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Ben Bella point com

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Invité au plateau de la chaîne El Arabia, qui émet à partir de nulle part, l´ancien président Ahmed Ben Bella s´est vu poser d´entrée de jeu cette question: «Pourquoi l´Algérie, malgré ses potentialités pétrolières, n´arrive-t-elle pas à éradiquer la pauvreté, au contraire des pays du Golfe, qui ont su mieux gérer leur décollage économique?». L´animateur télé était très malin, puisqu´il s´est basé, pour poser cette question piège, sur les écrits mêmes des journaux algériens. Pour sa part, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a pris la mouche après la dernière déclaration de notre chef de la diplomatie, Abdelaziz Belkhadem, qui a traité la Ligue arabe d´annexe du ministère égyptien des Affaires étrangères.
Tout laisse croire qu´à la veille du sommet des chefs d´Etat arabes à Alger, au mois de mars 2005 prochain, le torchon brûle entre Alger et le Caire, - ce dernier étant soutenu par les capitales de l´Orient arabe. Sur ce, pouvons-nous affirmer qu´il existe une rivalité entre le Machreq et le Maghreb arabes? Ce serait peut-être aller vite en besogne, car les choses ne sont pas aussi simples. D´abord, on ne pourra pas passer à la trappe le fait que le Maroc, solidarité royale oblige, a des atomes crochus naturels avec les monarchies et les émirats du Golfe. Ces dernières, pour des raisons à la fois historiques et de proximité géographique, s´accommodent très bien du leadership culturel de l´Egypte, malgré le régime républicain de cette dernière, qui aurait pu la rapprocher davantage de l´Algérie. Comme quoi, la nature d´un régime politique peut jouer dans un sens mais pas dans l´autre. On peut remarquer en tout cas que depuis la disparition de Nasser, l´Egypte de Sadate puis de Moubarak a renforcé ses liens avec les monarchies du Golfe, notamment après la signature des accords de Camp David, et l´abandon de ses positions anti-impérialistes et tiers-mondistes. On avait vu que le Caire était sur la même longueur d´onde que Riyad sur la question de la République islamique des Ayatollah à la fin des années soixante-dix, sur la guerre irako-iranienne, sur l´invasion du Koweit par Saddam Hussein. On peut citer ainsi toute une série d´événements politiques ou diplomatiques dans lesquels le Caire et Riyad s´étaient retrouvés dans la même tranchée. Le moins qu´on puisse dire est que Rabat partageait les mêmes points de vue.
Le fait nouveau dans tout cet échange d´amabilités entre Alger et le Caire vient du projet Grand Moyen-Orient soumis par George Bush junior au sommet du G8. Hosni Moubarak et le prince héritier Abdellah d´Arabie Saoudite ont émis plus que des réserves et ont décliné l´invitation à participer au sommet du G8. C´était plus qu´une grippe diplomatique. Une vraie pneumonie, dont le virus ne cesse d´empoisonner les relations entre le Maghreb, qui a amorcé sa démocratisation, et le Machrek, qui traîne les pieds.
Les gens de l´Orient nous disent en substance: «Vous feriez mieux de balayer devant votre porte. Il y a longtemps que nous avons viré notre cuti et amorcé notre développement économique, alors que vous en êtes encore à gloser sur des questions de gouvernance. La Bourse et l´économie de marché n´ont pas de secret pour nous. Ce n´est pas votre cas, et notre PIB est parmi les plus élevés au monde». C´est aussi une question de formatage. Entre le Maghreb et l´Orient, les points de convergence sont nombreux: la langue, l´histoire, la religion, la géographie, mais ce qui manque, c´est bien entendu la complémentarité économique, commerciale et politique. L´Algérie est passée trop vite d´un régime de parti unique au pluralisme. Elle a eu également à faire face à un cauchemar sécuritaire sans précédent dans l´histoire. Les pays de l´Orient arabe, qui ont muselé les voies de l´opposition et de la liberté d´expression, sont rattrapés malgré eux par la même hydre intégriste. A l´heure des chaînes satellitaires et de l´Internet, il n´est plus permis aux uns et aux autres de se cacher derrière des rideaux idéologiques ou d´échanger par médias interposés des propos aigres-doux pour se dédouaner des réformes indispensables. Quand le monde arabe s´éveillera, le chameau verra la bosse qui est sur son propre dos.

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