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TIZI OUZOU

Une bureaucratie étouffante

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La bureaucratie et l'insécurité retardent tous les projets de développement de la wilaya.

La wilaya de Tizi Ouzou bénéficie pour l'année en cours de plusieurs grands projets. Dans les secteurs des travaux publics, de la santé, de la jeunesse et des sports, de l'hydraulique et de l'énergie, les projets inscrits sont à la mesure des attentes des populations. Mais, hélas, l'espoir est infime de voir ce rêve devenir réalité. Même les citoyens ont cessé d'espérer de voir venir une réalisation. Les expériences passées sont largement suffisantes pour décourager les plus optimistes. La situation sécuritaire de plus en plus délétère n'encourage, elle aussi, ni le lancement des projets ni même la redynamisation de la machine économique. Avec plus de 65 kidnappings et les actions terroristes qui surviennent pratiquement chaque semaine, il est difficile de faire venir un investisseur qui risque d'y laisser des plumes et des milliards. Alors que les populations souffrent économiquement en baignant dans une insécurité inégalée, des milliards de dinars dorment dans les tiroirs d'une administration bureaucratique et dans les poches de membres des groupes armés qui sèment la terreur.

Des directions moribondes
En 2010, sur une autorisation de programme estimée à 20 milliards de dinars, la consommation du budget dans la wilaya et dans tous les secteurs confondus n'a été que de 0,8%. En 2011, le taux n'a guère évolué. Tous les projets inscrits demeurent encore en voie de réalisation ou non lancés pour des motifs souvent légers.
Les exemples de projets toujours en attente sont nombreux. A noter cependant que les causes de ces retards sont diverses. Les responsabilités pour une grande partie, incombent aux autorités compétentes, il n'en demeure pas moins que les populations sont en partie derrière des retards injustifiés. Mais, pour se convaincre de cette inertie des directions de wilaya concernées, un petit retour en arrière. Lors d'un conseil de wilaya qui s'est tenu en mai dernier et consacré à l'évaluation du bilan annuel de l'exécutif, le wali de Tizi Ouzou a avancé des chiffres surprenants. Durant toute l'année 2010, douze directions n'ont pas consommé un seul dinar de budget tandis que d'autres ont fait l'effort de n'en consommer que quelque 0,6%.

Des projets et des espoirs
Aussi, en 2012, les attentes sont grandes mais l'espoir, lui, reste très mince. Pour la réalisation de plusieurs grands projets à travers les différentes communes, l'autorisation de programme réservée est estimée à 22.750 millions de dinars. En effet, pour une véritable redynamisation de son activité économique, la wilaya de Tizi Ouzou va être reliée à l'autoroute Est-Ouest.
52 milliards de dinars ont été alloués à ce grand projet structurant. La pénétrante s'ouvrira vers l'autoroute Est-Ouest en passant par Draâ El Mizan sur un tronçon routier de 46 kilomètres. Toujours dans le volet des projets attendus, le secteur de l'énergie et des mines connaîtra un important redéploiement de réseaux d'alimentation en gaz de ville. Sur pratiquement toutes les communes, ils seront pas moins de 45.500 foyers qui seront raccordés. En matière d'alimentation en eau potable, cette année 2012 verra le lancement des travaux de réalisation du barrage de Souk Tleta. Justement, ce projet confié par l'Agence nationale des barrages et des transferts (Anbt) à l'entreprise turque Nuro-Ozaltin depuis plus d'une année, a bénéficié d'une enveloppe de 11 milliards de dinars. Le projet attendu donc pour cette année, est pour rappel en attente depuis 1984.
Un exemple qui illustre parfaitement les dégâts de la bureaucratie. En effet, depuis cette date, les propriétaires expropriés n'ont pas cessé de réclamer des indemnisations à la hauteur du prix réel de leurs terres, sans se faire entendre. Il aura fallu donc plus d'une trentaine d'années pour que ce litige connaisse une fin. Une autre enveloppe lui est réservée et estimée à pas moins de 7 milliards de dinars. Le retard pris pour le lancement de ce projet rappelle également le volet du logement. Après avoir évalué le besoin de la wilaya à quelque 81.000 logements, les pouvoirs publics ont lancé les travaux de réalisation depuis 2004. Jusqu'à aujourd'hui, la réalisation connaît un déficit énorme. Elle n'excède pas les 40% avec une attente de plus en accrue.
Par ailleurs, si l'administration est obnubilée par une mortelle bureaucratie, il n'est pas à ignorer également que la part des citoyens n'est pas négligeable dans les retards accusés par les différents projets dont a bénéficié la wilaya.

Quand les oppositions de citoyens participent au massacre
Les exemples sont nombreux. Alors qu'une partie de la région nord de la wilaya est restée en marge du développement à cause du faible réseau d'alimentation en électricité, il s'est avéré que la cause n'est autre qu'une opposition d'un citoyen.
Refusant à l'installation d'un centre de distribution sur son terrain, ce dernier, habitant à Tala Athmane, a maintenu son opposition depuis 1984 sans que les responsables concernés ne daignent régler le conflit.
C'est, enfin, à la même date que les citoyens se sont opposés à la réalisation des travaux du barrage de Souk N'Tleta pour un désaccord portant sur le taux des indemnisations.
Le conflit est resté en suspens depuis 1984. Il n'est pas aussi à ignorer que les oppositions en question ont également causé des retards au projet de raccordement au gaz naturel à travers plusieurs localités. Enfin, avec tous les blocages des projets à réaliser, la population locale espère voir la situation sécuritaire s'améliorer. Elle
s'avère être une priorité car elle conditionne tout le reste.

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