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NON SATISFAIT DE LA SITUATION SOCIOÉCONOMIQUE, IL AFFIRME

«Je suis prêt à affronter n’importe qui»

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L’ex-chef de gouvernement croit aux lendemains qui chantent et ce n’est pas de la témérité économique, puisqu’il présente un solide argumentaire.

L´ex-chef de gouvernement, Ahmed Benbitour, s´est déclaré prêt pour un débat contradictoire dans les médias nationaux au sujet de la situation économique et politique du pays. «Je suis prêt à affronter n´importe quel responsable dans l´Exécutif ou dans l´opposition pour débattre des sujets en rapport avec la situation économique et politique», a-t-il déclaré sans pour autant lancer de défi à quiconque. C´est ainsi que le très attaché à la «théorie» du patriotisme économique estime apporter sa contribution à même d´éclairer les décideurs et les personnes appelées à prendre des décisions en Algérie. «Nous vivons actuellement une situation économique vulnérable, volatile et dépendante», a-t-il averti. La situation est vulnérable, selon M.Benbitour, d´abord par son côté démographique puisque le nombre d´habitants passera de 32 à 45 millions d´ici à 2030. Elle est vulnérable par le fait que les décideurs algériens persistent dans des choix économiques exclusivement bâtis sur l´exportation des énergies non renouvelables, le pétrole et le gaz naturel en l´occurrence. Et enfin, parce que nous sommes un pays à pénurie absolue en ressources hydriques. La situation est volatile, car, selon l´invité de L´Expression, 98% des exportations sont des hydrocarbures et 76% de la fiscalité sont tributaires de ces exportations. Enfin, l´économie algérienne est dépendante, notamment dans le domaine agricole où 75% des calories que nous consommons sont importées (100% pour le sucre, 100% pour l´huile et 70% pour les céréales). Avec un pareil constat, il ne faut pas sortir de Saint-Cyr pour aboutir à une situation catastrophique. Les perspectives ne sont pas reluisantes. Que faut-il faire dans ces conditions pour inverser la tendance? Ahmed Benbitour focalise d´abord sur les institutions qu´il convient de construire et de renforcer. «Ce sont ces institutions, seulement elles, qui sont capables de protéger l´économie nationale», soutient le Pr Benbitour. En dépit d´un tableau aussi sombre, l´ex-chef de gouvernement croit aux lendemains qui chantent et ce n´est pas de la témérité économique, puisqu´il présente un solide argumentaire: trois opportunités se présentent à l´Algérie: la première est en rapport avec les nouvelles technologies: «Nous assistons à une révolution technologique qui chamboule totalement le mode de consommation des Algériens. Il faut savoir qu´aujourd´hui les 2/3 des richesses mondiales se font dans les services.» Il cite l´exemple d´«un petit pays comme le Costa Rica qui est parmi les 30 premiers pays exportateurs de high tech», la deuxième opportunité concerne la démocratisation de l´accès à l´information et aux nouvelles technologies, la troisième opportunité -la plus importante- concerne l´aisance financière: «Dans dix ans, nous aurons au moins 150 milliards de dollars de réserves de changes avec une dette presque nulle et un taux d´épargne qui dépassera les 52%. Ce qui nous permet de poursuivre l´investissement dans les infrastructures», ajoutera M.Benbitour. Depuis qu´il a quitté son poste de chef de gouvernement, M.Benbitour a multiplié les interventions, les rencontres et les conférences au sujet de l´économie nationale. Intervenant dans les colonnes de la presse et dans des forums, l´ex-sénateur est resté très regardant sur le mode de gouvernance actuel. Aussi, au plan politique, Ahmed Benbitour ne se fait pas d´illusion. Il estime qu´il ne sert à rien d´organiser des élections en l´état actuel des choses. «Nous n´avons pas besoin d´élections pour arriver au changement. Il faut plutôt aller vers la libéralisation des partis politiques, ouvrir le débat contradictoire et redonner le rôle d´éducation (au sens anglo-saxon du terme) aux médias nationaux.»

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