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Le démon de midi

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Le FLN n´a pas fêté comme il se devait son cinquantième anniversaire, à la veille du 1er Novembre. Et pour cause ! Et s´il l´a fait, c´est certainement dans l´anonymat le plus total.
Mais comment faire pour célébrer un anniversaire lorsque toutes les structures du vieux parti, issues du huitième congrès, ont été gelées sur décision de justice, depuis le mois d´août 2003?
Les plus anciens s´en souviennent comme d´une fête : il y a cinquante ans, presque jour pour jour, une poignée de militants déterminés, issus des rangs du PPA-Mtld, - avec à leur tête Boudiaf, Benboulaïd, Ben M´hidi, Didouche, Bitat, ils seront également rejoints par Krim Belkacem -, créaient dans une villa sise à Clos-Salambier, le Comité révolutionnaire pour l´unité et l´action (Crua) qui sera vite transformé en Front de libération nationale (FLN), un front qui écrira pages de la lutte pour l´indépendance et qui est l´artisan de la libération du pays.
Et pourtant, par on ne sait quelle entourloupette ou quel tour de passe-passe, ce glorieux guide de la révolution sera transformé en parti unique, en fait un simple appareil d´Etat. Même pas un fossile, - un monument, ou une relique - rangé au musée de l´histoire. Un appareil ! Comme le bidule qu´on utilise pour passer un coup de fil, pour se chauffer, ou pour mettre les pastilles contre les moustiques. Non pas une matrice pour féconder la révolution, un creuset où se croiseraient les idées pour la construction du pays et la formation des générations nouvelles, mais un simple instrument pour surveiller, traquer tenir en laisse les perturbateurs, les empêchant de tourner en rond. Un travail qui n´est pas le sien puisque les instances chargées de le faire s´en acquittent très bien. Depuis cette date, le FLN n´a pas cessé d´être tiraillé de tous les côtés, écartelé entre les chapelles, les clans, les détenteurs de l´argent ou de la toute-puissante bureaucratie.
Outre la tâche d´avoir à l´oeil les perturbateurs, l´autre spécialité du FLN depuis 1962 a été d´organiser des coups d´Etat, sous toutes les formes et à toutes les sauces: brutal, en douce, scientifique. C´est cette dernière technique qui a le plus fait gloser.
Aujourd´hui, à cinquante ans, le FLN a un goût de revenez-y. Rongé par les démons de midi, ce quinquagénaire aux cheveux grisonnants reprend de la vigueur. D´abord, il commence par faire sa mue en se débarrassant de ses relents communistes. Les références au centralisme démocratique, au comité central et au bureau politique sont discrètement gommées, au profit de structures moins connotées. C´est bien le moins qu´on puisse faire lorsque le nouvel homme fort du FLN s´appelle Belkhadem qui aspire lui-même à faire le toilettage de la Ligue arabe pour la mettre au goût du jour. N´est-ce pas qu´on commence par balayer devant chez soi?
La partie n´était pas évidente pour Si Abdelaziz, ni gagnée d´avance. Le fossé entre ceux qui se sont affublés du titre de redresseurs et les anciens amis d´Ali Benflis était profond, les inimitiés trop accusées. On s´était, durant la campagne présidentielle, étripés comme des chiffonniers. Il a fallu près de neuf mois, autant de palabres et de conciliabules pour parvenir à ce consensus et tenir ce congrès de la réconciliation. Le mot est à la mode. On ne peut professer sur tous les toits l´amnistie générale et la réconciliation et le refuser sous son propre ... toit. Ce serait le comble.
Si Affif a-t-il le vent en poupe? Peut-être. Amar Tou aussi. Autant que Amar Saïdani, le président de l´Assemblée nationale, que certaines mauvaises langues, en coulisses soupçonnent de rouler pour le milliardaire Djillali Mehri. N´importe quoi ! Chassez le naturel, il revient au galop.

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