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8 MILLIONS D'ÉLÈVES POUR LA RENTRÉE 2011/2012

A l'école de Benbouzid

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L'école accueillera cette année 8329.000 élèvesL'école accueillera cette année 8329.000 élèves

Si l'on ajoute aux huit millions d'élèves les étudiants et les stagiaires, on se retrouve avec un quart de la population occupée à poursuivre des études.

L'année dernière, le ministre de l'Education nationale, Boubekeur Benbouzid, a réussi deux exploits majeurs: il n'y a presque pas eu de mouvement de contestation sociale et le taux de réussite au baccalauréat a atteint un record. Arrivera-t-il à sauvegarder cette performance ou fera-t-il encore mieux? Sur le front social, il n'y pas de grandes annonces pour geler l'école alors que sur le plan des chiffres, rien n'indique que l'Algérie se permettra un recul dans ce domaine. Aucun obstacle n'empêchera alors le secteur de surfer sur la vague de la sérénité au moins pour ces deux aspects. D'où peuvent alors venir les zones d'ombre?
Il y a toujours les corps communs de l'éducation nationale qui ne sont pas satisfaits de leurs conditions professionnelles et ils comptent perturber le déroulement de l'année scolaire sans que l'impact de cette action ne puisse être déterminé dès cet instant. Les personnels peuvent aussi monter au créneau si l'on considère la nouveauté concernant le transfert de la gestion des oeuvres sociales à l'ensemble des travailleurs alors qu'elle était du ressort exclusif de l'Ugta. La décentralisation de cette gestion a jeté des doutes sur la poursuite de l'application du principe de solidarité. Il est toujours intéressant de connaître les réponses apportées par la tutelle à ces inquiétudes car de là dépendra le déroulement de l'année scolaire.
Du côté purement pédagogique, cette année, le ministère n'a pas apporté de grands changements au cursus scolaire, sauf en ce qui concerne les horaires de tenue des cours dans l'école primaire. Les enseignants devraient remiser la craie plus tôt que d'habitude pour initier les élèves à des activités culturelles et sportives. A un certain moment, la crainte était grande de la part des parents de voir leurs enfants contraints de rentrer dès le début d'après-midi à la maison sans garantie de pouvoir réunir toute la famille, notamment lorsque la mère et le père sont encore au travail.
Toujours est-il que l'école accueillera cette année 8329.000 élèves. A l'échelle de la nation, avec ses 36 millions d'habitants, le chiffre n'est pas banal. Si l'on y ajoute plus d'un million d'étudiants et les contingents de jeunes qui rejoignent la formation professionnelle, on aboutirait au constat selon lequel un quart de la population est occupée à poursuivre des études. Autre motif de fierté pour les autorités en charge de l'éducation: les filles continuent à se distinguer sur les bancs de l'école et à tous les niveaux: du primaire à l'université. A moins qu'elles ne se mettent à reproduire les clichés rétrogrades de la société, elles ont toutes les chances d'être dans quelque décennies, l'élite de l'Algérie.
Ces données sont-elles faites pour satisfaire tous les observateurs? Nombre d'entre eux n'ont guère confiance dans l'alignement des statistiques. Ils préfèrent mettre l'accent sur la qualité de l'enseignement. Et là, il y a comme un consensus sur la baisse du niveau des connaissances des diplômés.
En plus de ces réserves, d'autres obstacles risquent bien de moduler les progrès qualitatifs de l'Ecole algérienne. C'est ce que nous enseigne la faiblesse des avancées de la recherche scientifique. Tous les petits inscrits à l'école cette année, sont appelés à être aux commandes du pays dans 40 ans, mais avec quels bagages intellectuels? Pour l'instant, et à l'instar des autres domaines de la vie nationale, la tendance est à la consommation du savoir non à sa production. Des chiffres alarmants ont même été donnés sur la fuite des cerveaux à l'étranger avant d'être relativisés par les autorités.
L'Ecole, accusée pendant des années, d'être une pépinière de terroristes et d'intégristes, continue, en tout cas de constituer un enjeu central pour les femmes et les hommes politiques car c'est le miroir des orientations idéologiques du pays.
Au milieu des années 1990, les terroristes avaient même lancé une menace de mort contre ceux qui devaient rejoindre l'école. C'est dire que cette dernière est une citadelle convoitée de tous.

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boualem - holand 10/09/2011 07:58:46
si ces enfants vont faire des etudes en langue francaise ou anglaise avec lequelles le monde entier travail. alors il ya un espoir .mais si ils vont faire des etudes en langue arabe! alors une bombe atomique pour l,algerie est les algeriens flexibles. donc avenir noir.
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mehdi - algerie 10/09/2011 11:31:43
le bac a atin un record ...ouii il ne vo rien rien de la ...on fé tous pour reussir et lui il envoi c enfant fére leur etude en france ...
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mehdi - algerie 10/09/2011 11:33:32
mdrr le bac algérien ne vaux absolument rien zéro on ai des nular on se plie en deux pour nos etude et a la fin notre bac n'est méme pas roconu deception et vousetes fiér pitoyable :(
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