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Notre ami le FMI

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Diagnostic du FMI : le chômage reste élevé en Algérie. Recommanda-tion : elle devra mieux utiliser l´argent du pétrole si elle veut relever les défis de la lutte contre la pauvreté et contre le chômage. Il y a quelques jours à peine, devant les membres de l´observatoire de la lutte contre la pauvreté et contre le chômage, le docteur Ould Abbas tenait un discours diamétralement opposé. Le taux de chômage, d´après lui, est descendu à 13 %, - presque au même niveau qu´en Allemagne, puissance industrielle s´il en est - alors qu´il caracolait à 29,66 % en 1999. Qui faut-il croire : le directeur général du FMI, Rodrigo de Rato, ou le ministre de la Solidarité, le docteur Ould Abbas ? Il ne s´agit pas d´accuser qui que ce soit de mensonge, ici, mais de comprendre que chacun fait son métier, à sa manière, en défendant son gagne-pain (Ould Abbas) ou son bifteck (de Rato), avec cette précision, qu´en bon médecin qu´il est, le docteur Ould Abbas se méfie des aliments trop riches. C´est le job de Rodrigo de Rato de tancer les pays membres, surtout ceux du tiers-monde, et de leur prescrire des remèdes de cheval, pour les inciter au retour à la bonne gouvernance et à l´orthodoxie économique. A en croire le successeur de M.Camdessus, malgré le bon équilibre des indicateurs macro-économiques, la stabilité politique retrouvée, la libéralisation du commerce extérieur, l´Algérie n´arrive pas à réussir les autres épreuves de l´examen de passage: les banques fonctionnent toujours comme au bon vieux temps du parti unique, les réformes piétinent, le système génère beaucoup de corruption, de lenteur, il y a trop de freins à l´activité économique et à la création des richesses et des emplois.
Le docteur Ould Abbas affirme lui que l´Algérie fait ce qu´elle peut pour sortir du sous-développement. Les deux instruments à la disposition de son département sont ce fameux observatoire mais aussi le dispositif du microcrédit qui peut générer des milliers d´emplois (deux millions en cinq ans si l´on en croit les chiffres avancés, qu´il faut eux-mêmes juger à l´aune du million de logements qui seront construits en cinq ans).
Entre les affirmations de de Rato et celles de Ould Abbas, vient s´intercaler le diagnostic douloureux d´un autre médecin, à savoir le chef de l´Etat lui-même, qui a promis une cagnotte de 50 milliards de dollars à la machine économique, mais qui hésite à la sortir par peur de la ... CORRUPTION. Certes, de Rato n´est pas Camdessus. L´Algérie de 1994 n´est pas celle de 2005. Les réserves de change peuvent fièrement exhiber leurs 43 milliards de dollars, et l´Algérie, bien qu´elle frappe à la porte de l´OMC, ne tend pas la main et ne quémande pas des miettes. L´heure n´est plus aux injonctions et à la mise au chômage de 400.000 travailleurs. Néanmoins, cet argent qui dort dans les
caisses du Trésor ne saurait être l´arbre qui cache la forêt. Aujourd´hui, comme hier, le démon de la corruption est aux aguets ; l´incompétence aussi, et c´est le comble dans un pays qui a formé des milliers de cadres universitaires depuis l´indépendance.
Il y a comme un caillou dans le soulier de ce pays, dont personne n´arrive à déterminer la nature, empêchant justement une utilisation judicieuse de ses cadres et une affectation rationnelle des fonds publics.
Pourquoi le Parlement n´arrive-t-il pas à jouer son rôle de contrôle, lui qui a mis en place des commissions d´enquête dont il n´a pas publié les résultats. A-t-on peur de dire la vérité à l´opinion publique? Quid de la Cour des comptes, des tribunaux, de la police judiciaire, des inspecteurs du ministère des Finances? D´un caillou dans un soulier, on en a fait une montagne, un obstacle insurmontable.

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