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La corruption zéro

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Le président de la République, il vient de l´avouer, hésite à sortir la cagnotte de 50 milliards de dollars promis dans le cadre du plan de relance économique. La raison invoquée? Celle de la corruption.
Les spécialistes appelés au chevet de l´Algérie ne parviennent pas à diagnostiquer avec précision cette maladie: est-ce la lèpre, la gangrène, la peste ou le choléra? Sous d´autres cieux, elle est peut-être bénigne, mais en Algérie, elle fait des ravages. Et elle se répand comme une traînée de poudre. Elle touche tous les milieux et toutes les corporations. Nul ne peut affirmer qu´il est à l´abri de son virus, plus virulent que le HIV.
En d´autres termes, les structures chargées de lutter contre ce fléau typiquement algérien ne sont pas opérationnelles. Ni le système judiciaire, ni le Parlement, ni d´autres institutions n´arrivent à jouer pleinement leur rôle dans ce domaine.
Que faire alors? Non, que compte faire le président de la République pour relever un tel défi?
Une large réflexion a été engagée dans le cadre de la commission Sbih sur la réforme de l´administration et de l´Etat. Est-ce que c´est sur ce levier que compte s´appuyer le chef de l´Etat? A son arrivée à El Mouradia, en 1999, il n´avait pas caché son peu de sympathie pour la Constitution en vigueur, mais rien n´a été fait pour modifier quoi que ce soit au fonctionnement des institutions. Cela sera-t-il fait au cours de ce deuxième mandat? En fait, si toutes ces questions sont posées en vrac, c´est qu´il y a un manque de visibilité dans le domaine. La seule chose qui soit claire pour l´instant, et elle vient du dernier aveu du chef de l´Etat, c´est sa peur de mettre en circulation les 50 milliards de dollars promis, de peur de les voir dilapidés dans les circuits informés de la corruption. Bien entendu, l´autre question que l´on ne manque pas de soulever est la suivante: l´Exécutif a-t-il été instruit de cette peur? Les stratèges qui veillent à la bonne marche des affaires de la République ont-ils planché, ou bien sont-ils en train de plancher sur la question?
Il est toujours malaisé de poser comme cela en rafales une série de questions, mais un journaliste ne légifère pas et il n´a aucun pouvoir exécutif. Tout ce qu´il peut faire, c´est de lever des lièvres et de demander des réponses aux questions posées.
C´est vrai que les caisses de l´Etat sont pleines. Elles ne l´ont jamais été autant, grâce notamment à la recette pétrolière. On voit en revanche augmenter les prix de nombreux produits ou services: carburants, gaz et électricité, eau, sans parler des produits de première nécessité comme la pomme de terre. Sans parler des matériaux de construction, au moment où le gouvernement dit souhaiter diminuer la pression de la crise du logement. La pauvreté en un mot est en train de progresser alors qu´une cagnotte de 50 milliards dort dans les tiroirs. Si on la sort, elle risque non pas de servir au développer du pays, mais d´alimenter une fois de plus la faune des affairistes et des ripoux qui sont passés maîtres en la matière.
Malgré toutes les précautions prises dans le cadre de la loi pour garantir la transparence des marchés publics, il semble qu´on en soit toujours au même point. La question que se posent certains est la suivante: comment découper les trottoirs en petites tranches et saucissonner les finances publiques, et comment les mettre dans sa poche? C´est si simple qu´il ne faut pas sortir de Polytech pour le comprendre. Pendant ce temps, l´un des pays béni des dieux, avec son pétrole et son soleil, continue de traîner la patte dans le concert des nations... sous-développées.

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