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RÉACTIONS ARABES AU FILM INSULTANT LE PROPHÈTE DE L'ISLAM(2)

Malheureux constat d'une Nation

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Une colère unanime des Musulmans à travers le mondeUne colère unanime des Musulmans à travers le monde

jamais nation n'a perdu autant que nous dans ce jeu de l'inconscience et de l'irresponsabilité.

A bien considérer les choses, on se rend compte que le film, qui a provoqué la colère unanime des musulmans dans les quatre coins du monde, a aussi levé le voile sur certaines réalités qu'il convient de ne pas ignorer.
Parmi ces réalités, il y a certes le fait que les Etats-Unis, enivrés par leur puissance, sont convaincus d'avoir toujours raison et que ce sont les autres qui naviguent dans le tort, mettant ainsi de côté jusqu'à la possibilité de procéder un jour à leur autocritique. Mais il y a d'autres réalités tout aussi, sinon plus, amères et que l'évidence pousse à dépoussiérer. Il s'agit, entre autres, de la décrépitude de la nation musulmane et de l'état de délabrement avancé dans lequel nous nous trouvons. Il ne fait plus de doute que la nation musulmane est malade. Elle est si fragile qu'il a suffi d'un film de bas étage pour la mettre sens dessus dessous. N'est-ce pas là le triste bilan de ce que nous avons fait des siècles durant? On a vu ces jours-ci, à travers plusieurs pays, des hommes, des femmes, des jeunes et des moins jeunes crier, courir, lancer des pierres, brûler des pneus et tenter d'exprimer par tous les moyens leur attachement à leur religion et à leur prophète (Qsssl). Mais, pour qui sait observer, plus qu'à une simple colère, cela ressemble davantage à un dégoût, à un rejet de la faiblesse. A ce sentiment que l'on éprouve lorsqu'on ne peut rien faire dans des situations où l'on aimerait pourtant faire quelque chose. Les peuples n'en peuvent plus de cette impuissance qui leur est imposée par ceux-là mêmes chargés de veiller à leur force et de bâtir leur puissance. L'imam El Ghazali avait dit un jour, au crépuscule de sa vie, «je ne blâme pas le loup lorsqu'il attaque les chèvres, je plains le berger qui s'avère ennemi de son troupeau».
En effet, et à la limite, il ne faut pas s'attendre de la part de ceux qui nourrissent une haine viscérale vis-à-vis de notre religion, de notre culture ou de tout ce qui nous caractérise, qu'ils nous érigent des statues ou nous élèvent des monuments de reconnaissance. Il faut, tout simplement, forcer le respect car comme l'avait si bien dit le poète «le monde piétine qui ne sait pas se faire respecter». Or, le respect se mérite au prix de la sueur, de l'effort et de l'ambition.
Les mensonges que nous avons tissés autour de notre quotidien, depuis des siècles, nous ont permis de boire le pétrole sans plus alors que les histoires que nous nous racontions, à notre propre propos, nous ont servi, en fait, à nous couper de la réalité. Aujourd'hui, le constat est terrible: nous sommes à un jet de pierre de tous les personnages douteux et violents du monde, sans la moindre possibilité de les empêcher de nous lapider. Le soleil ne se lève plus que pour nous insulter et la lumière ferme les yeux à notre rencontre. Lorsqu'on a été endormi des siècles durant, à l'aide de berceuses enivrantes et lorsqu'on a été nourri toute une éternité aux potions anesthésiantes, faites de légendes et de slogans creux, et puis, un jour, on se voit agressé, alors il ne faut pas s'étonner de ne trouver, pour toute capacité à riposter, que des slogans et, dans le meilleur des cas, quelques pierres à lancer. Alors que les nations entreprenaient une marche inébranlable vers le futur en s'appuyant sur les sciences et la technologie, nous fondions, de notre côté, notre fierté sur une fuite, à pas de course, vers les origines de l'humanité en nous référant à notre sens avarié du monde et à notre perception erronée des choses. Nous remontons chaque jour le temps en insultant l'avenir et nous tentons de refaire l'histoire en brûlant le présent. Jamais nation ne s'est tourné le dos à elle-même comme nous l'avons fait. Et jamais nation n'a perdu autant que nous dans ce jeu de l'inconscience et de l'irresponsabilité.
Incapables d'exploiter nous-mêmes nos ressources, nous sommes devenus inaptes à produire notre propre nourriture. Et parce que n'ayant ni la force de résoudre nos problèmes, ni la science pour fabriquer nos armes, nous avons délibérément fragilisé le présent de la nation et définitivement anéanti son avenir. Incapables de répondre à la gifle par la gifle, dans un monde où seule la puissance compte, nous avons hypothéqué les lendemains et remis notre devenir entre les mains de ceux qui ont sué sur les chemins de leurs lendemains.
Il n'est donc point étonnant que nous ne soyons plus craints. Que nous, et tout ce qui nous concerne, soyons sujets à moqueries, à provocations et à mépris. Nous ne pouvons défendre le Prophète de l'Islam (Qsssl) qu'avec des cris et des pierres, exactement comme si nous étions encore à l'âge de la pierre alors qu'Israël est en train de peser le pour et le contre d'une utilisation de la redoutable arme de l'impulsion électromagnétique. Tant qu'il nous reste des mots et des pierres, nous pouvons donc défendre notre Prophète (Qsssl). Mais pour combien de temps encore disposerons-nous de mots? Les pierres, pour leur part, ont déjà disparu.

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Rachid Benredouane - Algérie 28/10/2012 12:06:26
«le monde piétine qui ne sait pas se faire respecter»: A une question posée par le journaliste Paul Balta à feu Houari Boumedienne (Allah Yerrahmou) '' Monsieur le Président , vous savez, les occidentaux ne vous aiment pas'' I lui répondi ''Si Balta : Le peuple Algérien n'a pas besoin de Amour. Il a besoin de respect et il est respecté''.
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