Prévisions pour le 21 Septembre 2018

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Après pétrole contre nourriture, c´est maintenant au tour de pétrole contre nucléaire. La trouvaille est celle des ayatollah iraniens qui ont essayé toutes les formules diplomatiques pour faire avaliser leur programme d´enrichissement d´uranium par l´Agence internationale de l´énergie atomique. Sachant que militairement, ils ne sont pas en mesure de soutenir une attaque militaire US, ils ont enfin trouvé la parade. Car leur peur était la suivante: que les GI´s, voire Tsahal, détruisent leur centrale nucléaire, fraîchement adoubée par les Russes.
Pourquoi le pétrole? D´abord parce que c´est la grande affaire de ce début de troisième millénaire. La bataille de l´énergie ne fait que commencer. En attendant l´arrivée des énergies de substitution qui tardent à montrer le bout de leur nez, le pétrole reste la source d´énergie la moins chère et la plus abondante. Pour autant, des pays comme l´Iran ont-ils le droit de mettre au point d´autres sources d´énergie, comme les centrales nucléaires. Sachant la suspicion qui pèse sur eux d´être des régimes qui soutiennent le terrorisme, ils sont tout naturellement dans le collimateur de George Bush, qui a justement déclaré la guerre à Al Qaîda et au terrorisme international.
Les arguments des Iraniens sont les suivants. D´abord, ils laissent entendre que les Européens n´ont soumis aucun plan ou proposition, et n´ont pris aucune initiative, quant aux «garanties objectives» censées assurer que la technologie nucléaire civile iranienne n´est pas détournée à des fins militaires, à la suite de l´accord de Paris signé en 2004, s´il ne constate pas de résultats tangibles. Sur ce, laissent-ils entendre, l´Iran pourrait reconsidérer sa participation au dialogue de coopération avec l´Union européenne. En effet, il est bon de rappeler que la France, la Grande-Bretagne et la France négocient depuis décembre avec l´Iran pour le convaincre de donner «des garanties objectives» qu´il ne fabrique pas l´arme nucléaire, en «échange d´une coopération nucléaire, technologique et commerciale et d´un dialogue politique et sécuritaire».
L´autre argument de l´Iran est plus frappant. Il s´agit de ce chantage au pétrole. Sachant que l´Iran est un trop gros exportateur, ces déclarations ne sont pas une menace en l´air. Une crise pétrolière se profile bien à l´horizon. Vu la flambée actuelle du prix du baril, qui dépasse allègrement les 50 dollars US, vu le froid qui sévit en Amérique et en Europe tirant vers le haut la demande, et vu la forte croissance en Chine et en Inde, un arrêt de la production iranienne ne sera pas la bienvenue. Non seulement les capacités de l´Opep ont atteint leurs limites, mais en plus l´Irak n´a pas encore retrouvé son niveau normal de production.
C´est dire qu´en l´état actuel des choses, l´Iran n´a pas même besoin de la solidarité des autres pays de l´Opep pour mettre en application ses menaces. Un réel bras de fer est désormais engagé.
Autour du nucléaire iranien viennent donc se greffer beaucoup de problèmes géopolitiques qui touchent de plein fouet la région du Moyen-Orient. Certains sont à l´avantage de l´Iran, d´autres sont plutôt faits pour l´affaiblir. La chute du régime de Saddam Hussein et la victoire des chiites aux élections lui donnent un avantage, mais le retrait syrien du Liban lui fait perdre un allié de taille, surtout que ce retrait annonce également un affaiblissement du rôle du Hezbollah libanais, qu´on dit proche de Téhéran.
Comme dans toute partie de jeu d´échecs, chacun avance ses pions, une partie dans laquelle les amis de nos amis ne sont pas forcément nos amis, et dans laquelle les ennemis de nos ennemis peuvent bien être nos ennemis. Les théories mathématiques ne sont pas toujours des vérités en géopolitique.

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