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ALTERNANCE ET LIMITATION DE MANDATS

La démocratie et les idées fausses

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Les arguments qu’il avance pour justifier son action sont aussi nombreux que convaincants.

Après avoir discuté longuement avec M.Abderrazak Bouhara, qui a décidé de rompre avec le ronronnement douillet de ses fonctions de vice-président du Sénat pour s´exposer et se battre pour une «refondation du FLN» dont il a cessé d´être cadre dirigeant depuis le 7e congrès en 1998, on reste dubitatif, à moins de...Pourtant les arguments qu´il avance pour justifier son action sont aussi nombreux que convaincants. Non le problème n´est pas seulement là, il est aussi ailleurs.
Mais voyons d´abord ce qu´il pense de l´alternance du pouvoir et de la limitation des mandats du président de la République. D´une phrase il résume toute sa pensée concernant le premier point. Pour lui «l´alternance n´est pas la rotation». Il est vrai qu´aucune définition claire de ce concept, aussi nouveau qu´une collection de mode, n´existe en politique.
La seule alternance connue jusque-là, est celle des arbres fruitiers et en particulier celle des pommiers qui ne donnent une bonne récolte qu´une année sur deux. Voilà pourquoi «l´alternance du pouvoir» ne peut être pour l´heure qu´un bon slogan populiste creux.
Le pouvoir en démocratie ne veut absolument pas dire «une fois c´est pour moi, une fois c´est pour toi» comme veulent le laisser croire certaines voix. Un raisonnement d´autant plus antidémocratique qu´un homme de grande culture comme M.Bouhara, -qui a quitté le lycée d´Aumale à Constantine alors qu´il était en classe de terminale section mathématiques en 1955 pour rejoindre l´ALN (un cursus qu´il reprendra juste après l´indépendance)- ne peut laisser passer.
En démocratie, la seule voie pouvant déboucher sur l´alternance telle que semblent vouloir la définir les candidats potentiels au pouvoir, est le scrutin. C´est l´expression populaire qui décide ou ne décide pas de l´alternance.
Un argumentaire imparable face auquel, malheureusement, beaucoup font les sourds et ne veulent rien entendre. Et pour cause, il est loin de faire leurs affaires.
S´agissant de la limitation des mandats telle que contenue dans la Constitution actuelle, M.Bouhara ne s´embarrasse d´aucune circonvolution et va droit au but. «Toute limitation du nombre de mandats, que ce soit pour un président de la République, pour un député ou pour un maire, va, comme pour l´alternance mal comprise, à l´encontre de la démocratie. Personne ni aucun texte n´a le droit d´interdire à des électeurs de s´exprimer.» Cela peut, effectivement, arriver qu´un candidat ne soit pas reconduit dans son mandat dès la première fois, comme il peut arriver que les électeurs puissent être satisfaits et lui accorder leurs voix plusieurs fois de suite. Et M.Bouhara de continuer: «Toute fonction élective est la récompense d´efforts et de travail.» C´est dit si clairement que tout commentaire devient superflu. Il n´y a qu´à voir l´Angleterre où Tony blair a fait trois mandats (1997-2007). Ou encore l´Allemagne où le chancelier Adenauer a jeté l´éponge au quatrième mandat. Ou encore le Canada où la constitution ne limite pas le nombre de mandats. Pourquoi s´arrêter obstinément à l´exemple des USA qui n´en ont pas moins mis deux siècles pour introduire le 22e amendement.
Ceux pour qui «l´alternance c´est la rotation» sont, évidemment, les mêmes qui sont pour la limitation des mandats. A défaut d´efforts, de travail et de capacité à avoir les faveurs de l´électorat, ils s´époumonent à faire valoir la formule du «pousse-toi que je m´y mette».
Alors, pourquoi sort-on dubitatif d´un entretien avec M.Bouhara?
Parce qu´on a tort de croire, a priori, que tout ce que peut entreprendre aujourd´hui un homme est forcément lié aux intérêts de sa petite personne. C´est un conditionnement inoculé par les temps qui courent. Par la perversion des valeurs. C´est pourquoi nous n´avons pu résister de lui poser la question. Sa réponse à été sans ambages: «Je ne postule à rien!». A moins de se départir de cet esprit qui prévaut de nos jours et qui consiste à ne rien faire qui ne soit bon que pour soi, on ne se rappellera jamais qu´il y a eu un temps, que les moins de 50 ans ne connaissent pas, où l´idéalisme et le don de soi ont existé. C´était à la même période que le romantisme. C´était l´époque où l´on pouvait se sacrifier pour son pays. Seulement pour son pays. C´était la même époque où M.Bouhara, un beau jour de 1955, au lieu d´aller en classe, a décidé de rejoindre ses compagnons d´armes pour libérer le pays.
Rien d´étonnant donc si aujourd´hui encore, il sent qu´il peut encore faire quelque chose pour son pays. Un voyage dans la mémoire sans lequel on ne peut chasser les doutes.

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