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Tuteur et wali

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La femme algérienne, comme ses consoeurs dans le monde fête aujourd´hui le 8 Mars, en même temps qu´enfle la vague de la polémique autour de la nouvelle mouture du code de la famille. Remarquez de quel verbe vient le mot mouture, et vous comprendrez à qui le projet de texte déposé au niveau du bureau de l´assemblée donnera du grain à moudre. Pendant que les associations féminines sont étrangement muettes, ou tout au moins inactives, tous ceux qui rêvent de leur tailler des croupières fourbissent leurs armes et affûtent leurs arguments. Est-ce à dire qu´elles sont plutôt satisfaites de la nouvelle mouture ou bien qu´elles sont dépassées par les événements?
A en croire celles qui ont été mises au parfum (c´est normal pour un 8 mars) les islamistes ont été piégés par une trouvaille philologique, puisqu´en remplaçant le mot tuteur par le mot wali, le législateur donne une plus grande liberté à la mariée. Ce mot wali ne relève pas seulement des subtilités de la traduction et du génie propre à chaque langue : il a bien été utilisé à dessein. C´est un leurre linguistique fait pour tromper l´ennemi. La femme qui veut se marier aura bien un wali, et c´est elle qui le choisira. La charia n´est pas violée, quant à la femme, elle garde toute sa liberté d´action. Subtilité pour subtilité, on en a déjà eu un exemple avec l´interdiction d´importation des vins (el khoumour) en lieu et place d´alcool. A l´époque où elle fut adoptée, cette interdiction qui n´en était pas une, avait fait couler beaucoup de leben dans certains salons, au lieu de le faire dans les chaumières. La nouvelle mouture semble-t-il, ne précise pas si le tuteur sera le père, le frère ou un parent mâle.
C´est la raison pour laquelle les commentateurs parlent d´une avancée démocratique, au moins pour mettre notre législation au niveau de celle des pays voisins, marocain ou tunisien. Le mariage engage tout de même deux personnes pour le restant de leur vie, et il est important qu´elles se plaisent et soient en phase.
Certes, on pourra nous rétorquer que les sociétés plus avancées et plus égalitaires entre l´homme et la femme ne se signalent pas par moins de divorce, moins de conflits, moins d´enfants issus de couples séparés. Ben oui. C´est aussi un choix. L´égalité ne vise certainement pas à limiter le nombre de divorces et de ménages cassés, mais à donner les mêmes chances aux deux partenaires, d´autant plus que l´homme, dans un cas sur deux, porte la responsabilité de la rupture ou du conflit. Même si ce n´est pas elle qui porte le pantalon, c´est presque toujours elle qui essuie les plâtres à la suite d´une séparation, que ce soit en ce qui concerne la garde des enfants, le paiement de la pension alimentaire que le maintien dans le domicile conjugal, sans compter qu´en cas de décès du mari, les héritiers mâles de ce dernier s´empressent de la jeter à la rue pour récupérer l´appartement, surtout si elle n´a que des filles. Tout cela bien entendu nous éloigne des fleurs du 8 Mars et des qui seront belles et joyeuses cet après-midi. On s´est laissé entraîner à raisonner sur des choses sérieuses, alors qu´au départ ce n´était pas l´objet de cette modeste chronique. Finalement, on ne peut empêcher l´information d´être une matière bien mouvante, presque insaisissable. On croit tenir une proie, mais on n´a que son ombre. L´actualité elle-même nous tend des pièges, à chaque instant. Prenez l´exemple de la journaliste italienne Guiliana Sgrena, dont l´Italie avait appris la libération et s´apprêtait à célébrer cet évènement dans la joie. A peine quelques minutes plus tard, la joie se transformait en deuil et en colère. C´est dire qu´il ne faut jamais vendre la peau de l´ours avant de l´avoir tué, surtout dans le domaine des médias.

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