Prévisions pour le 27 Septembre 2018

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La drogue ne fait pas autant de bruit que les séismes et les tsunamis, mais quand elle frappe dans une famille, elle fait mal et ses ravages laissent des traces indélébiles. Les adolescents, qui cherchent leur voie en vivant les crises de leur âge, sont les premières victimes de ses méfaits. Les parents, qui sont pris par leur travail et par les préoccupations de la vie quotidienne, restent généralement sourds aux appels de détresse de leur progéniture jusqu´au jour où le mal apparaît dans toute sa nudité. On s´aperçoit alors que le mal est déjà fait et qu´il est très difficile d´y remédier.
La toxicomanie est vue dans les familles algériennes comme un tabou, quelque chose dont on ne parle pas, un peu comme l´alcoolisme, voire le sida, cet autre fléau du XXe siècle.
En fait, il y a une différence entre l´alcool et la drogue. Un adolescent qui a bu un verre, on le reconnaît immédiatement, ne serait-ce qu´à l´odeur. Et puis les débits de boissons sont signalés. Ils sont connus. Ce n´est pas la même chose avec la toxicomanie qui est une pratique plus insidieuse, plus underground, un rite qui se passe à l´insu des grands. Comment les parents peuvent-ils savoir que leur fils vient de se shooter ou de prendre un joint ? Des groupes de jeunes assis en groupe dans les quartiers se passent un mégot, on sait si c´est du tabac ou du cannabis. Les trafiquants, c´est-à-dire les dealers, suivent les lycéens, voire les collégiens jusque dans les cours de récréation des établissements scolaires, pour s´adonner à leur commerce illicite. Les parents, les enseignants autant que les services de police se trouvent démunis face à un tel fléau, et les adolescents sont livrés pieds et poings liés aux marchands de rêves, qui se transforment en cauchemar. Les victimes de la drogue sont obligés de mentir, parfois de commettre des petits larcins, pour trouver la petite somme d´argent qui leur permettra d´acheter leur dose. Mais ils sont de plus en plus accros et de plus en plus dépendants. Et la descente en enfer n´a plus de fin. Il faut des doses toujours plus importantes, encore plus coûteuses. On est à la recherche de sensations toujours plus fortes. On veut planer toujours plus haut, voir des couleurs qu´on n´a pas encore vues, connaître un paradis artificiel qu´on n´a pas encore pu visiter. Mais c´est impossible. Car c´est une spirale sans fin. Vous voulez planer mais vous êtes entraîné vers des gouffres sans fond. Pour échapper à l´emprise de la drogue, on essaie de le remplacer par l´alcool. Peine perdue. On finit par tout mélanger, la drogue, l´alcool, le tabac. On délaisse son travail ou ses études. On n´est plus que l´esclave soumis de ce maître d´un nouveau genre. Un maître sans pitié qui vous écrase et cherche à vous humilier, toujours un peu plus, jusqu´à faire de sa proie une loque, un déchet humain. C´est la raison pour laquelle des institutions comme l´Organisation nationale des associations pour la sauvegarde de la jeunesse (Onasj) qui lance une expérience dite «Samu scolaire», visent à renforcer la stratégie de lutte contre la drogue, la délinquance et la violence dans les milieux des jeunes par un travail de terrain et de proximité. Constitué de cent éléments dont des médecins, psychologues, éducateurs, sociologues et assistantes sociales, le Samu scolaire a pour mission de mener des interventions directes dans les quartiers et les milieux scolaires. Un bus et trois numéros verts sont à sa disposition pour mener à bien ses tâches. Par ailleurs , des cellules d´écoute et de proximité, dotées de numéros verts, ont été mises en place par la sûreté de wilaya d´Alger, au niveau de treize sûretés de daïra.
La toxicomanie est un phénomène qui a des ramifications internationales, puisque la drogue est produite dans un lieu et commercialisée dans un autre. D´où la nécessité de coordonner les actions, au moins à l´échelle de la Méditerranée, entre les pays qui constituent les deux rives nord et sud.

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