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DOYEN DE LA PRESSE NATIONALE

Noureddine Naït Mazi reçoit l'hommage du Sila

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Noureddine Naït Mazi devisant avec le Pr Chaulet, ancien rédacteur du Canal Historique El MoudjahidNoureddine Naït Mazi devisant avec le Pr Chaulet, ancien rédacteur du Canal Historique El Moudjahid

Une sympathique cérémonie a réuni jeudi la corporation de la presse nationale et quelques invités de marque à l'occasion de l'hommage rendu à Noureddine Naït Mazi

Il fallait le faire. C'est fait. C'était jeudi, en marge du Salon international du livre d'Alger (SILA) qu'un hommage a été rendu au doyen de la presse nationale, Noureddine Naït Mazi, ancien directeur général du quotidien national El Moudjahid. Beaucoup d'anciens d'El Moudjahid (journalistes, administrateurs, et gens du labeur) étaient présents qui ont tenu à saluer, outre un collègue, surtout un professionnel de talent et un administrateur hors pair qui a été à la base du rayonnement du quotidien de la rue de la Liberté durant les décennies 60, 70 et 80.
Des confrères, Ahcène Djaballah, ancien directeur de l'APS, et Mme Naâma Abbas, actuelle DG d'El Moudjahid, de même que l'écrivain et homme de lettres, Kaddour M'Hamdsadji, ont, tour à tour, retracé certaines phases de la carrière professionnelle, hors norme, d'un homme qui vint très tôt à l'information et à la communication, dont le credo a été la discipline et la rigueur, qui participa grandement à donner ses lettres de noblesse à une presse algérienne qui, née du néant au lendemain de l'indépendance, s'est développée grâce à des hommes de l'envergure d'un Naït Mazi qui sut allier rigueur et ouverture d'esprit, inculquant à tous ceux qui l'ont côtoyé l'humilité et le travail bien fait. Avant de devenir l'un des pivots du journal El Moudjahid, Noureddine Naït Mazi a fait ses «humanités» journalistiques au journal Le Peuple, le tout premier journal algérien fondé au lendemain même de l'indépendance. Les hommes qui ont lancé Le Peuple - dont le premier dirigeant a été Salah Louanchi - parmi lesquels Nait Mazi, ont été de véritables pionniers qui ont réinventé, pour ainsi dire, le journaliste et l'acte d'écrire en en faisant un acte de foi. C'était en septembre 1962 quand les Européens, dans le sillage de la libération de l'Algérie, ont quitté le pays laissant le vide derrière eux. Ce vide, singulièrement dans le domaine de l'information et de la communication, il fallait donc le combler. Nombre des hommes qui se sont engagés dans cette mission et ce périlleux défi sont venus au journalisme et à ses techniques quasiment par accident quand il fallait apprendre sur le tas et remettre en marche des machines, typographes et linotypes, dont peu savaient alors le maniement, quand, faute de secrétaire de rédaction de métier, monter directement sur le marbre les pages du journal. De fait, les premiers six mois d'indépendance ont été une période charnière pour des hommes qui avaient alors tout à apprendre, à assimiler dans un métier longtemps fermé aux Algériens durant la période coloniale. Cela a été certes, une étape difficile, mais une page extraordinaire que la presse algérienne commençait alors à être écrite.
Il faut le relever et le dire, Noureddine Naït Mazi a été l'une des chevilles ouvrières de cette bataille, gagnée, d'une presse algérienne qui s'est rapidement imposée dans un pays qui ré-apprenait à lire le journal, à réclamer de plus en plus d'information. Après la fusion ratée entre Le Peuple et Alger Républicain, en juin 1965, El Moudjahid prit la relève (le 21 juin 1965) du premier nommé (Le Peuple) en s'installant à la rue de la Liberté dans les anciens locaux de l'Echo d'Alger. Il n'était plus question d'apprendre, il fallait maintenant produire - même si la situation ne s'apprêtait pas à un travail intellectuel de haute volée - et El Moudjahid, dont l'un des rédacteurs en chef était, justement, Noureddine Naït Mazi, s'attela donc à remettre son ouvrage sur le métier et donner une information en phase avec l'étape d'introspection vécue par le pays en filigrane du «redressement révolutionnaire» du 19 juin 1965. Rapidement, Naït Mazi s'imposa comme tête pensante de l'équipe d'El Moudjahid dont il prit tout aussi rapidement la direction (dans les années 70 et 80). Surtout, Noureddine Naït Mazi fit d'El Moudjahid une véritable école de journalisme, laissant une empreinte indélébile parmi ses disciples et confrères.
Nombre de responsables de la presse privée aujourd'hui sont d'ailleurs sortis de cette école de journalisme qu'a été El Moudjahid. Nous sommes fiers d'avoir travaillé aux côtés de M. Naït Mazi et d'avoir beaucoup appris sur le métier sous la supervision d'un grand homme qui fit du journalisme un art. Sous sa direction, El Moudjahid, avec des tirages de plus de 300.000 exemplaires (avec des pics de 500.000, ce qui était énorme pour l'époque) est devenu l'un des quotidiens les plus importants du continent africain.
Juste retour des choses, l'hommage rendu, jeudi, à Noureddine Naït Mazi entrait dans la norme pour célébrer un homme qui durant près de 50 ans donna tout à la presse, la servant avec beaucoup d'abnégation.
Jeudi, peu ou prou, tous ceux qui l'ont côtoyé durant les années de feu de la presse algérienne tenaient à faire acte de présence, pour l'homme et pour tout ce qu'il signifie pour un métier aussi ingrat que le journalisme qui ne reconnaît pas toujours les siens.
Parmi les personnalités qui ont honoré de leur présence cette agréable cérémonie, il y avait notre confrère et néanmoins, ministre de la Communication, Nacer Mehal, le commissaire du Salon du Livre, Smaïn Ameziane, et aussi, fort remarquée d'ailleurs, celle du docteur Ahmed Taleb El Ibrahimi, ancien ministre des Affaires étrangères - qui dirigea aussi le département de l'Information à l'époque où Noureddine Naït Mazi détenait la direction d'El Moudjahid - Mohamed Saïd, ancien ambassadeur, Karim Younès, ancien président de l'APN.
Du beau monde comme on dit dans le jargon de la presse. Noureddine Naït Mazi méritait bien cet aréopage des gens de la presse autour de lui.

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Benbadis - Algerie 01/10/2011 09:00:10
Je tiens à remercier cet illustre journal qu'est le votre...
Vous ne cultivez pas l'amnésie, bien au contraire, vous en êtes les seules!
Vous rendez hommage à ceux qui ont été à l'avant garde de la presse écrite d'hier et les précurseurs de celle d'aujourd'hui.
Un gout amer pour ceux qu'on oubli encore et qui sont les vrais de ce journal qu’était "El Moudjahid" ou j'ai passé les meilleurs moments de ma tendre enfance avec mon défunt père communément appelé Ami Sid Ali. Merci l'Expression !!!!
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Dalil S. - Ténès 01/10/2011 10:37:45
Kaddour M'hamsadji avec vous c'est merveilleux de n'avoir pas oublié ceux qui, à travers lui, ont milité pour la culture authentiquement algérienne. C'est aussi une rencontre tellement espérée de réunir les grands de la presse algérienne dont Noureddine Naït Mazi est un des plus grands représentants. (Dalil de Ténès, un lecteur d'El Moudjahid depuis sa création)
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Souha Hanna - Chenoua 09/01/2012 13:44:33
Bientôt donc ton anniversaire, aprés yennayer. Ya nour aini.
Bonne année 2012: meilleurs voeux
Heureux yennayer: essaha wa raha.
et,
Joyeux anniversaire: passe de bons moments
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