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GÉNOCIDE DU 8 MAI 1945

A quand un film pour la mémoire de l'Histoire?

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Il est de notre devoir d'immortaliser notre histoireIl est de notre devoir d'immortaliser notre histoire

«Le culte du souvenir est la condition de survie de l'âme d'un peuple.» Marcel Proust

Il est des dates qui ont douloureusement marqué d'une empreinte indélébile la mémoire collective algérienne à une phase décisive où les témoignages oculaires vivants de cette époque sont en voie d'extinction.

Au ressourcement de la mémoire d'un génocide
Celle qui demeure toujours en questionnement pour les jeunes générations est celle des massacres et de la barbarie perpétrés un funeste 8 Mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata contre une population civile qui a tenu à être au rendez-vous des festivités de la libération et de la victoire sur le nazisme exterminateur, péril de l'humanité entière.
Un lourd tribut du sang a été consenti par des milliers d'Algériens colonisés par la France, épris de liberté, qui ont courageusement bravé la mort sur tous les champs de bataille d'Europe pour combattre un spectre hégémonique d'anéantissement du genre humain.
Ceux-ci ont aussi connu le supplice des déportations forcées en peuplant les sinistres camps de concentration nazis de Dachau, Buchenwald Mauthausen, de Ravensbrück, en Pologne, tel que perspicacement rapporté à l'opinion dans une des publications de l'écrivain - chroniqueur Kaddour M'Hamsadji à l'issue d'une visite d'invitation dans ce pays au lendemain de l'Indépendance en 1964 en qualité de secrétaire général adjoint de la première Union des écrivains algériens
De nombreux ouvrages d'histoire consacrés à cet holocauste du siècle particulièrement sanglant ainsi qu'une dense iconographie de l'événement constituent un fonds documentaire et une source bibliographique consistante en matière d'informations.
Cependant, en ce 70e anniversaire du 8 Mai 2015, une manifestation culturelle centrée sur la mémoire a coïncidé avec cette évocation pour nous rappeler vivacement et par l'image en mouvement des repères d'histoire de la résistance du peuple algérien face à l'occupant colonialiste.

Le cinéma vecteur culturel de mémoire et d'histoire
C'est celle de la commémoration du 50e anniversaire de la Cinémathèque algérienne qui s'est révélée une véritable anthologie du patrimoine cinématographique algérien à travers la projection de films de référence qui ont permis de revisiter des oeuvres et des noms célèbres, tel que Djamel Chanderli, René Vauthier, Mohamed Lakhdar Hamina et bien d'autres qui ont immortalisé avec leurs caméras la justesse du combat libérateur du peuple algérien pour l'indépendance de son pays.

Le film, un support didactique vivant et expressif de la mémoire
Ce pouvoir magique de la filmologie a donc été prouvé tout au long de la guerre de libération par des téléobjectifs braqués sur des événements tragiques de la colonisation qui ont pénétré la conscience universelle par étapes successives, d'information, de sensibilisation, d'adhésion et ensuite de contribution progressive de l'opinion internationale à l'idée d'Indépendance de l'Algérie à travers la multitude de films diffusés et débattus dans le monde entier.
Ainsi, depuis l'invention des frères Lumière, le film a toujours été le support didactique, spatio-temporel privilégié de la mémoire. Pour étayer cette approche, nous reviendrons sur un film phare précurseur du cinéma algérien post-indépendance La bataille d'Alger du cinéaste italien de renom Gilles Pontecorvo et du chef de la Zone autonome d'Alger historique Yacef Saâdi qui a immortalisé une étape charnière de la guérilla urbaine dans la capitale et dont la projection est constante à ce jour dans le monde et particulièrement en Europe.

La bataille d'Alger encore et toujours
Après plus d'un demi-siècle, ce film au riche palmarès primé du Lion d'or de Venise en 1966 et de nombreux Oscars vient d'être classé par une prestigieuse revue britannique du cinéma sous l'appellation «Top 50» parmi les meilleurs films de tous les temps devant des oeuvres de monstres sacrés du 7e art que sont Jean-Luc Godard et Charlie Chaplin pour ne citer que ceux-là.
Un message porteur d'universalité substantiellement valorisant de la résistance du peuple algérien qui ne cesse de susciter admiration et sympathie pour son engagement révolutionnaire.

Des films pour immortaliser l'histoire
C'est dans cette perspective que récemment le ministre de la Culture, Azeddine Mihoubi vient judicieusement de saisir l'opportunité de la tenue du Colloque International sur Apulée de Madaure qui s'est tenu à Souk Ahras du 30 mai au 3 Juin 2015 pour soutenir avec forte conviction qu'il ne ménagera aucun effort pour immortaliser notre histoire et ses illustres acteurs, hommes et femmes, à travers des oeuvres cinématographiques.
Une démarche pédagogiquement majeure qui dénote que le cinéma est primordialement une culture qui de par son rayonnement et son impact dans le monde demeure l'incarnation vivante de la mémoire.
Un bon présage d'optimisme encourageant et une espérance pour que nos cinéastes puissent répondre aux profondes aspirations populaires par la production de films sur un génocide marquant du siècle qui s'érigeront en matrice mémorielle vivante de l'histoire d'un événement a pérenniser à travers l'infini de la temporalité.

L'avenir avec une mémoire apaisée
Enfin un voeu ultime pour que cette année 2015 soit celle de l'avènement d'un premier tour de manivelle d'un film de conscientisation de la pensée sur le génocide du 8 Mai 1945 qui sera ainsi un éclairage d'apaisement en direction de la jeunesse et des générations futures à dessein d'une reconnaissance civilisationnellement assumée par la France pour des lendemains d'avenir et d'amitié réciproques avec l'Algérie.

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