Prévisions pour le 26 Septembre 2018

 Adrar Min 25 °C Max 36 °C
32
 Laghouat Min 18 °C Max 27 °C
30
 Batna Min 15 °C Max 21 °C
39
 Biskra Min 20 °C Max 27 °C
28
 Tamanrasset Min 21 °C Max 30 °C
30
 Tlemcen Min 14 °C Max 24 °C
32
 Alger Min 18 °C Max 26 °C
34
 Saïda Min 15 °C Max 25 °C
34
 Annaba Min 20 °C Max 25 °C
11
 Mascara Min 15 °C Max 26 °C
32
 Ouargla Min 22 °C Max 31 °C
30
 Oran Min 23 °C Max 26 °C
34
 Illizi Min 22 °C Max 33 °C
30
 Tindouf Min 22 °C Max 34 °C
34
 Khenchela Min 12 °C Max 20 °C
39
 Mila Min 16 °C Max 25 °C
39
 Ghardaïa Min 20 °C Max 28 °C
32
Accueil |Autres | Automobile |

VIGNETTE AUTOMOBILE

Une pilule mal avalée

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font
Une pilule mal avalée

La commercialisation de la vignette automobile a été retardée, cette fois-ci, jusqu'à mai au lieu d'avril, du fait de l'augmentation des tarifs introduite par la loi de finances 2016, ayant poussé la direction générale des impôts DGI à retarder les commandes d'impression, explique-t-on.

L'Algérien qui est foncièrement râleur, accueille mal cette énième obligation, à savoir s'acquitter de la vignette automobile pour l'exercice 2016. Nombreux sont en effet les citoyens qui vivent mal le stress que charrie cette obligation, surtout que cette année le coût du fameux timbre fiscal automobile se voit augmenter de près de 50%. Dès le lancement de l'opération, les automobilistes ont eu à relever quelques écueils, sinon quelques sempiternels aléas que d'aucuns qualifient de «coups tordus» de l'administration fiscale qui a le chic de ne pas mettre toutes les catégories de vignette à la disposition des citoyens dans un même guichet. Aussi, une sorte de défiance a fini par s'installer au fil des années entre l'autorité fiscale et le contribuable. Celle-ci est nourrie par une mauvaise gestion de l'effet d'urgence généré par le facteur temps relativement court, soit un mois de délai imparti, sinon le mauvais accueil dans les différents points de perception de la dîme fiscale. «Ce n'est qu'au bout d'une bonne heure d'attente et après avoir assidûment respecté la queue devant le guichet que le préposé m'apprend que la vignette pour laquelle je postule n'est pas disponible à son niveau. Ce manque de considération que l'on affiche souvent à la face du citoyen devient à la longue lassant, voire exaspérant», confie Ahmed, un quinquagénaire qui traduit tout le marasme qui émaille parfois le quotidien de milliers de personnes concernées par la campagne.
Rappelons que la période d'acquittement de la vignette automobile pour l'année 2016 a pris effet le 2 mai dernier et se poursuivra jusqu'au 2 juin prochain, un délai que les autorités invitent à respecter scrupuleusement, surtout que toute procrastination se soldera immanquablement par un douloureux retour de manivelle.
L'administration fiscale invite en effet les automobilistes à ne pas attendre le dernier moment pour s'acquitter de cette obligation légale et éviter ainsi les chaînes d'attente et les désagréments qui en résultent.
Elle les appelle également à s'assurer du tarif légal de leur vignette avant son acquisition. Pis encore, toute vignette non conforme au tarif légal entraîne le retrait de la carte d'immatriculation qui ne sera restituée à son propriétaire «étourdi» qu'après présentation d'une vignette conforme majorée de 100%. C'est dire que l'épée de Damoclès qui pèse sur les automobilistes est vraiment lourde. «C'est pour éviter les chaînes interminables et les chaleurs suffocantes dans les espaces exigus des administrations que je préfère prendre les devants et m'affranchir de cette obligation», révèle à juste titre Khaled qui a connu de par le passé bien des moments difficiles au seuil des bureaux de postes ou ceux des impôts. Ahmed qui l'accompagne va dans le même sens en précisant néanmoins que se démener pour obtenir la précieuse vignette n'est pas pour autant synonyme de salut pour l'usager de la route qu'il est et c'est plutôt avec un grincement de dents qu'il débourse les 1000 DA pour sa petite citadine. Il révèle alors: «Je suis prêt à offrir cet argent pour la collectivité, mais je souhaiterai néanmoins voir cette manne financière servir pour offrir aux usagers de la route un meilleur réseau routier digne des cités modernes.» Nombreux sont d'ailleurs les quidams qui se demandent où va l'argent des vignettes, surtout que le quotidien de tout automobiliste n'est pas reluisant. Ce dernier est souvent, sinon régulièrement surpris par des voies défoncées, des ralentisseurs anarchiques et construits à coups de béton par des riverains, des nids-de-poule et autres cratères à faire rompre les suspensions et les trains roulants des meilleurs constructeurs. En somme, qu'il soit chevronné ou novice l'automobiliste algérien n'évolue pas dans le meilleur des mondes. Outre les dépassements flagrants aux règles de la circulation routière, les infrastructures laissent parfois à désirer. Aussi, il n'est pas rare que le propriétaire d'un modèle neuf soit contraint de changer, au bout de 20.000 km seulement suspensions et autres organes d'amortissement. Des frais qui ne sont même pas reconnus par le concessionnaire qui lui a livré la voiture laquelle est sous garantie constructeur...
Rappelons que la vignette automobile a été mise en place en 1998, et 20% des fonds récoltés sont reversés au Trésor public et les 80% restants au Fonds commun des collectivités locales.
La commercialisation de la vignette automobile a été retardée, cette fois-ci, jusqu'à mai au lieu d'avril, du fait de l'augmentation des tarifs introduite par la loi de finances 2016, ayant poussé la direction générale des impôts DGI à retarder les commandes d'impression, explique-t-on Ces augmentations, qui varient entre 15% et 40%, sont déterminées en fonction du type de véhicule, de son âge, de son poids et de sa puissance.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha