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CRÉATION ET CANALISATION DES ÉNERGIES POSITIVES DANS LE SECTEUR

Recettes pour un mieux touristique

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Le tourisme c'est aussi un bon service hôtelierLe tourisme c'est aussi un bon service hôtelier

Si on arrive à associer au yang un caractère «actif», par voie de symétrie, au yin un aspect «passif», la passivité ne sera plus du tout l'essence du yang, mais l'essence du yin, comme accueil!

Pour l'Algérie, c'est d'abord un vécu intime que l'accueil «touristique» soit en nous. Cela va bien au-delà: le yin c'est la transformation par le vide, mais aussi l'abandon qui crée le mouvement du yang. Je vais essayer de me faire comprendre.
Quand vous accueillez quelqu'un chez vous, vous ouvrez la porte, vous vous effacez et la personne entre. Mais ce que vous faites, ce n'est pas seulement ouvrir la porte, c'est créer un espace que le yang, la personne qui entre, va rentrer chez vous... En effet, votre invité qui se trouve devant votre porte n'est pas en train de pousser comme un fou en attendant qu'on lui ouvre (ou alors c'est une autre situation et ne l'invitez pas). Mais si ce quelqu'un qui vient, a déjà fait sa demande et qui est là, présent, et qui se trouve devant votre porte fermée comme l'est l'Algérie au tourisme. Quand vous lui ouvrez, vous créez un plus grand vide, une forme en creux. C'est-à-dire un espace qui crée une forme d'aspiration dans le vide. C'est ce qu'on appelle dans certains milieux scientifiques (les systèmes complexes notamment), un champ attractif. Si vous avez un peu étudié le Fen Shui, vous savez qu'un pays c'est comme un corps, comprenant des systèmes de circulation et des organes qui reçoivent une circulation d'énergie, ce qui, lorsque vous ouvrez la porte, vous créez un flux d'énergie qui attire irrésistiblement la personne à l'intérieur du vide. En fait, l'accueil par le yin, conduit le yang irrémédiablement vers un lieu de rencontre.
On retrouve ce phénomène dans l'Aïkido, un sport que mon fils pratique où l'attaqué crée un espace dans lequel l'attaquant met toute son énergie, et qui le fait chuter. Suivez-moi bien messieurs du tourisme, vous qui êtes d'excellents sportifs de l'imagination...Un bon pratiquant d'aïkido va utiliser une trop forte énergie de yang pour se canaliser vers un endroit où ce trop-plein d'énergie ne peut nuire normalement à personne (ni à l'attaquant ni a l'attaqué). Toute la qualité du pratiquant c'est justement de savoir construire un espace de manière harmonieuse, en mettant le moins d'énergie possible, mais en utilisant au mieux l'énergie de l'Autre. L'attaquant se sent alors aspiré par cet espace et conduit vers un lieu qui lui est communiqué par le grand vide qu'on peut, si on le souhaite désigner par: le tourisme saharien! En d'autres termes, bien qu'étant yang, il est conduit par le yin.
Un peu comme dans l'haptonomie où par un toucher doux et délicat permettre à tout être humain homme ou femme, d'entrer en contact avec le bien-être. Notre pays, ce dernier étant par définition magique, tous ceux qui le visiteront seront attirés, non pas forcément par son hospitalité, mais par son vide. Qui vient se coller a cette légère pression effectuée du toucher yin, doux, qui attire notre pays par le contact. ça va jusque-là...?
Toutes ces métaphores pour en arriver à cette conclusion dans laquelle il est possible de guider le tourisme de manière yin, par l'accueil et la construction d'un espace léger, dans lequel «l'Autre», le touriste, est doucement attiré, à condition de ne pas trop en faire, mais professionnellement faire, car il n'y a rien de plus désolant qu'un touriste qui n'est pas satisfait. S'il n'y a pas de circulation d'énergie, rien ne peut être fait. (Ce qui est le cas depuis longtemps jusque-là).
Dans le domaine de la relation professionnelle cela a de nombreuses conséquences. La plus importante, est celle que je rappelle toujours dans mes animations, c'est que, dans le tantra, c'est le yin qui dirige, c'est-à-dire le touriste, C'est lui qui reçoit, qui conduit, par ces caprices, par l'espace qu'il propose ou souhaite avoir.

Exemple d'un séjour à Bou-Saâda
Prenons l'exemple d'un séjour touristique à Bou-Saâda. Où l'on suppose que le touriste souhaite faire une excursion guidée. L'hôtel étant le yang, donne le service. Mais c'est le client qui exige les services à son humeur et ses goûts. Etre attentif aux besoins et aux goûts des autres modifie positivement l'espace et se faisant, crée de nouvelles conditions de circulation de l'énergie. Si le yang sait percevoir cela par son esprit et son professionnalisme, il va suivre les méandres et sinuosités créés par le touriste qui ondoie sous les plaisirs du bon service. Il s'ensuit que le touriste reçoit alors la puissance de l'hôtel toujours à l'écoute de ses clients- partenaires, et que ces clients vont transmuter par leurs exigences un mouvement qui attire forcément plus de monde. La boucle est alors bouclée: le touriste se conduit en mode yin, mais en se conduisant ainsi il s'harmonise avec les bons services à partir d'une base yang, par l'écoute. Je sais que c'est vraiment difficile pour la raison standard de comprendre ces mécanismes. En d'autres termes, tout en partant chacun de sa propre polarité (le yang, et le yin) chacun intègre l'autre polarité de manière harmonieuse. C'est forcément comme ça que devrait fonctionner le tourisme (comme tout le reste d'ailleurs. Administration à l'écoute du citoyen. Politique à l'égard du peuple etc.).
Mais revenons à cette circulation d'énergie, chacun intègre, au rythme les deux polarités. On ne vit plus alors cette difficulté des services ou de rencontres, mais on vit plutôt une sorte de danse où chacun des deux est pris dans quelque chose qui le dépasse tout en y participant. C'est une métaphore du divin, de la vie que l'on peut contacter dans un voyage simplement sur Bou-Saâda. A Bou-Saâda ou Timimoune, Guelma ou Annaba, c'est pareil. Bien entendu, en pratiquant les formes du professionnalisme ressenti, telles que les bons services, des chambres propres et accueillantes, des excursions culturelles par des guides cultivés en histoire et géographie, techniciens de l'accompagnement, des repas de qualité et biens choisis selon les régions, les contacts avec un personnel hôtelier sourient. Et d'une manière générale, dans toute activité où l'on entre en relation avec l'Autre sur un mode yin-yang ouvert.
Qu'est-ce-que cela signifie dans le rapport commercial-culturel? Dans une version standard (que j'utilise ici uniquement à des fins pédagogiques, je sais que cela ne se passe malheureusement pas ainsi. Personne qu'il soit hôtelier ou agent de voyages, ne fait de services de cette façon. On attend plutôt d'être mû par des mouvements d'un tourisme virtuel sur le plan de l'excitation, de l'arnaque malheureusement acte toujours présent dans le comportement. Mais qui aurait pu fonctionner si on était un pays tranquille où la culture de nos citoyens «fonctionne», sur celui de l'énergétique. Mais pour que cette énergie circule, il faut que les deux pôles agissent en fonction de leur polarité. Créer les conditions pour que le tourisme vienne à nous continuellement et non périodiquement: En prenant les «choses» en main, en demandant à tous les hôteliers privés comme à ceux de Gestour, de faire telle ou telle chose (ou pire en leur demandant qu'ils devraient être plus attentifs aux normes rétablies par l'administration centrale, mais ça c'est une autre histoire). En créant un espace yin énergétique, comme nous l'avons vu plus haut.
Il faut créer une sorte de besoin attractif, dans lequel le désir du touriste va venir se placer. Elle le conduit alors à l'intérieur de sa grotte sacrée en s'abandonnant totalement à l'énergie hôtelière tout en lui donnant l'impression qu'il est chez lui. Dans son élément non plus virtuel, mais enfin réel. Et c'est là que se produit le «miracle»: bien qu'étant yin par sa puissance, le touriste peut se sentir comme «aspiré» par l'attraction que crée le tourisme. Il peut avoir l'impression qu'on lit à l'intérieur de sa tête, qu'on précède à ses propres désirs. Plongeant dans sa vulnérabilité pour que le touriste devienne puissant et pénétrant. Dans cette alliance particulière, c'est lui. le touriste, qui, tout en recevant l'énergie, se laisse conduire dans le chemin, sans le diriger, en s'abandonnant à sa nature profondément excessive. C'est ça le service hôtelier.

Et le miracle fut...
Etonnamment, par le champ attractif qu'on crée, c'est-à-dire par l'espace relativement vide qu'on habite à ce moment-là, On va permettre au touriste de s'abandonner lui aussi à sa propre polarité, d'être sûr de sa puissance avec nous, et ainsi d'ouvrir son coeur en créant un lien affectif. C'est le yin qui fait baisser les défenses agressives de notre tourisme. Pour qu'il s'abandonne, il faut lui créer les conditions idéales pour que le touriste s'abandonne aussi, tout en restant yin. C'est ce qu'on appelle le: client roi. Chacun alors harmonise son yang et son yin. Le touriste entre dans ces espaces, comme s'il était conduit par un désir. Celui d'une image qui correspond à sa relation de bien-être dans son hôtel: tout comme s'ils deviennent deux plongeurs qui avançaient dans les profondeurs de l'océan. C'est bien sûr l'hôtelier et l'agent de voyages aussi, car c'est ce dernier qui a les palmes et qui donne l'énergie (yang), mais c'est le touriste qui tient l'hôtelier ou l'agent de voyages par la main pour le conduire, à sa manière, à la source de ses rêves. A ce moment-là, même les notions de yang et de yin sont dépassées: les deux partenaires sortant de leurs polarités initiales et des conditionnements pour vivre ces services, que le touriste est venu chercher, hors du temps et de l'espace. Il peut y avoir des phases extrêmement énergiques suivies de phases immobiles, en contact seulement avec sa chambre bien faite, ses repas délicieux, le calme, ces excursions culturelles et le regard souriant de votre personnel. Qu'importe, à partir d'un certain moment, où tout finit et disparaît. Il n'y a plus que le rêve et cette énergie qui circule dans ce nouvel organisme composite façonné par son séjour bien étudié chez vous. Aucun besoin d'être spirituel ou mystique, de croire en Dieu ou non! Son séjour est vécu charnellement, dans l'être profond. Si cette union a lieu, cela marque profondément les deux. Clients et hôtelier et agent de voyages. L'hôtelier ouvre les portes de sa grotte sacrée, lui permettant ainsi d'accéder à un repos bien mérité, et cette ouverture du coeur lui donne un nouvel axe, une nouvelle direction de vivre. Il se sent à la fois plus chez lui en tant qu'Algérien ou étranger et plus en relation avec ce qui l'entoure.
Il s'agit simplement d'être soi présent à la fois dans son savoir-faire et sa fragilité, sans masque, sans cuirasse. Il lui est demandé à lui aussi (le touriste), d'oser être à nu, intérieurement. Sans quoi on ne pourra jamais sentir ce champ attractif ténu mais essentiel. On doit avoir le courage d'affronter ses inhibitions et de donner toute sa puissance et son énergie dans les services que le citoyen exige, demande. Il doit faire confiance par de meilleurs services à son hôtelier lorsque cela sera nécessaire, et respirer lentement dès lors que les pots d'accueil sont servis avec grâce et ponctualité à la fois pour harmoniser son souffle, mais aussi pour réguler sa tension et éviter les remarques quelquefois désobligeantes? mais si parfaitement légitimes.
C'est ça la qualité même de la relation, fondée sur la relation de services commerciaux qui vont à l'origine d'une transformation des deux partenaires, afin de créer une meilleure qualité de services a l'avenir. Si vous arrivez, cher Monsieur le ministre à faire dans cette partie de vos prérogatives une priorité, vous aurez réussi ce que tout Algérien attend de vous et vous aurez réussi votre difficile mission. Expert en tourisme

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