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Les pots cassés

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Les autorités monétaires algériennes ne voient pas d´un très bon oeil les performances de l´euro par rapport au dollar. A les entendre, on devrait plutôt parler de contre-performances de la monnaie européenne par rapport à sa rivale américaine. Dans la pratique, cela se traduit comment pour les Algériens ? Sachant que les recettes hydrocarbures sont libellées en dollars, les réserves de change de l´Algérie perdent 20 % de leur pouvoir d´achat, d´autant plus que la facture des importations se voit gonflée du fait que près de 65 % de nos importations proviennent de la zone euro, et que le service de la dette extérieure, dont 35 % sont libellés en monnaie européenne, entraînera des surcoûts inattendus. Après avoir dépassé le seuil symbolique de 1,35 dollar US, l´euro est bien parti pour battre de nouveaux records au cours de l´année 2005. Les économistes de la place de Londres, dont Steven Pearson, expliquent que les investisseurs continuent à se détourner du dollar en raison des déséquilibres de l´économie américaine, notamment «les énormes déficits des comptes courants et du budget». Ce seuil de 1,35 dollar était présenté par les cambistes comme étant le seuil à partir duquel la Banque centrale européenne pourrait intervenir physiquement sur les marchés des changes. Seulement voilà: c´est la cacophonie qui prédomine, les gouvernements de la zone euro affichant ouvertement leurs divergences face à la flambée de leur monnaie. Ainsi donc, l´euro, qui a vu le jour en 1999 et qui vient à peine de fêter ses cinq ans, est déjà, comme on dit chez nous «un bébé avec des moustaches».
Cette situation cependant inquiète moins l´administration Bush que la Banque centrale européenne. Le premier nommé n´y voit que bénéf. En laissant glisser le billet vert, il espère financer son déficit budgétaire et doper les exportations américaines, notamment vers les pays de la zone euro. Ces derniers en revanche craignent que la dépréciation du dollar ne pèse sur les exportations, tout en réduisant la facture pétrolière. Deux voix essentiellement ont étalé leurs divergences: celle du ministre français des Finances, Hervé Gaymard, qui avait averti jeudi que la chute du dollar pouvait devenir catastrophique «sur le plan mondial», et celle de son homologue néerlandais, Guerrit Zalm, dont le pays préside l´Union européenne, et qui a déclaré: «Si on se souvient qu´à son lancement l´euro valait environ 1,20 dollar, l´appréciation de la devise européenne se limite à 10 %. L´euro évalue donc dans des marges encore acceptables». Comme pour confirmer cet optimisme néerlandais, l´Allemand Otmar Issing, chef économiste de l´institut monétaire ne revoit pas à la baisse ses prévisions de croissance, qu´il situe entre 1,4 % et 2,4 % pour l´année prochaine. Quant à la BCE, elle ne souhaite pas prendre le risque d´une intervention isolée sur le marché des changes.
«L´expérience des trente dernières années a montré que les banques centrales devraient s´orienter vers la stabilité des prix, et non vers un niveau donné de taux de change». Et pour reprendre les termes du président de la Bundesbank, Axel Weber: «Les hommes politiques ne devraient pas en demander plus à une banque centrale». Une fois de plus, aussi bien les gouvernements que les autorités monétaires des Etats-Unis et de l´Union européenne décident de laisser jouer les lois du marché, n´apportant que de légers correctifs. Certes, les touristes américains en visite dans les pays de la zone euro voient fondre leur pouvoir d´achat. Ils sont obligés de compter leurs sous, vu qu´avec le même budget, ils ne peuvent pas se payer autant de choses qu´auparavant. Quant à l´Algérie, et malgré les remarques faites à juste titre par le grand argentier Abdelatif Benachenhou, on ne voit pas très bien quelles mesures pourraient être prises pour enrayer les répercussions négatives du dollar sur l´érosion de nos réserves de change et sur l´augmentation de notre facture à l´importation. A ce niveau-là, lorsque les géants se battent, ce sont les nains qui paient les pots cassés.

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