Prévisions pour le 22 Septembre 2018

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 Biskra Min 20 °C Max 32 °C
34
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30
 Tlemcen Min 17 °C Max 27 °C
32
 Alger Min 19 °C Max 27 °C
34
 Saïda Min 16 °C Max 28 °C
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 Annaba Min 22 °C Max 26 °C
4
 Mascara Min 15 °C Max 29 °C
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 Ouargla Min 24 °C Max 32 °C
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 Oran Min 20 °C Max 30 °C
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 Illizi Min 22 °C Max 36 °C
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 Tindouf Min 24 °C Max 36 °C
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 Khenchela Min 14 °C Max 22 °C
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 Mila Min 17 °C Max 27 °C
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Le Nord et le Sud

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Le réveillon frappe à notre porte. D´une part, des milliers d´Algériens ont réservé leur billet pour aller passer les fêtes de fin d´année de l´autre côté de la mer. D´autre part, disent les dépêches, des milliers de touristes nationaux et étrangers sont attendus au niveau des unités hôtelières de l´Entreprise de gestion touristique de l´ouest (Egto), implantées dans la région du sud-ouest du pays, notamment à Béchar, Beni Abbas, Taghit et Timimoun, selon les directions des unités. D´abord admirez la précision: lorsqu´on dit des milliers, on laisse le soin au lecteur de mettre le nombre de zéros: cela peut aller de 2000 à 999.000. Les écarts sont énormes. L´essentiel est que le chiffre n´atteigne pas le million. Ensuite, remarquez que si les Algériens sont attirés par l´Europe, où Paris reste la destination la plus prisée, les Européens, eux, préfèrent notre grand Sud: notamment certaines oasis de prédilection comme Tamanrasset et Djanet au Tassili, Hoggar, Ghardaïa au M´zab, et Taghit Timimoun dans la région des Ksour. Ça pour ce qui est du tourisme. Les Occidentaux choisissent d´autres pistes d´atterrissage lorsqu´il s´agit du pétrole et des hydrocarbures. On se demande ce qu´on serait devenus sans notre Sahara aux immenses richesses : soleil, sable fin et or noir. A Beni Abbas, le clou des festivités de cette fin d´année, qui s´étalera du 25 décembre 2004 au 25 janvier 2005, est constitué par le Marathon international de cette ville, qui attire plus de 100 athlètes étrangers, qui concourront aux côtés des nationaux. A Taghit, c´est le folklore qui est à l´honneur, avec un riche programme culturel animé par des troupes et artistes locaux. Alors que Timimoun, l´oasis rouge, a mis l´accent sur la 5e édition du Marathon des dunes, rehaussé par des expositions de l´artisanat traditionnel et des visites guidées dans les sites de la région du Gourara.
Quant à Tamanrasset, qui doit abriter le Festival international du tourisme, et à Djanet, il paraît qu´on va organiser des réveillons au clair de lune au Hoggar et au Tassili. On ne vous dit que ça. Par conséquent, pendant qu´on va au Nord, les gens du Nord, eux, viennent chez nous. C´est normal. C´est le mouvement perpétuel. Les pôles opposés s´attirent l´un et l´autre.
Mais si l´on regarde de près, on verrait que l´échange est inégal. On est plus nombreux à vouloir aller vers le Nord. Non pas que les gens du Nord ne veulent pas venir chez nous : il n´y a qu´à voir le rush vers les destinations de Djerba en Tunisie ou de Marrakech au Maroc.
Ce n´est pas seulement notre sens de l´hospitalité qui en a pris un coup. Notre portefeuille aussi.
La vérité est la suivante : pendant des décennies, nous avons tout fait pour dissuader les gens de venir chez nous. Comme si on avait quelque chose à cacher. On avait feint d´oublier que le tourisme pouvait être une activité rentable , saine, créatrice d´emplois, beaucoup moins polluante que la pétrochimie ou les engrais phosphatés.
Aujourd´hui qu´on en parle et qu´on veut renverser la vapeur, on s´aperçoit que les dégâts de l´enfermement volontaire sur notre tourisme sont énormes. On ne peut pas effacer d´un trait de plume les méfaits laissés par des décennies de bureaucratie, mâtinées de dix ans de violence en tout genre, pendant lesquels les étrangers qui séjournent dans notre pays sont tirés comme des lapins ou égorgés comme des moutons.
La bureaucratie elle-même est une forme de violence. Là où elle passe, l´herbe ne repousse pas.
Au jour du jugement dernier, il y aura bien une petite voix ironique qui demandera des comptes à ces dictateurs de la bureaucratie: «Dis, qu´as-tu fait de ton soleil et de ton sable fin?»

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