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SAG se fâche

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Le projet de loi sur les hydrocarbures a fait sortir Sid-Ahmed Ghozali de ses gonds. A La bonne heure. Car, après le ralliement de Abdelmadjid Sidi Saïd et de la centrale syndicale, suivis par le syndicat des pétroliers, on pouvait craindre une reddition de tout ce que l´Algérie compte comme personnel politique et syndical, avec armes et bagages, ce qui fait qu´on ne serait sorti d´une dictature des appareils que pour entrer dans une autre. Car ces jours-ci, il est devenu de bon ton de ne distribuer que le tableau d´honneur et des encouragements à tout ce que fait le gouvernement. Pour sa part, le chef de l´Etat avait reconnu en toute bonne foi que le nouveau dispositif législatif sur les hydrocarbures nous est imposé de l´extérieur. On ne peut pas être plus clair. Pour autant, cela ne saurait être interprété comme un abandon de la souveraineté nationale sur les richesses du pays. On a vu que des pays qui ont moins de ressources naturelles ont su développer leur pays, parce qu´ils ont su éviter les pièges de l´enfermement et de l´autarcie, et qu´ils ont saisi les opportunités qui s´offraient à eux en slalomant entre les chicanes et les écueils des institutions et organisations internationales.
Le pétrole est peut-être un don du ciel. Si les recettes que ses exportations génèrent sont utilisées à bon escient pour le développement du pays, le paiement de la dette extérieure, la création d´emplois, la densification du tissu des PME-PMI, eh bien tant mieux. Si elles sont au contraire gaspillées dans les dépenses de prestige, ou dans le partage de la manne entre oligarques, alors là l´histoire retiendra que les responsables de cette situation ne sont que des voleurs. Jusqu´à preuve du contraire, les caisses de l´Etat sont pleines et le principal de la dette extérieure diminue.
Sid-Ahmed Ghozali, dans son réquisitoire, fait remarquer notamment que la loi pétrolière fondamentale d´avril 1971 étend aux gisements à découvrir le contrôle à 51 % par l´Algérie sur les gisements déjà découverts à cette date.
En fait, la crainte est la suivante: que cette nouvelle loi fasse perdre au pays tous les gains que la politique suivie par l´Algérie depuis 1999, aidée par le raffermissement inespéré du prix du baril. C´est une perspective assez triste. Les arguments de Sid-Ahmed Ghozali ne sont pas à prendre à la légère. D´abord parce qu´il connaît très bien le domaine pétrolier, puisqu´il a été pendant longtemps le directeur général de Sonatrach. Ensuite, parce qu´en tant que chef du gouvernement, il a assumé de lourdes responsabilités et que son sens patriotique n´est pas à mettre en doute.
C´est la raison pour laquelle, Chakib Khelil, qui est lui-même un expert international, ne perdrait rien à passer au crible de la logique économique les arguments de Sid-Ahmed Ghozali.
On le sait. Les exportations hydrocarbures font entrer dans le budget de l´Etat près de 95 % de recettes. Avons-nous les garanties suffisantes que la nouvelle loi ne viendra pas remettre à plat tout cela?
En d´autres termes, la déclaration de Sid-Ahmed Ghozali ne saurait être assimilée à du donquichottisme, à une bataille livrée aux moulins à vents. En l´occurrence, l´ancien chef du gouvernement et candidat à l´élection présidentielle, ne fait pas de l´opposition pour faire de l´opposition. Et il ne prêche pas le faux pour avoir le vrai. Il parle d´un secteur et d´une chose qu´il connaît bien, lui qui déclarait en 1991, qu´il était prêt à vendre 25 % de Hassi Messaoud, et qu´il pourrait vendre plus si la nécessité économique l´exigeait.
Par voie de conséquence, ce n´est certainement pas pour des raisons idéologiques qu´il enfourche aujourd´hui le cheval de la critique pour vilipender le projet de loi de Chakib Khelil. Il croit vraiment en ce qu´il dit. Et c´est au ministre de l´Energie et des Mines de démontrer à son tour le bien-fondé de son texte. Les Algériens ont besoin d´être éclairés. Pour ne pas être menés en bateau.

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