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Des chiffres et des lettres

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«Si Dieu me prête vie, je serais sans doute là lorsque l´opération de privatisation aura touché à sa fin».
C´est ce qu´avait murmuré ce syndicaliste invétéré, défenseur du service public s´il en est et farouche adversaire de leur cession aux «rapaces» du privé.
Ce même syndicaliste, qui assistait en clando, à l´hôtel El Aurassi, à l´exposé fait par Yahia Hamloui, ministre délégué à la Participation et à la promotion de l´investissement (Mdppi), n´a retenu qu´un seul chiffre: «Privatiser trente unités par mois est notre objectif». Il a alors fait ses calculs, sur la base des 1 200 entreprises publiques proposées à la privatisation. L´opération ne sera achevée que dans quarante mois, soit environ dans trois ans et demi.
Ces «rapaces» du privé, pour reprendre son expression ornithologique, lorgnent déjà du côté des terrains que céderont les entreprises publiques démantelées. C´est la raison pour laquelle il applaudit des deux mains à la réponse sensée du Chef du gouvernement qui a déclaré: «Il n´existe pas de manque de foncier industriel en Algérie . Il y a plutôt une crise observée dans les grandes villes.» Cette première constatation faite, Ahmed Ouyahia invite les privés à aller investir loin des grandes villes du Nord, affirmant que les pouvoirs publics seront davantage diligents pour aider ceux qui vont investir à l´intérieur du pays, car il s´agit de «donner une synergie dans la répartition des projets pour une bonne politique régionale». Pour autant, les offres du Chef du gouvernement en termes de surfaces disponibles, soit quelque 7000 mètres carrés, sont nettement insuffisantes par rapport aux besoins, qui sont estimés par M.Hamlaoui à quelque chose comme 83 millions de mètres carrés, d´autant plus que les opérateurs privés, eux, souhaiteraient acquérir ces assiettes au dinar symbolique, en expliquant que de toutes les façons, l´Etat pourra récupérer la mise par le biais de la fiscalité. On pourra dire que l´Etat sera doublement gagnant, puisqu´il fait assumer le paiement des allocations familiales par les employeurs.
Il applaudit des deux mais à la réponse d´Ouyahia , tout en tenant ce dernier pour un adepte de la privatisation tous azimuts et de l´exploitation des travailleurs. La preuve: «Pourquoi refuse-t-il de permaniser les contractuels et de supprimer l´article 87 bis?». On a beau lui dire qu´en plus Ouyahia est pour la privatisation des terres agricoles, il n´en démord pas. Ouyahia est son nouveau maître à penser.
C´est tout de même un tour de force. Ouyahia, qui ne sait pas ce que amitié veut dire, arrive à mettre tout le monde d´accord: les patrons qui voient en lui leur allié le plus puissant et Sidi Saïd qui n´hésite pas à voir en lui «un ami». Allez après ça comprendre les arcanes de la politique.
Il n´y a que ses amis de l´Alliance présidentielle qui veulent lui mettre des bâtons dans les roues, notamment en Kabylie où les élus FLN refusent d´être assimilés à des indus élus. «Dieu, préservez-moi de mes amis, mes ennemis je m´en charge!» aurait tendance à confier Ouyahia en coulisse.
Pour revenir à notre ami syndicaliste, il ne lui vient pas à l´esprit qu´on puisse de nos jours considérer les entreprises publiques comme de la simple quincaillerie et que la seule chose qui puisse intéresser les promoteurs privés, ce sont justement les assiettes de terrain sur lesquelles elles sont bâties. «C´est le fleuron de notre industrie. Si Dieu me prête vie, je les verrai de mes yeux s´épanouir au paradis économique de l´Algérie, si possible dans de nouvelles zones industrielles érigées loin des centres urbains.»
Bien sûr, pour ne pas briser son rêve, on ne lui parlera pas des atteintes à l´environnement que maintes activités polluantes risquent d´infliger aux espaces encore vierges de notre beau pays.

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