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Benachenhou seul contre tous

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A quelque chose malheur est bon. Auparavant, lorsque je demandais l´arrestation de pilleurs, on me disait que cela pourrait porter atteinte à l´image du pays et au tourisme.
Les propos sont ceux de Malika Hached, la rouquine du Tassili qui porte les montagnes du Grand Sud dans ses tripes depuis plus de vingt ans. Cette universitaire-chercheur, qui a écrit plusieurs ouvrages sur l´histoire et la préhistoire de la région et qui a été la directrice de l´Office du parc national du Tassili (Opnt), est, sur cette question, sur la même longueur d´onde que Khalida Toumi, la rouquine de Kouba. Toutes les deux dénoncent les restrictions budgétaires qu´impose Abdelatif Benachenhou au secteur de la culture dans la loi de finances 2005. L´affaire des touristes allemands pilleurs leur offre un argument de poids face à la logique orthodoxe du grand argentier du pays: il faut des moyens financiers, matériels et humains pour surveiller et protéger un territoire de 80.000 mètres carrés.
La brouille entre Khalida Toumi et son collègue du gouvernement ne date pas d´aujourd´hui. Le courant ne passe plus entre les deux ministres. Le problème, c´est qu´ils ont raison tous les deux, s´ils restent enfermés dans leur propre logique. La ministre de la Culture a raison de demander des sous pour aider son secteur à se développer, car il est dans un état plus que lamentable : les livres sont inabordables, les salles de théâtre et de cinéma sont à l´abandon, les sites et les richesses archéologiques sont livrés aux pillards. Les revues éducatives spécialisées sont inexistantes. Les auteurs et les créateurs sont oubliés et marginalisés. L´enseignement de la musique est dans un état embryonnaire.
Le grand argentier lui oppose la logique de la rentabilité. Le cinéma est une industrie qui doit dégager des bénéfices et s´autofinancer. C´est généralement l´initiative privée qui permet de sponsoriser, de rentabiliser, ou de valoriser les spectacles, l´édition, la restauration des musées. L´exemple étranger montre que des millions de touristes visitent chaque année Notre-Dame de Paris, le Parthénon d´Athènes, la grande pyramide de Giseh en Egypte, la Tour de Pise en Italie, le Taj Mahal en Inde, la statue de la Liberté à New York, les ruines de Machu Pichu en Amérique latine. Ces monuments génèrent des recettes en devises qui non seulement permettent d´assurer leur entretien mais aussi contribuent à renflouer les caisses de l´Etat.
Pour arriver à des résultats similaires en Algérie, ce n´est pas une brouille entre Khalida Toumi et Abdelatif Benachenhou qui arrangera les choses. Au contraire, les deux ministres devraient travailler la main dans la main, en étroite collaboration avec les autres départements ou directions du pays : le tourisme, l´artisanat, la Dgsn, la douane, la formation professionnelle, les collectivités locales, etc. Lorsque Benachenhou dit que l´Etat dépense trop pour le citoyen, il a raison dans l´absolu. Mais lorsque on y regarde de près, on voit que généralement, cet argent n´arrive pas aux concernés. Les services publics ne fonctionnent pas comme il se doit. En dépensant moins d´argent, nos voisins immédiats (Maroc, Tunisie, Egypte) assurent de l´eau au robinet 24h sur 24, ont des hôpitaux qui fonctionnent mieux, des routes en meilleur état, moins de dérangements au téléphone, des salles de cinéma ou de théâtre qui ne sont pas des dépotoirs, et en plus, ils savent tirer un meilleur profit de leur soleil ou de leurs plages, qui ne sont pas polluées et qui attirent des millions de touristes. Khalida Toumi et Benachenhou ont raison tous les deux, ou ils ont tort tous les deux. Leurs désaccords étalés à la une des journaux sont le signe qu´il y a des couacs et des lézardes dans la solidarité gouvernementale et parlementaire.

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