Prévisions pour le 24 Septembre 2018

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Ne le dites pas à Enrico !

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Les dernières déclarations faites par Aziz sur la Chaîne III de la radio algérienne ont dû laisser pantois les auditeurs de cette vénérable chaîne. Aziz, vous ne l´avez peut-être pas deviné, c´est Abdelaziz Belkhadem. Certes, nous n´avons pas gardé les vaches ensemble et rien ne nous permet de l´appeler par son diminutif, mais cette manière qu´il a de secouer le cocotier de la Ligue arabe, ce machin créé par les Britanniques en 1945 pour faire de la gestion des affaires arabes une annexe du ministère des Affaires étrangères égyptiennes, l´a soudain rendu sympathique, lui le barbe-FLN qu´on soupçonnait tirer sa légitimité des relents rétrogrades du baasisme ! Et le voilà qui enfonce le clou en disant que rien ne s´oppose plus à l´adhésion de l´Algérie à l´organisation de la Francophonie, dès lors que sont découplées les questions politiques et culturelles (ou quelque chose d´approchant).
Le fait est là : la diplomatie algérienne, sous Belkhadem, est en train de casser les tabous. S´il continue sur la lancée, il risque d´aller lui-même supplier Enrico Macias de venir chanter en Algérie.
Il organisera le spectacle, accueillera Enrico au salon d´honneur de l´aéroport de Constantine, lui servira de guide pour une randonnée dans l´antique Cirta et sa médina.
Il chantera même avec lui «Enfants de tous pays, unissez-vous» et ensuite «Oh, qu´elles sont jolies les filles de mon pays». Ce Belkhadem nouveau est arrivé avec la nouvelle année 2005, bien revigoré par un réveillon au leben et aux dattes fourrées sur les hauteurs d´El Mouradia. Rien ne le prédestinait à un tel parcours, mais désormais il ne faut s´étonner de rien. Barbe-FLN mâtiné d´un zeste de redressement, il s´est révélé plus fin et plus manoeuvrier qu´il n´y paraissait de prime abord. Il n´y a qu´à voir sa gestion acrobatique de la crise du FLN. Le vieux parti tangue, prend eau de toutes parts, ses voiles sont percées par le vent, le mât tient à peine debout, les membres de l´équipage s´entredéchirent et s´envoient des boulettes, mais le capitaine Aziz maintient le cap : à bâbord toutes pour la tenue du huitième congrès-bis avec la participation de toutes les composantes. C´est soit de la clairvoyance, soit du masochisme, soit du cynisme, soit un breuvage de tout cela à la fois, mais le capitaine garde son flegme face à la tempête.
Certes, la réforme de la Ligue arabe, le traité d´amitié avec la France, l´entrée dans la Francophonie, la remise sur pied de l´Union du Maghreb arabe, tout cela est encore dans les limbes approximatives de la politique, même pas à l´état de projets, d´autant plus que l´homme, qui est censé être à la tête de la première formation politique du pays, ne s´est pas exprimé sur les questions sociales et politiques, dont la réforme du code de la famille, la défense du pouvoir d´achat, la sauvegarde des postes d´emploi, la déliquescence des caisses de la sécurité sociale, les atteintes à la liberté d´expression, mais n´oublions pas que pour l´heure il ne se permet de s´exprimer qu´en tant que chef de la diplomatie. Les questions de projet de société, voire de société de projets sont-elles laissées au programme politique du huitième congrès? Les comptes bancaires du FLN ayant été gelés par une décision de justice, on peut supposer que ses idées aussi le sont. Ce serait une manière bien algérienne de toujours suspendre les questions brûlantes de l´heure aux échéances à venir.
On attend de voir le Belkhadem que révélera ce prochain quinquennat, ou tout au moins cette année 2005! S´il tient ses promesses, on pourra lui crier : sacré Enrico!
Euh pardon, sacré Aziz!

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