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«L'EXAMINITE»

La critique du système d'évaluation "à la française"

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De nombreux bacheliers n'ont pas une bonne maîtrise du françaisDe nombreux bacheliers n'ont pas une bonne maîtrise du français

«Je souhaite une révolution radicale qui fasse disparaître l'examen - tribunal avec ses juges et ses prévenus.» Georges Jean, pédagogue poète et écrivain

Entre la fin du XIXe et la première moitié du XXe siècle, chaque mois de juin, les officiels français célébraient avec faste le cérémonial annuel des six examens de sélection (sixième, certificat, Bepc, BE, bac 1° partie et bac 2° partie) pendant que les enfants du peuple souffraient dans le silence de leur pauvreté. Ils étaient laminés dès le primaire par la machine à broyer leurs rêves.
Une situation que ne vivent plus les écoliers et collégiens français depuis le dernier tiers du XX° siècle. Ce sont les enfants d'Algérie qui expérimentent l'arbitraire et l'injustice de trois examens de sélection (5°AP, brevet et bac)... deux siècles après leur création.
Dès le début du XXe siècle, déjà, les docimologues, à la suite de pédagogues novateurs, psychologues et médecins dénonçaient l'arbitraire de cette sélection. Venaient s'ajouter à leurs analyses, les voix autorisées d'éminentes personnalités du monde de l'éducation.
Elles condamnaient l'infernale faucheuse de génies. Ces critiques fondées ont été prises en compte par les pays anglo-saxons qui ont reformé leur système d'évaluation, plus particulièrement pour le passage d'un cycle à un autre et à l'université. La France et ses anciennes colonies sont restées figées avec les conséquences que l'on connaît (fuites, triches, redoublements...).
En 2009, sonnette d'alarme du ministère français de l'Education: les redoublements, une spécialité du système scolaire français, coûtent 2 milliard d'euros chaque année.
Une somme à laquelle il faut ajouter des centaines de milliards de centimes pour la seule organisation de ces examens. La même année, le président de la Sorbonne lançait un pavé dans la mare avec un livre à charge: «L'arnaque du bac.» L'auteur donnait des chiffres alarmants de nouveaux bacheliers qui n'avaient pas une maîtrise suffisante de la langue française et dont une bonne partie allait faire les frais du décrochage dès la première année d'université. Ici quelques avis autorisés.
Des propos tranchants, sans complaisance, nourris d'humanisme et de pragmatisme pédagogiques.

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