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BÉJAÏA

Un repère incontournable

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Pas un foyer, pas un village ne restera en marge de la célébration qui se fera dans un esprit festif et rassembleur.

Aujourd'hui, la région de basse Kabylie célèbrera, à l'instar de toutes les régions du pays et du Maghreb, le premier jour de l'An berbère 2963. Notre premier royaume amazigh naissait sous l'autorité d'un roi nommé Chachnaq, le libérateur de la domination des pharaons. Depuis ce jour, les populations maghrébines fêtent leur indépendance. C'est encore le cas aujourd'hui. Pas un foyer, pas un village ne restera en marge de la célébration qui se fera, à coup sûr, dans un esprit festif, rassembleur et surtout porteur de cet élan unificateur dont a besoin un peuple épris de son histoire.
Contrairement à la célébration de la Saint Sylvestre, marquée par une campagne de dénigrement menée par les salafistes, la célébration du jour de l'An berbère, Yennayer se déroule sans tabou, impliquant aussi bien le mouvement associatif de la wilaya que les APC et les institutions culturelles, loin des commentaires, à la limite des interdits entendus à la veille du 1er janvier. On n'ose pas y toucher tout comme le choix du Jour de l´An pour la première coupe de cheveux des enfants et le retour aux sources, pratique récurrente dans les villages de Kabylie, ces dernières années. Cela ne peut pas être autrement, sachant que Yennayer est une date qui symbolise la communion, la notion de partage et qui véhicule les valeurs d'union, de solidarité et d'entraide au sein de la société. Yennayer est justement une halte importante pour les familles kabyles pour se rencontrer autour d'un délicieux plat traditionnel.
La symbolique de cette date historique reste intacte. Pour beaucoup, Yennayer représente un retour aux sources et une réincarnation du cadre de vie ancestral à travers tous les rites qui accompagnent justement la célébration du passage au Nouvel An berbère. Toutes les activités inscrites s'y réfèrent. Elle le sera encore cette année eu égard aux échos et invitations qui nous parviennent pratiquement de tous les coins de la wilaya de Béjaïa. On s'y prépare avec des programmes de conférences et autres galas qui n'ont de valeur que d'illustrer tout l'attachement de la population à cette date phare de l'histoire des Imazighens.
D'Akfadou, Tibane, Chemini en passant par Akbou, El Kseur, Sidi Aich, Béjaïa et toute la région du Sahel, Yennayer sera au menu de toutes les activités. Expositions, chants et conférences retraceront la symbolique de cette date autant sur le plan historique que sur les traditions. Le jour de l'An amazigh, qui coïncide avec le 12 janvier du calendrier grégorien, constitue de nos jours un repère de la revendication identitaire et culturelle.
À travers toute la basse Kabylie, l'essentiel du mouvement associatif ainsi que les institutions élues marquent l'événement, que l'histoire et le bon sens tout court recommandent d'institutionnaliser dans l'Algérie d'aujourd'hui. Ce n'est pas encore le cas. Qu'à cela ne tienne! Plusieurs festivités, en effet, sont en cours depuis quelques jours déjà dans nombre de localités et villages de Béjaïa.

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