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L’Algérie, ce n’est pas la Chine

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Meda, ce n´est pas le Pérou. C´est en gros l´appréciation que l´on peut tirer du dernier rapport du réseau Anima sur la promotion des investissements dans la zone euro-méditerranéenne. Mis à part la Turquie, le Maroc et la Tunisie, qui sont assez attractifs pour les investissements, les autres pays, dont l´Algérie, restent nettement à la traîne. Concernant justement notre pays, globalement, on peut dire que les lois sont bonnes. Les hydrocarbures jouent le rôle moteur pour le développement, le marché existe, la main-d´oeuvre aussi, mais malgré toutes ces potentialités, il y a toujours des choses qui bloquent. En premier, le secteur bancaire n´est pas du tout performant. En tout cas, il ne répond pas aux normes internationales et aux attentes des hommes d´affaires. Mais ce n´est pas tout. Le principal handicap vient de la lenteur administrative : on perd beaucoup de temps pour des gains minimes. Il est même dit dans le rapport que le pays n´est pas aussi avide d´attirer les investisseurs que ses voisins du Maghreb.
Pourtant, un certain nombre de points positifs viennent d´être enregistrés. D´abord la Coface, caisse française qui garantit les investissements à l´étranger, vient de réviser à la baisse le risque Algérie, qui est passé de la note B (5e place) à la note A4, sur un classement qui en compte 7 (A1, A2, A3, A4, B, C, et D). C´est en tout cas ce qui a été annoncé par François David, président de la Coface à l´APS, ajoutant que l´Algérie est aujourd´hui sous surveillance positive.
L´autre information intéressante, c´est la visite à partir d´hier à Alger de 120 patrons français, sous la conduite de M.Yves-Thibault de Silguy, président du comité Algérie du Medef, avec la particularité qu´aucun représentant officiel du gouvernement français n´accompagne cette délégation du Medef. Cela voudrait dire que les patrons vont rencontrer des patrons pour se parler entre quatre z´yeux. Toutes ces bonnes nouvelles après que les caisses de garantie à l´exportation et l´investissement des autres pays européens ont classé l´Algérie dans les pays à risque modéré depuis un bon bout de temps déjà. C´est le cas de l´Italie (Sace), de la Belgique (Ducroire), ou de l´Allemagne (Hermes). Toutes ces bonnes notes n´empêchent pas Anima d´estimer que Meda, et a fortiori l´Algérie, ce n´est pas le Pérou! En fait, ils ont dit autre chose : Meda, ce n´est pas la Chine, un pays où les taux de croissance battent tous les records.
Ainsi, pas plus tard qu´hier matin, on a appris qu´elle s´apprête à détrôner l´Allemagne de sa place de troisième producteur mondial de véhicules (légers et lourds), avec quelque six millions de véhicules, an, derrière les Etats-Unis et le Japon. C´est un domaine où, malgré un marché en plein boom, l´Algérie ne peut pas relever le défi, puisqu´elle n´est pas productrice, mais se contente d´importer les véhicules.
D´une manière générale, les pays de la zone Meda ne font pas partie de la short list des pays préférés des investisseurs, celle qu´ils ont sur leur agenda et qu´ils portent sur eux, dans leur poche revolver. Ce n´est ni leur destination favorite ni leur livre de chevet. Ils arrivent, comme on l´a vu derrière la Chine, mais aussi derrière les ex-pays de l´Europe de l´Est. Les raisons sont bien entendu les lenteurs et les obstacles administratifs, mais aussi, faut-il le préciser, à l´absence d´un marché régional intégré. Sans doute que les contacts qui ont été pris dernièrement à Casablanca entre les chambres algériennes et chérifiennes de commerce contribueront à baliser le chemin à une coopération plus étroite. Mais beaucoup de chemin reste à faire.

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