Ce pain à 25 DA parfumé aux senteurs de la rue

En ces temps d'angoisse et de branle-bas de combat sanitaire pour cause d'alerte nationale au choléra, les artères principales des grandes villes algériennes affichent partout la même scène: celle de ces revendeurs à la sauvette d'un pain sous toutes ses formes, acquis auprès de boulangeries distantes d'à peine une vingtaine de mètres. Jusque-là, les choses peuvent sembler «normales» comme c'est désormais le langage de toute une société! Mais là où le bât blesse, c'est que ce même pain acquis dans les boulangeries à 10 DA, voire 15 dans certaines d'entre elles déjà rompues au jeu de l'offre et de la demande, les revendeurs improvisés en réclament 25 DA, à prendre ou à laisser, pour une denrée qui s'étale depuis des heures sous un soleil de plomb et accapare les tonnes de poussière et autres détritus balayés par un vent fripon. Vous avez des doutes sur la scène? Il vous suffit de faire un tour à El Harrach-Centre...