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FOOTBALL

L'humanité qui joue

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Plus qu'un simple sport, le football est devenu une pratique sociale et parfois même un repère. On reconnaît aujourd'hui des nations à leur football et l'on en respecte d'autres pour leur histoire footballistique.

Vecteur de rapprochement entre les hommes, comme on le dit, le football a grandement permis de jeter des ponts entre les uns et les autres. Il a aussi contribué à ouvrir les fenêtres des uns sur la cour des autres. Tous les hommes le connaissent et toutes les nations le pratiquent, mais le football est avant tout un divertissement, certes le plus connu et le plus répandu, mais un divertissement quand même.
Et l'on ne peut se divertir n'importe quand, ni n'importe comment. Ainsi, et quand bien même est-il possible d'être pauvre et de jouer au football, il est impensable d'y jouer lorsqu'on est malheureux. Cela est valable aussi pour les nations et pour l'humanité dans son ensemble. Or, que constate-ton de nos jours? Bien que leur pays soit en proie à de douloureuses crises économiques et sociales, certains clubs, n'ont ni la pudeur ni même l'idée de cesser d'exhiber des sommes insultantes qu'ils consacrent au football.
En Grèce, en Espagne, au Portugal, pour ne citer que ces pays-là, on continue à jouer avec des milliards au moment même où tout un pan du peuple souffre la privation et ressent, dans sa chair, les griffes de la crise. Emplois perdus pour certains, économies dévalorisées pour d'autres, actions évaporées pour ceux qui restent et rien en face que le spectre de la misère et la dureté d'une vie de plus en plus impitoyable.
Pendant que des pères de familles sont parfois réduits à la mendicité pour nourrir les leurs et pendant que le rang des oubliés grossit constamment, la nation joue, on se presse de prendre place aux gradins, de danser et de former des cortèges à la sortie des stades.
Des autres, aucun souci! Mieux, et alors que la crise est à son comble, les transferts des joueurs atteignent des records jamais égalés... et leurs salaires grimpent à des niveaux, pour le moins que l'on puisse dire, honteux, surtout dans les conditions actuelles.
Les clubs de football des temps modernes et leurs responsables n'ont aucune notion de la pudeur et encore moins de la responsabilité sociale. Allusion n'est pas faite ici à ceux qui ont débarqué sur les rives de la Seine, l'arrogance emballée dans des dollars puants et la bêtise affichant un sourire idiot et répugnant.
Est-ce possible que, au moment où un pays s'enlise dans la boue de la misère sociale, certains trouvent le temps et le courage d'exhiber tant d'argent pour... un divertissement? Est-ce possible que, au moment où les gens marchent dans la rue pour lutter contre la vague des licenciements, des réductions de pensions etc., d'autres trouvent le culot de payer des milliards comme salaire mensuel à quelqu'un pour qu'il coure après un ballon? Drôles de temps que ceux où les médecins de certains pays n'arrivent pas à joindre les deux bouts alors que leurs footballeurs ne comptent plus leur fortune.
Il n'y a pas que quelques pays malheureux où l'on joue. L'humanité dans son ensemble connaît la même situation. Alors que des peuples souffrent de la colonisation, alors que d'autres sont privés de leurs droits les plus élémentaires à une vie sans bombes, sans explosion, sans bombardements, l'humanité continue de jouer. Ghaza ne connaît pas de répit. Elle est sans cesse attaquée et elle enterre presque chaque jour ses morts.
Pendant ce temps-là, l'humanité joue au football et élit même les meilleurs joueurs du monde. La Palestine est occupée, la Syrie est en guerre civile, l'Irak dans une période douloureuse, la Libye n'a pas fini de gémir, la Somalie est sous le choc. Dans certaines régions de la Mauritanie, on meurt de soif, dans certaines autres de l'Erythrée on meurt de faim, dans des endroits au Soudan on meurt sans trop savoir de quoi ni même comment... et pendant ce temps, l'humanité joue. On forme même des cortèges à la sortie de stades pour claironner les victoires et cacher la douleur de ces malheureux. Aucun bruit de ces malheurs, aucun son, n'arrive aux oreilles de ceux qui fêtent le football dans toute sa laideur.
On ne va pas croire tout de même que le bombardement de Ghaza ou celui d'Alep, de Tripoli ou de Beni Oualid sont plus forts que la Ola des stades. Non, cela ne va pas. Cela ne fonctionne pas ainsi.
Alors, tant que le sifflet de l'arbitre arrive à cacher les cris des enfants qui ont faim, tant que la voix du commentateur de matchs de foot peut reléguer la peine des mères qui regardent leurs bébés mourir de soif, on peut continuer à déverser ces fleuves d'argent sur les joueurs de foot, sans gêne.
Tant que les matchs arrivent à cacher à notre vue ces milliers et parfois même ces millions qui vont et viennent dans des mouvements de migration obligée fuyant les guerres, les dictatures, la sécheresse etc., alors ces clubs continueront à jouer avec l'argent et l'on paiera un joueur dix, cent, mille fois mieux qu'un professeur à l'université, qu'un chirurgien à l'hôpital ou qu'un ministre.
Le joueur joue, les autres sont trop inutiles pour des nations qui jouent, pour une humanité qui joue! Du moment que tout est pareil! On
peut même sortir dans les rues danser et chanter...

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