Prévisions pour le 25 Septembre 2018

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Made in China

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Un survêtement ou un jogging à 800 dinars, voire à 600 dinars quand vous savez marchander. Une paire de chaussures pour seulement 500 dinars. Avouez que c´est abordable, même pour les petites bourses. Il y a à peine deux ou trois ans, les mêmes effets se négociaient à pas moins de 2000 dinars. Renseignement pris, ce sont des produits fabriqués en Chine, arrivés chez nous via les pays du Golfe ou d´autres filières, asiatiques ou turques. L´industrie textile locale a été coulée d´abord par les importations massives de friperie. Cette dernière était accusée de tous les maux, entre autres de transformer notre pays en dépotoir, mais aussi de véhiculer des maladies d´un autre âge, comme la gale, la leishmaniose, voire la tuberculose ou la peste bubonique, dont la résurgence, en ce début de troisième millénaire, chez nous a suscité moult interrogations. C´est vrai que la paupérisation induite par les deux décennies noire et rouge a plongé dans la précarité de larges couches de la population, lesquelles , dans leur descente aux enfers, se sont rabattues sur ces produits de substitution pour s´habiller décemment, d´autant plus qu´une friperie bien lavée, bien repassée et bien entretenue peut faire illusion et qu´une personne qui a du goût et qui sait s´habiller - surtout les femmes - peut arriver à jouer sur toutes les cordes de l´élégance avec des produits bon marché. C´est toute la magie de la séduction. Depuis quelque temps, le créneau de l´habillement est investi par les produits made in China, arrivant à proposer des articles neufs et parfois de bonne facture et à concurrencer la friperie. En fait, il y a longtemps que les produits chinois ont envahi les marchés du monde entier, d´autant plus que les pays occidentaux se sont plus ou moins délestés du prêt-à-porter, au profit des dragons asiatiques, où la main-d´oeuvre est moins chère. Ils arrivent donc chez nous avec un certain retard. Ce qu´on remarque, c´est que le marché algérien s´organise petit à petit. Le réseau se met en place. Le neuf made in China prend le relais de la friperie. Les industriels du textile algérien ne profitent donc pas du recul de la friperie: c´est tant pis ou tant mieux. Dans ce domaine comme ailleurs, la concurrence joue à fond et l´ouverture du marché ne connaît qu´une seule règle : celle de la compétitivité et de l´investissement.
Les produits chinois ne concernent pas que le prêt-à-porter. Il suffit de quelques gouttes de pluie et voilà des parapluies alignés en ronds d´oignons sur les rues piétonnières de Khelifa Boukhalfa (ex-Clauzel) ou de Ferhat Boussad (Meissonnier) à Alger, le long de la chaussée. Un marketing bien huilé et un sens de l´opportunisme commercial incroyable. De leur côté, les femmes prennent d´assaut les marchands qui proposent des boîtes de maquillage, des parfums, des barrettes, des pinces à cheveux, des bas, des foulards, à des prix défiant toute concurrence, 100 à 200 dinars pour des articles contrefaits. Ces produits s´adressent bien entendu aux petites bourses, mais à cause du nivellement par le bas, celles-ci sont de plus en plus nombreuses. Pour les Chinois, le savoir-faire commence par le savoir copier. Il est certain par exemple que dans le secteur du matériel informatique, un Algérien moyen ne pourrait pas se payer un PC s´il ne s´équipait pas en produits dits taïwan.
De prime abord, il est difficile de savoir quelle est la part de l´informel dans ce commerce juteux et florissant, mais toujours est-il que les petites (et même moyennes) bourses y trouvent leur compte. Ce qu´on peut dire en revanche, c´est que même dans le domaine de l´organisation du marché, les Algériens ont beaucoup à apprendre auprès des Chinois, alors que pendant longtemps, nous n´avons su gérer que la pénurie.

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