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Plus futé que Hadjar, tu meurs

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En annonçant que les futures présidentielles se feront au suffrage universel, Hosni Moubarak donne implicitement son feu vert à la réforme de la Ligue arabe. Certains n´ont voulu voir, là, qu´un effet de manches destiné à garantir un cinquième mandat au président égyptien. C´est pourtant loin d´être le cas. Quelque chose est en train de changer dans le monde arabe : par petites touches, presque contraints et forcés, les régimes arabes subissent un lifting qui les mènera sans doute à se démocratiser. Quelques faits suffiront à montrer ce timide changement : l´Arabie Saoudite a organisé des élections municipales partielles : la moitié des collèges communaux est élue par les électeurs, l´autre sera nommée par les autorités. L´autre jour sur TV5, le roi Abdellah de Jordanie l´affirmait sans ambages : les troupes et les services secrets syriens doivent quitter le Liban. Pendant ce temps, ce sont des milliers de manifestants, soit une véritable chaîne humaine, qui scandent le slogan réclamant le départ des troupes syriennes. Mahmoud Abbas lui-même, choqué par le dernier attentat de Tel-Aviv malgré les promesses qui lui ont été faites par le mouvement Hamas et le Djihad islamique, n´a pas hésité à pointer du doigt une «tierce personne» derrière les entraves apportées au processus de paix.
Que faut-il en penser sinon que le projet Grand Moyen-Orient (GMO), à quelques semaines de la tenue à Alger du sommet de la Ligue arabe, a cessé d´être une affaire purement américaine pour devenir une affaire arabe. Immanquablement, on est amené à se poser la question suivante: le monde arabe est-il soluble dans la démocratie? Jusqu´ici beaucoup d´encre a coulé sur les différences de conception et de mode de vie entre l´Occident et l´Orient, visant à faire oublier que la «choura» est d´abord une tradition arabe, et que la Ouma a été à l´avant-garde de l´humanité dans presque tous les domaines. Mais tant que le monde était divisé en deux blocs, l´Otan et le pacte de Varsovie, il était dans l´intérêt de l´Occident d´avoir à sa botte des régimes arabes autocratiques: de préférence, des oligarchies, plus malléables face à la propagande communiste. Il fallait combattre le mal par le mal, le totalitarisme communiste par le totalitarisme oligarchique.
Cependant, on n´arrive pas à comprendre que la mission des oligarchies est finie. Il leur était demandé de constituer un rempart contre les appétits soviétiques et de protéger les puits de pétrole. Cette page est désormais tournée. Aujourd´hui, on leur demande plutôt d´ouvrir leur économie à l´investissement, leur marché aux produits occidentaux et de recycler leurs pétrodollars ailleurs que dans le soutien aux activités terroristes. Car c´est là que le bât blesse: le verrouillage des régimes arabes produit l´intégrisme et par voie de conséquence le terrorisme, ennemi de la démocratie à l´occidentale. Les recettes autocratiques liberticides qui étaient hier efficaces contre l´avancée du communisme se retournent aujourd´hui contre l´Occident. L´ami d´hier devient l´ennemi d´aujourd´hui et vice-versa.
Hosni Moubarak n´a pas décidé de lui-même de recourir au suffrage universel, sans doute pluraliste, au cours d´un scrutin au cours duquel il aura à affronter d´autres candidats, notamment de l´opposition. Cette concession est venue à la suite des pressions de l´administration Bush et de la tournée de Condoleeza Rice au Proche-Orient, au cours de laquelle elle a ignoré l´étape du Caire, passage obligé de tout diplomate américain il n´y a pas si longtemps. Il n´y a plus que Abdelkader Hadjar, ambassadeur d´Algérie au Caire, qui continue de professer un discours d´une autre époque, sauf à considérer que ce discours est fait pour rassurer les chefs d´Etat arabes, histoire de les encourager à participer en masse au sommet d´Alger. Abdelkader Hadjar serait donc plus fin qu´on ne le croit.

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