Prévisions pour le 23 Septembre 2018

 Adrar Min 27 °C Max 34 °C
23
 Laghouat Min 17 °C Max 28 °C
34
 Batna Min 12 °C Max 25 °C
34
 Biskra Min 19 °C Max 33 °C
34
 Tamanrasset Min 21 °C Max 30 °C
30
 Tlemcen Min 18 °C Max 28 °C
34
 Alger Min 19 °C Max 27 °C
32
 Saïda Min 17 °C Max 28 °C
34
 Annaba Min 21 °C Max 27 °C
32
 Mascara Min 16 °C Max 30 °C
32
 Ouargla Min 23 °C Max 33 °C
32
 Oran Min 21 °C Max 27 °C
32
 Illizi Min 22 °C Max 33 °C
28
 Tindouf Min 24 °C Max 35 °C
32
 Khenchela Min 11 °C Max 23 °C
30
 Mila Min 15 °C Max 28 °C
32
 Ghardaïa Min 19 °C Max 30 °C
32
Accueil |Chroniques | A pile ou face |

J’ordonne

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Le système politique algérien est un système hybride, mi-chèvre mi-chou, ni parlementaire ni présidentiel, basé sur le partage de la manne, sur les clans qu´il faut caresser dans le sens du poil, sur la dilution de la responsabilité et la multiplicité des centres de décision.
Malgré les grands efforts qui ont été faits pour le réformer, il n´a pas beaucoup évolué et l´on constate toujours les mêmes freins, venant des milieux qui vivent de la rente et du partage du gâteau pour empêcher toute tentative d´aller de l´avant.
Quelques exemples, si vous voulez bien, pour illustrer cet esprit rebelle au changement.
Commençons par le secteur bancaire. Abdelatif Benachenhou lui-même vient de révéler que la décision faite aux entreprises publiques de ne plus travailler avec les banques privées a mis en péril le devenir de quelque trente projets d´investissement, dont la valeur dépasse les cents milliards de dinars. Si ce n´est pas un montant faramineux ça, c´est qu´on n´y connaît rien.
Un autre exemple : l´importation des véhicules de moins de trois ans: le directeur des Douanes Sid-Ali Lebib a affirmé que ce sont généralement des véhicules volés et dont les documents sont falsifiés. On nage en plein dans le faux et usage de faux, avec à la clef, un surplus de travail inutile pour les services des Douanes. Il reste maintenant un troisième exemple, celui de l´interdiction des boissons alcoolisées. Outre que cette disposition de la loi de finances contrevient aux négociations d´adhésion à l´Organisation mondiale du commerce, on ne sait même pas comment promouvoir une activité hautement stratégique comme le tourisme en interdisant les vins. C´est comme si l´Exécutif coupait la branche sur laquelle il est assis.
Passe que le Parlement, toutes chambres confondues, nargue le premier argentier du pays sur des questions qui peuvent être considérées comme mineures, mais enfin, on peut aussi se demander si les partis de la coalition gouvernementale disposent d´une quelconque majorité à l´assemblée, sans compter le tiers présidentiel. La majorité à l´assemblée et au Parlement échappe au simple jeu de l´arithmétique.
C´est déjà une spécificité bien algérienne que les élus n´obéissent pas aux consignes de vote de leur chef de groupe parlementaire, transcendant les clivages traditionnels et le programme pour lequel ils ont été élus, voire celui du président de la République, que le gouvernement est censé mettre en oeuvre. L´effet instinct grégaire, comme la nécessité de sauvegarder des intérêts conjoncturels ou corporatistes, passe avant l´appartenance partisane ou l´intérêt du pays.
A l´heure qu´il est, on peut considérer qu´il n´y a pas de véritable médiation entre le gouvernement et le Parlement, malgré l´hégémonie des partis de l´alliance présidentielle, malgré le fait que les présidents des deux chambres sont d´obédience bouteflikienne, qu´il n´y a en quelque sorte personne pour jouer un rôle tampon entre les deux institutions.
On le voit tous les jours: le MSP, qui joue sur la technicité et la compétence de ses ministres technocrates, reste sur sa position de départ, celle de l´entrisme. Le RND dont le chef tient les rênes du gouvernement a tout intérêt à garder la balle au centre. Et le FLN? La grande énigme c´est effectivement celle du FLN, qui n´arrive pas à se dépêtrer de ses luttes intestines. Il est devant un dilemme cruel : ou il implose, ou il revient au-devant de la scène. On verra.
Et les députés? En fait, ils se désintéressent de ces questions politiques, ne s´occupant que de leurs cuisines internes, nouant des relations et des alliances conjoncturelles qui échappent au contrôle des partis. Tout cela peut amener le président à légiférer par ordonnance pour contourner le Parlement, mais aussi à aller résolument vers un régime présidentiel fort, qui lui donnera plus de pouvoir.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha