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Du tac au toc

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La contrefaçon, ce n´est pas seulement du toc, l´imitation camelote de marque connues. C´est aussi et surtout un danger public: sur le portefeuille et sur la santé du consommateur. A en croire M.Amar Bouhnik, directeur général de l´Institut national de la propriété industrielle (Inapi), la contrefaçon fait des ravages, puisque, elle représente plus de 50 % du marché de la pièce détachée, en Algérie. On croit acheter moins cher, mais en réalité la mauvaise qualité du produit peut entraîner d´autres frais imprévus. Non seulement l´usure plus rapide vous oblige à retourner chez le mécanicien dans un délai plus court, mais en plus, la pièce défectueuse peut faire des dégâts dans le moteur en usant les autres pièces. C´est l´effet boule de neige.
Le ministre de l´Industrie, lui, rejette la faute sur les concessionnaires automobiles, qui n´assurent pas la maintenance et l´approvisionnement du marché en pièces détachées d´origine, se contentant pour certains d´entre eux, d´une boîte aux lettres et d´une adresse mail ! Il prône donc de revoir les conditions d´installation des concessionnaires, exigeant d´eux d´investir dans la production de pièces détachées en Algérie et dans la mise en place d´un réseau de maintenance et de service après-vente. Lorsqu´on revoit les chiffres, on voit bien que le marché algérien de l´automobile est en pleine expansion : le taux de croissance est à deux chiffres d´une année à l´autre. Plusieurs facteurs expliquent ces performances, notamment les campagnes de promotion et de marketing menées par les marques, mais aussi les crédits bancaires accordés par les banques, les conventions d´entreprises et la CNEP elle-même, même si cette dernière a décidé subitement de surseoir à cette opération. C´est donc un marché juteux et en pleine expansion, qui exige une contrepartie, en termes d´investissement et de sous-traitance.
Mais l´information la plus importante qui se rapporte à ce marché informel de la contrefaçon, c´est le fait qu´en Algérie, il vaut mieux être marchand de pièces détachées Taïwan que dealer.
Oui, c´est un trafic à ciel ouvert, sans aucune prise de risque, alors que le trafic de drogue vous expose à toutes sortes de tracasseries : la police, la prison, la colère des parents, la loi qui n´est bien évidemment, pas de votre côté.
Ainsi, Taïwan n´est pas seulement une île charmante de l´Océan Pacifique, c´est aussi une dénomination made in Algérie de la contrefaçon tous azimuts. Un trafic qui touche bien sûr le secteur automobile, mais s´étend bien évidemment à bien d´autres secteurs: habillement, cosmétique, alimentation, médicament, électroménager. Dans tous les cas de figure, il porte préjudice aux grandes marques qui sont imitées, mais aussi à la santé et au portefeuille des consommateurs et des usagers. Une bonne part des accidents de la route est provoquée par les pièces Taïwan. Ne parlons pas des aliments et des médicaments dont les effets sont directs. Si on se base sur les statistiques communiquées, le chiffre d´affaires de la contrefaçon est de loin supérieur à celui du trafic de drogue. Le chiffre est hallucinant : huit fois plus.
Trois choses aident la contrefaçon à dominer le marché. Primo : les circuits sont bien huilés, sans doute à cause du manque de contrôle. Deusio : les petites bourses ne peuvent pas faire autrement. Parfois elles se rabattent sur le produit Taïwan en croyant faire une bonne affaire. Tertio : un troisième facteur vient se greffer sur les deux premiers: le manque d´information. Le grand public n´est pas toujours au courant des méfaits de la contrefaçon.
Bien entendu, cela ne veut pas du tout dire qu´il faille baisser les bras dans la lutte contre la drogue, fléau des temps modernes s´il en est, et dont les adolescents sont les premières victimes.

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