Prévisions pour le 21 Septembre 2018

 Adrar Min 27 °C Max 38 °C
23
 Laghouat Min 16 °C Max 28 °C
34
 Batna Min 13 °C Max 23 °C
30
 Biskra Min 20 °C Max 33 °C
32
 Tamanrasset Min 20 °C Max 28 °C
30
 Tlemcen Min 16 °C Max 25 °C
32
 Alger Min 18 °C Max 26 °C
30
 Saïda Min 16 °C Max 25 °C
30
 Annaba Min 21 °C Max 27 °C
47
 Mascara Min 15 °C Max 26 °C
30
 Ouargla Min 25 °C Max 33 °C
30
 Oran Min 21 °C Max 25 °C
34
 Illizi Min 22 °C Max 35 °C
32
 Tindouf Min 23 °C Max 34 °C
34
 Khenchela Min 14 °C Max 22 °C
30
 Mila Min 17 °C Max 24 °C
39
 Ghardaïa Min 21 °C Max 30 °C
30
Accueil |Autres | A coeur ouvert |

«Je n’ai jamais rencontré Bigeard»

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Même le colonel Godart s’est invité à ce «flux» de souvenirs.

Un témoignage poignant, alterné d´anecdotes. Des «escales» d´une époque héroïque que Yacef Saâdi raconte, non sans émotion. Il égrène des souvenirs, marque une halte pour se remémorer d´autres. Ses compagnons, ses premiers pas dans la résistance, ses affinités avec les Ben M´hidi, Abane, Ouamrane...H´didouche et Bouzrina nous sont présentés tel un chapelet. Pas le moindre détail n´est omis. Il raconte avoir mis ses économies, 700.000 francs, au service de la résistance, recruté des intellectuels et tissé des relations avec des «beznassi». Même le colonel Godart s´est invité à ce «flux» de souvenirs. C´est ce dernier qui s´était chargé de l´interroger, après son arrestation par les paras de Massu. Un ennemi, qui l´avait, témoigne-t-il, «traité avec le respect dû à un prisonnier de guerre». Quant aux rumeurs faisant état d´une prétendue rencontre avec le général Marcel Bigeard, il apporte un démenti catégorique. Il en relate les circonstances. «Effectivement, Bigeard m´avait appelé en 2004, alors que je venais de subir une intervention chirurgicale à Paris. Nous étions sollicités dans le cadre d´un reportage sur la Guerre d´Algérie que préparait la chaîne France2. C´est d´ailleurs le journaliste qui lui avait remis mon numéro de téléphone, à sa demande». Et Saâdi d´ajouter: «Je ne l´ai à aucun moment rencontré.» Quelle était la teneur de la discussion? Saâdi révèle: «Bigeard m´avait demandé s´il pouvait venir en Algérie.»
Yacef du tac au tac répond: «Monsieur le ministre, vous étiez venu une fois, c´est suffisant.» Autre anecdote et non des moindres. Saâdi n´oubliera pas cet acte héroïque de son neveu «Petit Omar» qui avait permis de desserrer l´étau sur ses compagnons bloqués dans une cache à la Casbah. Il a usé de diversion pour détourner l´attention des militaires sur les lieux où s´étaient cachés ses compagnons. L´astuce était de remettre un message à la soeur de Yacef qui habitait chez les Bouhired, la «Douira» d´en face. Ayant pris connaissance du message, les paras ont poursuivi l´enfant, qui essuie une salve de coups de feu. Il en sort indemne. L´action de Petit Omar avait permis à son groupe de vider les lieux. Son voyage à Maghnia pour rencontrer Ben M´hidi, il le raconte avec nostalgie: «Je devais récupérer un message. Et pour échapper à la vigilance de l´ennemi, j´ai simulé le rôle d´un malade guindé dans une tenue d´aristocrate alors qu´en réalité j´avais entre les mains une canne ou était dissimulé le message de Larbi que je devais transmettre à ses frères de combat.» A la question de savoir quelle était son impression sur la polémique autour de l´exécution du chahid Ben M´hidi, notre invité se rappelles cette phrase du héros: «Un jour il m´avait dit, j´aimerais mettre à l´épreuve cette misérable chair pour savoir pourquoi les hommes parlent sous la torture.» Il enchaînera, ensuite que, contrairement à la version du «charognard» Aussaresses, «Ben M´hidi ne s´est pas suicidé, mais a été exécuté au Polygone, situé au Caroubier». Pour preuve, le beau-frère du chahid pourrait témoigner. «Le jour de la réinhumation de sa dépouille, au cimetière d´El Alia, le thorax de Ben M´hidi était criblé de balles.» Nous retiendrons également cette réflexion de l´architecte du Congrès de la Soummam, Abane Ramdane, qui lui avait dit que «si à l´avenir tu devais déposer une bombe, il faudrait nous avertir». Cette remarque a été faite par Abane Ramdane à Yacef Saâdi, au milieu des années 50, suite à l´explosion d´une bombe à côté de la maison qui abritait Abane à la Rue Didouche-Mourad. Et à Yacef de rétorquer: «Il faut éviter d´être là au moment de l´explosion.» Rires des journalistes de l´Expression, qui avaient découvert un fin sens de l´humour chez notre invité.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha