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ORAN

Quand les finances et le foncier font défaut

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Chaque coin de la ville peut, à partir d'un simple point de vue, constituer la Mecque des dizaines de touristes nationaux et étrangers.

Forte de son littoral de 120 km, de ses 34 plages autorisées à la baignade et de son Front de mer qui donne vue sur la baie, El Bahia, qui ne désespère pas, peine tout de même à attirer ses milliers de visiteurs. Elle continue à peiner à se positionner en tant que ville touristique par excellence telle qu'on la désigne dans le discours officiel. Pourtant, chaque coin des 26 communes peut, à partir d'un simple point de vue innovant, constituer la Mecque des dizaines de touristes, aussi bien nationaux qu'étrangers. Le tourisme balnéaire est à l'abandon en dépit des dizaines de projets d'investissements. En effet, les nouvelles études, devant donner lieu à la naissance et l'aménagement de nouvelles zones d'extension touristique, comme celles de Mers El Hadjadj et Aïn Franine, ont connu un grand retard. A l'origine, les problèmes de financement ont été, moult fois soulevées. «Dérisoire, voire insignifiant, est le montant accordé pour le financement de deux plans d'aménagement touristique pour deux zones d'extension touristique», a-t-on appris auprès des responsables locaux ajoutant que «ce pactole ne dépasse pas le montant de 6 millions de DA».
A cette problématique s'ajoute l'inextricable question du foncier qui continue à faire défaut. La libération des assiettes foncières pose, à plus d'un titre, problème étant donné que les ZET recouvrent des terrains agricoles appartenant à l'Etat et, parfois ceux des propriétaires privés détenteurs de titres. Tout de même, les initiatives, quoique timides, ne manquent pas au niveau local, la finalité étant de lever les embuches qui entravent les procédures qui se dressent devant la promotion de l'investissement. Sept zones touristiques, toutes vierges, sont à protéger vaille que vaille contre l'envahissement du béton. Il s'agit des plages de Cap blanc (Boutlélis), les Andalouses, Aïn Franine, Kristel, Madagh (1), Madagh (2) et Mers El Hadjadj.
Dans sa dernière visite d'inspection et de travail qu'il a effectuée dans la wilaya d'Oran, le secrétaire d'Etat chargé du Tourisme, Hadj Saïd Mohamed Lamine, n'a pas hésité un seul instant à rejeter une étude portant sur le développement de la zone d'extension touristique de Aïn Franine, localité située à l'est d'Oran. «Gardez la forme naturelle de ce site en ne le bétonnant pas», a-t-il recommandé.
Le ton est à la délocalisation du pouvoir de décision en responsabilisant le pouvoir local dans de nouvelles missions en élargissant ses prérogatives quant aux attributions du foncier destiné à l'investissement dans le cadre du développement du tourisme. «La décentralisation de la décision donnant de larges prérogatives à la wilaya serait l'ultime solution idoine qui pourrait faire sortir le secteur du tourisme de son marasme le caractérisant depuis de longues années», ambitionne-t-on localement.
D'autant que les dossiers d'investissement dans le secteur, notamment dans le cadre des zones d'extension touristique, sont étudiés au niveau local par le Comité d'assistance et de localisation pour la promotion de l'investissement et de régulation foncière, Calpiref.

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