Prévisions pour le 24 Septembre 2018

 Adrar Min 24 °C Max 35 °C
30
 Laghouat Min 17 °C Max 30 °C
32
 Batna Min 13 °C Max 26 °C
32
 Biskra Min 21 °C Max 34 °C
32
 Tamanrasset Min 21 °C Max 31 °C
23
 Tlemcen Min 20 °C Max 28 °C
32
 Alger Min 20 °C Max 27 °C
32
 Saïda Min 19 °C Max 31 °C
32
 Annaba Min 21 °C Max 28 °C
34
 Mascara Min 18 °C Max 31 °C
32
 Ouargla Min 21 °C Max 33 °C
34
 Oran Min 22 °C Max 27 °C
32
 Illizi Min 22 °C Max 35 °C
30
 Tindouf Min 23 °C Max 33 °C
47
 Khenchela Min 13 °C Max 25 °C
32
 Mila Min 15 °C Max 27 °C
34
 Ghardaïa Min 20 °C Max 30 °C
34
Accueil |Autres | Contributions |

Là où plus rien ne bouge!

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

A Alger, le commerce de l'informel revient, sans gêne, mais sans autre solution, récupérer le terrain concédé pour les besoins - et juste le temps - d'une campagne électorale qui a donné des résultats amplement contestés.
A Bouira, l'huile d'olive produite avec peine et sueur demeure difficile à commercialiser à cause de la culture du gain facile qui a généré concurrence déloyale et contrefaçon, et même le réaménagement de l'ex-Souk el Fellah n'aurait servi qu'à dépenser de largent pour rien. Tizi Ouzou, pour sa part, lasse d'être prise entre rapts et pressions, condamne ses corrompus d'ex-employés de l'APC.
A l'est du pays, et à Bordj Bou Arréridj précisément, les belles femmes, artistes et chercheuses en musique de surcroît, se font passer pour des parentes de hautes personnalités de l'Etat, le temps de tenter d'obtenir un terrain au beau milieu de la ville. Que ne ferait donc pas ce citoyen «meskine» pour un lot de terrain??? De son côté, Constantine, à l'image de toutes les villes, tous les villages auxquels il faut ajouter toutes les dechras, n'arrive pas à gérer sa crise de logement.
Les promoteurs imposent leur loi et les quelques personnes qui se sont regroupées devant le siège de la wilaya ne s'attendent certainement pas à des merveilles. Annaba, sous le regard éteint de saint Augustin, tente toujours de réfléchir la manière de valoriser ce qui lui reste (s'il lui reste encore quelque chose) de ses atouts touristiques.
A l'Ouest, et exactement à Relizane, c'est carrément une secousse tellurique de magnitude 3,8 degrés sur l'échelle de Richter qui a été enregistrée avant-hier lundi alors qu'à Tiaret, des citoyens, mécontents de l'ouverture d'un bar, coupent la route à la circulation. Rien d'étonnant, car on coupe la route pour bien moins que cela.
Depuis que l'Etat n'agit que lorsqu'il est bousculé, les fermetures de la route à la circulation sont devenues une arme, semble-
t-il, assez efficace, ce qui paradoxalement, encourage à y recourir.
Aux frontières Sud, un bruit de bottes assourdissant oblige à un mouvement de masse pour le contrôle de ces frontières. Un peu partout, les paramédicaux entament une grève de contestation paralysant hôpitaux et centres de santé pour trois jours.
Les aides aux agriculteurs et les subventions accordées au secteur agricole n'ont pas suffi à réduire l'effet d'une inflation qui se fait de plus en plus menaçante dans notre pays, l'Algérie, qui risque de devenir le premier cimetière (d'autres parlent de marché) de l'automobile.
Tels sont les principaux titres d'une actualité nationale pour une journée prise au hasard, celle de mardi (hier). Des événements où il n'y a pas un seul élément qui plaise, pas un seul titre qui soulage. Quant à ceux qui font plaisir, nous en avons perdu, pour ainsi dire, l'habitude depuis longtemps. S'est-on jamais demandé où est-ce qu'on va ainsi? Ceux qui nous gouvernent savent-ils enfin que les mauvaises choses s'entassent dans le quotidien de l'Algérien jusqu'à lui donner la nausée de lui-même? Savent-ils que rien, depuis longtemps, n'est fait pour contrecarrer la mal-vie et la misère dans tous ses états et à toutes ses étapes?
Nos villes, de nos jours, sont sales et nous avons délibérément détruit tout ce qui y était beau. A quoi réfléchit-on à Annaba? A rénover le Cours de la Révolution qui n'est même plus l'ombre de ce qu'il fut? A repenser les plages de Saint-Cloud, de Chappuy ou de Chetaïbi qui firent notre bonheur d'enfants tant par leur propreté que par leur aspect accueillant? A refaire vivre Seraïdi et ses hauteurs pour leur faire retrouver un tant soit peu de leur majestueuse magnificence et cet air si pur à sentir sous les châtaigniers qui en peuplaient les beaux chemins sinueux de la montagne? Que compte faire Constantine pour le logement? Une autre cité-dortoir comme elle l'a fait d'El Khroub? Qui se souvient du calme et de la paix de cet ex-petit village presque campagnard où l'on s'arrêtait avec plaisir pour prendre un café ou pour quelques brochettes et où l'on respirait la tranquillité? Des terrasses à Jnan Ezzitoune, en allant à Sidi Mabrouk en passant par Jnan etchina et l'avenue de Roumani et jusqu'au pont suspendu et la Corniche sur laquelle il donne, rien n'est plus pareil.
L'encombrement, le bruit, la saleté, et tous ces produits chinois qui ont envahi la ville et pénétré, telle l'eau dévastatrice, toutes les artères et toutes les voies. Qui se souvient de la rue des Abeilles? Ce joli petit passage parmi tant d'autres d'une Souika dont personne ne parle plus depuis que le bulldozer est devenu un argument culturel? Où est passé l'ancienne ville? Pourquoi ne fait-on rien pour la restaurer?
Qui connaît Sidi-Okba? Il faudrait peut-être dire qu'elle est à côté de Biskra pour que certains la situent. Une ville entière, l'ancienne Sidi-Okba, juste en face de la mosquée antonyme, d'une architecture belle et particulière, a été détruite au bulldozer alors que certaines constructions dataient de plusieurs siècles.
Qui connaît Sidi-Khaled, à quelques encablures de là? Une oasis de paix et de sérénité où repose, dit-on, le prophète (nabi) qui a donné son nom au village et à côté de lui, un ancien mystique de grande renommée. Juste quelques mètres plus bas, et dans un petit carré à peine délimité, se trouve la tombe de Hiziya dont l'histoire, racontée par les poètes, fut si tendrement chantée par Abdelhamid Ababsa (Allah yarhamou).
Timgad s'effrite en continu et l'on n'y vient que pour y organiser des festivals sans intérêt, sans contenu, au lieu de tenter de sauver les restes de cet immense patrimoine de l'humanité. Ghouffi et ses balcons mondialement célèbres ne ressemblent plus à rien. Endroit plutôt mal fréquenté, un peu plus que l'ex-Souk el Fellah de Bouira tout de même, il n'attire plus personne. Figure-t-il seulement sur un guide touristique quelconque? Quelqu'un y organise des voyages ou des visites guidées? Et le tombeau de Medghasen, qui le connaît? Sait-on seulement que le toit de cet immense édifice, haut repère du patrimoine culturel national, est en train de tomber en ruine depuis des années et que tout ce qu'on a trouvé à faire c'est de mettre là, quelques échafaudages pratiquement inutiles au lieu de procéder à une restauration?

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha