Prévisions pour le 24 Septembre 2018

 Adrar Min 24 °C Max 35 °C
30
 Laghouat Min 17 °C Max 30 °C
32
 Batna Min 13 °C Max 26 °C
32
 Biskra Min 21 °C Max 34 °C
32
 Tamanrasset Min 21 °C Max 31 °C
23
 Tlemcen Min 20 °C Max 28 °C
32
 Alger Min 20 °C Max 27 °C
32
 Saïda Min 19 °C Max 31 °C
32
 Annaba Min 21 °C Max 28 °C
34
 Mascara Min 18 °C Max 31 °C
32
 Ouargla Min 21 °C Max 33 °C
34
 Oran Min 22 °C Max 27 °C
32
 Illizi Min 22 °C Max 35 °C
30
 Tindouf Min 23 °C Max 33 °C
47
 Khenchela Min 13 °C Max 25 °C
32
 Mila Min 15 °C Max 27 °C
34
 Ghardaïa Min 20 °C Max 30 °C
34
Accueil |Autres | Contributions |

Mais réveillez-vous donc!

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Les coutumes des hommes et leurs habitudes donnent, à qui veut observer, suffisamment d'indications pour saisir leur perception des choses et comprendre leur comportement.
Cinquante ans durant, sans relâche, ceux qui ont gouverné ce pays ont organisé des élections et convoqué le corps électoral. Que ce soit pour élire les maires, les APW ou l'APN ou pour autre chose!
Parce qu'elles servent à montrer aux autres une certaine démocratie ou une disposition à la démocratie, on a toujours bien tenu aux élections. Notre preuve d'émancipation, en quelque sorte, et un quitus de bonne conduite pour nos gouvernants. Mais l'intérêt porté à ces élections qui a, de tout temps, été grand l'est pour la forme seulement sinon, on s'en doute, on n'en serait pas là aujourd'hui.
Cependant, à force d'organiser et de réfléchir aux élections, on a fini par y tenir plus qu'à toute autre chose. L'avenir s'approche au pas de course? Peu importe, on fait des élections d'abord. Les ressources du pays sont en train d'être dissipées? Les élections passent avant. Les jeunes diplômés prennent, pour la plupart, le chemin du chômage avant même de connaître celui du travail? Ce n'est pas grave, on élit d'abord. Nous importons tout et ne produisons rien.
Ce n'est rien, on élit et on verra après! Cela sent le brûlé? Pas de panique!... Et c'est ainsi que, jour après jour, nous avons hissé les élections au-dessus de tout sujet et par-dessus toute préoccupation.
Aujourd'hui, alors que nous importons toute notre nourriture et au moment où la FAO lance une alerte générale concernant les difficultés d'approvisionnement qui commencent à se faire sentir et aussi l'augmentation trop importante des prix des denrées alimentaires, chez nous, on ne dit mot.
On convoque le corps électoral d'abord pour les élections locales et on verra plus tard ce qu'il y a lieu de faire! Pire, au moment où certaines visées sur notre pays et notre économie ne sont plus voilées, avec un bruit de bottes très résonnant - et pas trompeur du tout- au Sud de nos frontières, chez nous, on se préoccupe d'abord de convoquer les électeurs pour les prochaines locales. Le pays est en danger, messieurs, réveillez-vous donc! Ce ne sont pas les élections qui font la démocratie, mais c'est bien la démocratie qui fait les élections.
Détrompez-vous, la puissance des pays ne se mesure point au nombre d'élections organisées, surtout lorsqu'elles sont formelles; elle se reconnaît à l'ardeur que mettent ses citoyens, et ses responsables d'abord, à déblayer les chemins de l'avenir.
Le développement d'une économie ne se juge pas au nombre de milliards déversés à tous vents pour avoir la paix mais, plutôt, au nombre de postes créés, à l'amélioration réelle du niveau de vie et à l'instauration de la confiance entre gouvernants et gouvernés...
Rien ne presse de ce qui n'importe pas. Et rien, de ce qui est superficiel, ne va aider le pays à sortir du marasme dans lequel il a été plongé. Alors cessons, au moins de faire semblant! La Libye est un exemple trop chaud et trop présent pour être oublié. Regardons une fois, ne serait-ce qu'une fois, notre réalité en face en nous disant que cela n'arrive pas qu'aux autres. Les agitations qui ont frappé quelques pays arabes ne sont pas le fruit du hasard, tous le savent.
Ce n'est ni par haine ni par inadvertance que, de Darna à Gharyane en passant par Benghazi, Tripoli et Ezzaouia, le feu a été allumé et le sang versé. Aujourd'hui, quoi qu'en disent ceux qui ont servi les desseins destructeurs, le peuple libyen a perdu le contrôle de son pétrole et de son territoire. Des signes, beaucoup de signes, se précipitent ces jours-ci et laissent comprendre que les regards sont, désormais tournés vers notre pays. Les événements du Sahel et les comportements qui y sont liés ne sont pas innocents. Jusqu'à quand continuerons-nous à ronfler en ne nous réveillant que pour aspirer le pétrole et organiser des élections?
Les cartes ont changé avec la géostratégie de la région et en fonction des objectifs à très long terme des puissants du jour. A-t-on procédé à la mise à jour de ces cartes chez nous? Mais réveillez-vous donc, il est déjà trop tard!

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha