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D’Annaba à Hassi Messaoud

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En Algérie, l´activité industrielle génère presque immanquablement des poches de pauvreté, aussi naturellement que le pommier porte des pommes. Hier Annaba, aujourd´hui Hassi Messaoud , et toujours Oued Semmar , près d´Alger.
Vous implantez des usines, des ateliers, des complexes industriels, des derricks et des puits de pétrole, et tout de suite après apparaissent des bidonvilles, des décharges publiques, des oueds qui servent de réceptacles aux rejets polluants et toxiques qui menacent la santé des gens et détériorent l´environnement.
Quel lien de causalité existe-t-il entre l´activité économique et l´apparition des bidonvilles? A première vue aucun puisque cette activité est censée créer des emplois, fournir des salaires, des revenus mensuels ou annuels et donc des moyens financiers pour la construction de logements et le développement en parallèle des activités commerciales.
Tous ceux qui ont visité Annaba savent que c´est une très belle ville de la Méditerranée, une ville d´art, d´histoire, de civilisation, avec de très beaux vestiges et monuments historiques et archéologiques. C´est aussi une cité universitaire et culturelle qui fait d´elle un centre de rayonnement pour toute la région. Ses habitants allient douceur et savoir-vivre. C´est la raison pour laquelle on l´appelle Annaba la coquette. Et pourtant l´implantation d´une zone industrielle à Hadjar, au lieu d´être un moteur de développement et une chance pour l´amélioration du cadre de vie, a plutôt défiguré ce site merveilleux par l´érection sauvage d´une ceinture de bidonvilles où la précarité le dispute à la laideur. On peut dire la même chose de Hassi Messaoud. L´existence de compagnies étrangères et l´arrivée de travailleurs et de cadres d´un haut niveau venus des quatre coins du pays font d´elle une cité cosmopolite et bigarrée qui la hissent, par la force des choses, au rang de capitale économique du pays. Or, au lieu de rencontrer des bibliothèques, des librairies, des terrasses de café, des maisons de la culture et des centres sportifs et de loisirs, on voit plutôt l´apparition anarchique de bidonvilles édifiés sur les réseaux des pipelines. Sans aller bien loin, c´est-à-dire juste à côté de nous, la zone industrielle Oued Semmar, où se trouvent quelques-uns des fleurons industriels du pays, aussi bien publics que privés, étale au grand jour ses fondrières, sa décharge publique, ses nids-de-poule, ses fumées qui montent en volutes nauséabondes vers le ciel.
Que faut-il en penser? Eh bien, on peut dire que quelque chose ne tourne pas rond dans la maison Algérie.
S´il y a des entreprises économiques qui paient des impôts, des taxes, génèrent des rentrées d´argent pour la collectivité, il est tout à fait normal qu´en retour, un minimum soit fait pour sauvegarder le cadre et le milieu d´activité de ces entreprises. Ce n´est qu´un juste retour des choses. Les lois du pays sont également là pour garantir à leurs travailleurs des conditions de vie décentes dans le domaine du logement, du transport, des services publics et des structures sociales. Par ailleurs, ces centres d´activités économiques attirent toujours forcément, et c´est normal, des commerçants, des vendeurs à la sauvette, voire des trabendistes, qui s´établissement, font venir leur famille ou les gens avec lesquels ils font des affaires, très souvent dans des conditions de précarité lamentable.
Si les autorités publiques n´interviennent pas pour organiser tout cela, mettre en place les accompagnements sociaux, construire des logements, aménager les routes, combattre l´insécurité, régler les problèmes d´hygiène et de sécurité, qui le fera à leur place?

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