TIC ET INTERNET

L'Algérie relève le défi du «large bande»

M. Moussa Benhamadi, ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, vient d'annoncer à partir de Genève où il participe au sommet mondial des télécommunications (ITU World 2011), qu'une «commission nationale pour le large bande (haut débit, très haut débit) sera bientôt créée en Algérie». L'Algérie participe pour la première fois au «ITU Télécom World», un salon consacré aux TIC et qui se déroule dans la ville suisse depuis le 24 octobre dernier. La participation à ce salon «confortera davantage» l'Algérie dans «la démarche qu'elle vient d'engager lors de la session 2011 du Conseil de l'UIT qui s'est tenu à Genève du 11 au 21 octobre», a également souligné le département de Benhamadi. Cette déclaration du patron des TIC algérien intervient alors que la Commission de l'ONU sur le large bande (très haut débit Internet) a fixé quatre objectifs mondiaux en la matière, portant sur «les politiques générales, l'accessibilité financière et la mise en place du large bande», comme l'a d'ailleurs indiqué, hier, l'Union internationale des télécommunications (UIT) basée à Genève. Ainsi, à sa quatrième réunion, la commission entérine de nouveaux objectifs concernant le large bande et lance un «défi du large bande» à l'échelle mondiale. La commission onusienne
«Le large bande au service du développement numérique» a, au même moment, adopté quatre nouveaux objectifs «ambitieux mais réalisables», relève-t-on et que les pays du monde entier devront s'efforcer d'atteindre pour faire en sorte que leur population participe pleinement aux sociétés du savoir de demain.
Le premier de ces objectifs précités consiste en «l'intégration du large bande dans la politique en matière de service universel». Il est donc attendu que d'ici à 2015, la totalité des pays dispose d'un plan ou d'une stratégie au niveau national dans le domaine du large bande ou intégrer le large bande dans leurs définitions sur l'accès et le service universel. Le second objectif consiste à «rendre le large bande financièrement abordable». D'ici à 2015, des services à large bande de base devraient être mis à la portée des pays en développement par le biais d'une réglementation appropriée et des mécanismes du marché (montant inférieur à 5% du revenu mensuel moyen par exemple). Le troisième objectif vise à connecter les ménages au large bande».
L'horizon 2015 verra en outre 40% des ménages des pays en développement accéder à l'Internet.
Le quatrième objectif arrêté par l'ONU vise à «connecter massivement les peuples». Vers 2015 le taux de pénétration des utilisateurs de l'Internet devrait atteindre 60% à l'échelle mondiale, 50% dans les pays en développement et 15% dans les pays les moins avancés (PMA). «Ces objectifs sont ambitieux mais réalisables, compte tenu de la volonté et de l'engagement politiques de la part des gouvernements, qui oeuvrent en partenariat avec le secteur privé», a déclaré le Dr Hamadoun Touré, secrétaire général de l'UIT, qui assure la vice-présidence de la Commission, conjointement avec la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova.
L'UIT émettra ensuite un rapport annuel sur le large bande en établissant un classement des pays à travers le monde en ce qui concerne les politiques générales, l'accessibilité financière et la mise en place du large bande. Signalons qu'à l'occasion de ce sommet mondial des télécommunications, deux conventions ont été signées par le Mptic (Ministère de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication) avec les firmes Nokia, Siemens Network et Huawei, pour la création en Algérie de centres de formation et d'innovation.