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Alger, dechra sans carnaval

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Alger accueillant le Nepad est la capitale de l´Afrique, elle est la plaque tournante de l´Otan, le carrefour d´Interpol, la promenade des Anglais de la Ligue arabe en avril 2005. Les qualificatifs dithyrambiques fleurissent.
Pourtant, les effets de ce ballet diplomatique ne sont pas que positifs sur la vie de la cité. Ils se répercutent négativement sur le vécu quotidien des habitants de la capitale. Rues fermées, embouteillages monstres, pics de pollution, retards au travail pour les adultes et à l´école pour les gosses. Qu´on se rappelle les années 60 et 70. Alger était considérée comme la Mecque des révolutionnaires. Elle accueillait les mouvements de libération du monde entier. Oui, la capitale, qui avait chèrement arraché son indépendance, se devait à ce devoir de solidarité. Il n´y a pas à discuter là-dessus.
Dans le même temps, la ville méditerranéenne, qu´on appelait Alger la Blanche, se clochardisait, les détritus s´amoncelaient, ses enfants cherchaient à la fuir. Crise de logement, pénuries en tous genres, on voyait apparaître tous les jours de nouveaux fléaux sociaux. A partir de cinq ou six heures du soir, les principales rues se vidaient, les commerces baissaient rideau, les salles de cinéma, qui avaient été de véritables bijoux, devenaient lugubres. Ce qu´elles n´ont jamais cessé d´être depuis cette date. La majorité ont changé de main et de vocation. Aujourd´hui, le tamtam de la propagande a repris du service pour rabâcher les mêmes litanies à la gloire d´Alger, capitale de tout et de rien. Après plus d´une dizaine d´années de boycott sans nom, il était important qu´Alger renoue les fils cassés de sa diplomatie. On n´en disconvient pas. Mais de là à négliger la vie de tous les jours de ses trois millions d´habitants, il n´y a qu´un pas qu´on hésitera à franchir.
On dit généralement que la politique extérieure d´un pays n´est qu´un reflet de sa politique interne. Cet adage n´est pas vérifié en Algérie. On préfère le clinquant à l´extérieur tout en favorisant la morosité à l´intérieur. Trente ans de dirigisme tous azimuts et dix ans de violence terroriste ont transformé le visage d´Alger. Ils lui ont fait perdre ses charmes et ses attraits de ville méditerranéenne où il fait bon vivre.
Les ministres et les chefs d´Etat étrangers ne connaissent d´Alger que ses salons d´honneur, ses palais et ses djenane el mithaq.
Quant à la ville, elle, elle souhaiterait accueillir les citoyens du monde, leur présenter ses monuments, ses rues animées, ses salles de spectacle, ses magasins achalandés, ses restaurants aux menus variés et bon marché, l´hospitalité légendaire de ses habitants, le jasmin de ses jardins? Que tous ces touristes ou simples visiteurs ne craignent pas d´être volés, agressés, arnaqués à tout bout de champ ou de rue. Au lieu de cela, Alger est devenu une grande dechra sans carnaval, sans joie, sans rire. Pourquoi? Regardez-nous. Dès 20 heures, on se terre chez nous. Pourquoi? Qui est responsable de cette situation?
Le gouvernement? Le wali? Pourquoi Alger est-elle devenue une ville dortoir sans théâtre, sans salle de ciné, sans librairie digne de ce nom? Alger capitale de l´Afrique et du monde arabe? Pourquoi pas? Il suffirait de presque rien. Ses atouts sont énormes et variés. La mer, le soleil, son architecture à nulle autre pareille, sa baie qui s´ouvre comme un croissant de lune, la gouaille communicative de ses habitants, cette topographie qui descend en amphithéâtre vers la Méditerranée, c´est notre ville et on l´aime. C´est la raison pour laquelle on supporte si peu de la voir amocher et défigurer.

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