Prévisions pour le 26 Septembre 2018

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Le pari de HHC

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Une nuit des «Fennecs d´or», qui plus est au prestigieux théâtre Mahieddine Bachtarzi, eût été impensable s´il n´y avait pas eu en amont, depuis plusieurs années, un travail de création et de production en profondeur. Pendant longtemps, en effet, nos responsables ont considéré qu´il était plus profitable d´importer des feuilletons tout faits de l´étranger que de les produire chez nous. Et pourquoi ça? Nul ne le sait. Sans doute pour financer la production audiovisuelle étrangère , aider leurs acteurs, réalisateurs, costumiers, maquilleurs, pendant que les nôtres étaient gagnés par la poussière de l´oisiveté forcée.
Les téléspectateurs qui auront suivi cette nuit des Fennecs, retiendront pour longtemps le sourire ravi de Kaci Tizi Ouzou, qui a avoué que c´était la plus belle journée de sa vie, l´émotion de Mme Yahia Benmebrouk qui avait cru, un moment, que l´oeuvre magnifique de son mari l´Apprenti auprès de l´inspecteur Tahar était vouée à l´oubli, la joie de Salah Ougrout qui a comparé l´assistance à «une salade de fruits humaine» et dont la joie était «au-dessus de la joie», ou bien les hommages de cet acteur polyvalent et immense, Mohamed Adjaimi à feu Djamel Fezzaz, Mustapha Badie, ou encore au lauréat de la Palme d´or de Cannes, Lakhdar Hamina.
On a pu également se rendre compte encore une fois du talent exceptionnel de Cheb Khaled Hadj Brahim, soudain boycotté par les télé d´outre-mer, après en avoir été pendant longtemps la coqueluche.
Après cela, une seule vérité s´impose: on n´a pas de pays de rechange. Si un artiste, qu´il soit chanteur, acteur, metteur en scène ou autre, ne trouve pas d´écho dans son propre pays, où ira-t-il?
Le fait, en outre, que cette nuit des Fennecs ait été précédée par des colloques sur l´écriture du scénario en dit long sur la volonté de la fondation présidée par Hamraoui Habib Chawki de déblayer un terrain longtemps laissé en friche. Un feuilleton, un sit-com, une série ou un téléfilm, sont conditionnés par l´existence du scénario, écrit selon les règles de l´art.
On peut reprocher beaucoup de choses sans doute à la télévision nationale - nul n´étant parfait - mais on reconnaîtra à Habib Chawki le courage qu´il a eu en encourageant la création, raison pour laquelle maintenant il y a un certain nombre d´ateliers de production, publics ou privés, des plateaux de tournage, c´est-à-dire des artistes qui travaillent, suent, s´engueulent et reprennent espoir.
Aucune production étrangère, même si c´est un chef-d´oeuvre, ne peut remplacer une fiction du cru, dans laquelle le public algérien peut se reconnaître comme dans un miroir, voir ses défauts, exprimer ses angoisses, exorciser ses craintes.
Autre coïncidence heureuse : on a annoncé dans la foulée le lancement prochain de la chaîne Algérie Première, consacrée à la jeunesse, en attendant les deux autres chaînes thématiques sur la culture et sur tamazight. Avec l´introduction du numérique terrestre, qui doit permettre de multiplier le nombre de chaînes, et pourquoi pas favoriser la naissance de chaînes privées ou mixtes (semi-publiques), il ne fait aucun doute que l´Algérie va entrer dans l´ère de la concurrence, pour se faire une place parmi les chaînes satellitaires qui nous viennent du ciel et qui poussent les Algériens à se surpasser pour proposer des produits de qualité.
Pour une fois au moins, grâce au défi relevé par HHC et toute l´équipe qui dirige les Fennecs d´or, dont Mme Doura Bouchoucha, il ne fait aucun doute qu´on n´a pas attelé la charrue avant les boeufs.

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