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Les ministres passent le bac

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Le chef de l´Etat a décidé d´entamer les procédures devant conduire à la dissolution du Parlement, a annoncé le Premier ministre à l´issue d´un entretien avec le président de la République. Cela se passe au Portugal et l´événement ne concerne ni de près ni de loin l´Algérie, Abdelaziz Bouteflika et Ahmed Ouyahia.
C´est que le régime algérien, qui n´en a pas fini de savourer son état de grâce depuis le 8 avril, n´a plus de souci à se faire. La mer est calme et les bateaux sont rentrés. Le rythme de croisière est vraiment atteint avec Bouteflika II. Que les députés se rebiffent et ruent dans les brancards, rejetant l´essentiel des dispositions concoctées par Benachenhou, cela ne dérange personne, et surtout pas la quiétude olympienne du président, qui a bien sûr d´autres chats à fouetter. Il se rend à Berne, après Ouagadougou, reçoit entre-temps ses pairs du Nepad. Avec un emploi du temps aussi chargé, il n´a pas le coeur à écouter les petites ruades dans les brancards des élus du peuple. Pourquoi dissoudre le Parlement.
Il remplit bien son rôle d´assemblée alibi. Les vraies décisions sont prises ailleurs. Le président se permet même le luxe après cinq ans à la tête du pays, d´aller enfin rendre visite au palais Zirout pour rendre hommage à feu Rabah Bitat, l´un des pères de la révolution de Novembre.
Mais surtout, le vrai motif de satisfaction pour les princes qui nous gouvernent, vient de la mise au pas de la presse. Enfin, Benchicou derrière les barreaux, le Matin disparu des étals, Chahines avalé son sifflet.
On peut respirer. Les révélations de dernière minute en page 24, c´est du passé. On peut dormir tranquille.
Le peuple lui-même est fatigué des incertitudes des lendemains, des coups d´Etat permanents, de l´instabilité, de la dispersion des centres d´intérêt. Maintenant que le chef de l´Etat a récupéré, comme il l´a toujours souhaité, l´essentiel de ses prérogatives, il n´y a plus de souci à se faire. Le peuple donc est content. Pour qu´on le laisse en paix, il est prêt à plébisciter sans sourciller un projet de concorde ou de réconciliation nationale.
Pendant ce temps, le monde peut continuer à bruisser de la fureur de la rue, comme à Rome, où l´ancien président de la commission européenne est tout heureux de prendre la tête des manifestations, pour dénoncer une baisse des impôts faite au profit des riches décidée par le gouvernement de Silvio Berlusconi. Comme c´est loin de nous, toute cette agitation.
Le régime algérien est comme un régime de dattes. Il mûrit et se bonifie avec le temps. Il prend de la bedaine et de la bouteille. Pépère.
Après tout, pourquoi pas? Nous aspirons tous à la stabilité, au maintien de l´emploi. Au retour de la croissance. Des caisses du Trésor pleines à craquer de dinars et de dollars. Des puits de pétrole qui coulent à flots. On n´a pas besoin de ministres pour faire tourner la baraque, ni de députés pour voter les lois. Quand le président veut vraiment faire passer un texte, il a recours aux ordonnances. Il n´entend pas le bruit des crottes que s´envoient les ministres. Si le chef du gouvernement n´est pas en mesure de jouer les pions dans la cour de récréation gouvernementale, c´est son affaire. Tout ce que peut faire le président, c´est de recevoir un à un les ministres, pour leur faire passer un oral. Les notes ne sont pas disqualifiantes.
«Vous me recopierez cent fois : je ne dois pas traîner dans les couloirs du Parlement. Et je ne dois pas l´ouvrir devant les journalistes.» Rompez!

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