pour assurer la régulation des marchés», a-t-il recommandé. Interrogé sur la tenue d´un conseil des ministres avant la promulgation de l´ordonnance portant exonération de la TVA sur la pomme de terre, le ministre a répondu par la négative. «Il n´y a pas eu de conseil des ministres», a-t-il clairement affirmé.
Pourtant dans le Journal Officiel n°52, il est indiqué qu´un conseil des ministres s´est tenu. Enfin, préoccupé par la situation sociale, le président du MSP va consacrer, à la veille du Ramadhan, une rencontre à ce thème.

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