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Les oeufs du président

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Le FLN, comme chacun a pu le constater est tombé dans l´escarcelle de M. Bouteflika. A la suite de quoi, chacun y est allé de son analyse sur le devenir de l´Alliance présidentielle. Premier visé : le RND d´Ahmed Ouyahia. Ce retour de l´ancien parti unique dans le giron du pouvoir ne relègue-t-il pas au second plan la formation drivée par le chef du gouvernement? Dans la foulée, certains parlent déjà d´un scénario à la façon de l´UMP : il s´agit dans ce cas de fondre les trois partis de la coalition dans un large rassemblement, une machine mise au service exclusif du président de la République. Un tel scénario soulève un certain nombre de réserves de poids. D´abord, l´Algérie n´est pas la France. Chaque pays a sa propre histoire et ses propres conditions politiques et l´on ne peut pas copier bêtement ce qui passe dans l´Hexagone. L´autre réserve concerne le FLN lui-même : on voit mal le vieux parti changer un sigle auquel les militants tiennent autant qu´à la prunelle de leurs yeux. Pour eux, ces trois lettres F et L et N sont magiques. C´est le sésame qui peut ouvrir toutes les portes. La dernière réserve, et non des moindres, est stratégique : il s´agit de l´effet Sarkozy. Tant que l´UMP avait à sa tête un Alain Juppé totalement acquis à Chirac, tout allait bien, mais maintenant, on voit bien que Sarkozy est tenté de rouler pour son propre compte et les chiraquiens sont en train de s´en mordre les doigts. L´Algérie elle-même a eu à vivre ce genre de scénario où le FLN, parti du pouvoir, a été tenté, surtout du temps de Abdelhamid Mehri, de se payer une cure d´opposition, voire, du temps d´Ali Benflis, d´échapper totalement à la mainmise d´El Mouradia. Par conséquent, le président de la République, en fin tacticien qu´il est, a tout intérêt à faire jouer les rivalités entre les trois formations de l´alliance. Quel intérêt y aurait-il à mettre tous les oeufs dans le même panier ? L´histoire lui donne raison. En 1999, sa candidature fut soutenue par le FLN, mais le RND, tiraillé entre différents clans (Benbaïbèche, Sifi, Ouyahia) dut se séparer d´une partie de sa direction pour arriver à un soutien au candidat du consensus, Bouteflika. En 2003, ce fut l´inverse. C´est le RND qui tranche sans hésiter et c´est le FLN qui se lance dans des luttes intestines sans précédent, entre pro-Benflis et redresseurs. Il faut être un fin manoeuvrier pour parvenir à souquer entre ces écueils et ces récifs, et M. Bouteflika s´en est sorti à bon compte. Il ne va pas aujourd´hui scier la branche sur laquelle il a assis son pouvoir. Bien son pouvoir, et non sa légitimité, parce que cette dernière, il la tire désormais des urnes. Certes, le chef de l´Etat a, à maintes reprises, exprimé son désir de modifier la carte du paysage politique national. On peut émettre des doutes sur sa volonté de changer une équipe qui gagne. Le RND version Ouyahia, le FLN version Belkhadem et le MSP version Soltani doivent lui convenir parfaitement, d´autant plus que ces trois partis se sont alignés sur les positions du président de la République et ont promis d´appliquer son programme. Voyons voir : Ouyahia, et il l´a réaffirmé pas plus tard que cette semaine, est sur la même longueur d´onde que le président sur la concorde nationale et l´amnistie générale. Le projet de loi sur les hydrocarbures ne le gêne pas outre mesure aux entournures. Quant au MSP, il ne s´oppose plus ouvertement à la réforme du code de la famille et à celle du système éducatif. Et Belkhadem? C´est certainement celui qui étonne le plus, tant il est devenu le chantre des grandes réformes, aussi bien à l´échelle nationale qu´à celle du monde arabe. Fini le temps où il était à la tête d´une fronde anti-Enrico Macias. Jusqu´à ce jour, le chef de la diplomatie avait un seul problème : celui d´un manque d´autorité vis-à-vis des députés et des élus FLN, mais dorénavant, après son élection à l´unanimité par le congrès au poste de secrétaire général, tout cela c´est du passé.

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