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Silence on vote

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Le musellement de la parole des députés s´est joué en deux temps trois mouvements. Dans un premier temps, c´est la télévision qui a décidé de les boycotter. Ils avaient alors essayé de réagir, mollement il est vrai, pour une institution qui a, de par la Constitution, les moyens de se défendre et d´imposer ses choix. Mais dans un deuxième temps, on leur demande rien moins que de voter les lois sans débat et sans amendement, et ils acceptent ce deal sans rechigner. On voit bien dans ce second cas que les députés se font complices de ceux qui veulent réduire l´Assemblée populaire nationale, ce temple de la démocratie, en un parlement croupion. Juste bon à lever la main. Pour dire oui. Tout va bien. Ce faisant, ils ont livré la volonté de leurs électeurs aux décideurs sur un plateau d´argent. Ils se sont fait hara-kiri.
On est bien dans une parodie de démocratie. Une mascarade faite pour expédier des textes très importants sans que le peuple ait droit à la parole, car si l´électeur donne sa voix au député en glissant son bulletin dans l´urne, c´est pour qu´elle soit portée très haut dans l´hémicycle, et qu´elle soit répercutée sur toute l´étendue du territoire à travers les supports médiatiques écrits et audiovisuels.
La chose est grave en soi, puisqu´elle concerne des textes très importants et qui engagent l´avenir du pays sur le plan social (les codes de la famille et de la nationalité), sur le plan économique (loi sur les hydrocarbures), et sur le plan diplomatique (accord d´association avec l´Union européenne).
Il n´est pas question ici de discuter du contenu de ces textes, que certains estiment assez avancés et porteurs de progrès, et que d´autres au contraire, et c´est leur droit , vouent aux gémonies. Il n´est question ici que de la manière cavalière et expéditive avec laquelle ils ont été soumis et adoptés par les représentants du peuple. Presque en catimini. Au mépris du Smig démocratique, dans une sorte d´opéra bouffe où tout le monde il est beau tout le monde il est content.
A partir de ce moment-là, on est en droit de se dire qu´on nous cache quelque chose. Il y a anguille sous roche. C´est-à-dire que le réalisateur de cette parodie d´opéra, on le connaît. Le chef d´orchestre et les instrumentistes (les exécutants) aussi.
Mais on ignore pour l´heure qui a composé la partition. Qui est le librettiste qui a écrit les paroles. Et qui est le chorégraphe qui a réglé les pas et les figures de danse. En somme, qui est le génial architecte qui a imaginé ce bel édifice artistique, ce chef-d´oeuvre du musellement de la parole des députés.
La seule opposition qui reste, nous est venue de Sid-Ahmed Ghozali, qui dénonce l´abrogation déguisée de la loi de 1971 portant nationalisation des hydrocarbures, et de Louisa Hanoune qui s´en prend au droit de regard que s´arroge le FMI sur nos affaires internes, et à la mainmise des multinationales sur les richesses du pays.
Ont-ils raison? Ont-ils tort? Nul ne le saura jamais, tout simplement parce que le débat a été escamoté. Ou bien lorsqu´on le saura, il sera déjà trop tard.
Un parlement aphone, c´est ce qui pouvait arriver de pire à la démocratie à l´algérienne.

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