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Chouracratie

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Après la disparition du charismatique Cheikh Nahnah, beaucoup se demandaient si son successeur, avant même qu´il ne soit désigné, serait à la hauteur de sa tâche. C´est que feu Nahnah avait placé la barre très haut. Islamiste bon chic bon teint, il défendait ce principe cardinal de toute sa politique : la démocratie, selon un vocable qu´il avait lui-même forgé, à savoir la chouracratie. Un modèle déposé. Modéré, après avoir eu un parcours plus chaotique au cours des années 70, il était pour la réconciliation avant l´heure. Il avait donc inscrit l´action de son parti dans le légalisme le plus strict, mettant du temps à mûrir ses décisions, hésitant entre l´opposition et l´entrisme, mais il finissait par avoir un pied dedans et un autre dehors, alors que ses ministres se sont toujours acquittés de leur tâche sans trop de casse, voire avec brio pour certains d´entre eux, comme Amar Ghoul.
Il est vrai qu´il s´occupe d´un secteur très technique où la compétence et la pugnacité sont toujours récompensées, alors que Bouguerra Soltani a dû se taper la tête contre le mur à gérer un secteur très sensible, comme celui du travail et des affaires sociales. Mais surtout le cheikh en alpaga, comme on l´avait surnommé, avait tissé tout un réseau de relations internationales, surtout avec ce qu´on avait appelé l´Internationale islamiste. De plus en plus, on sent une évolution qui amène à devoir distinguer entre l´Internationale islamiste et l´autre, l´Internationale intégriste, voire terroriste, sous la férule de Ben Laden.
La question que l´on se posait, c´était de savoir si Bouguerra Soltani saurait relever tous ces défis : se maintenir au gouvernement sans perdre sa base sociale et sans se diluer dans cet ensemble trop vaste qu´est l´Alliance présidentielle. Soutenir l´action réformiste de l´Exécutif sur les codes de la famille et de la nationalité, ou sur la modernisation de l´école et de la justice.
Au sein de l´Alliance, il fallait voir de quel côté allait pencher le fléau de la balance, notamment après la remise sur rails de l´ex-parti unique. Un FLN trop barbe-FLN, trop attaché aux fameuses constantes nationales qui tirent la société en arrière, aurait sans doute renforcé le MSP sur le plan idéologique, mais aurait aussi rogné sur son électorat. Un FLN trop avant-gardiste aurait consolidé les positions réformistes du RND tout en affaiblissant le MSP. Finalement, on peut dire, au vu de tout ce qui s´est passé, que le FLN a su rester modéré. Ne gênant le MSP ni sur sa droite, ni sur sa gauche. Le reste, bien sûr, c´est au MSP de le faire, d´être combatif, et de montrer sa différence face à ses deux concurrents de l´Alliance, mais aussi face à ses frères d´El Islah ou d´Ennahda.
Longtemps le FLN a été une sorte d´auberge espagnole. Chacun y trouvait ce qu´il avait apporté. Puis avec le temps, surtout depuis l´ouverture pluraliste, les trois courants qui composent en profondeur la société algérienne ont commencé à émerger avec leurs caractéristiques propres: démocrates, nationalistes, islamistes.
Bouguerra Soltani a compris cet ensemble de nécessités: le parlementarisme en tant que choix stratégique dépasse aujourd´hui les seules frontières algériennes, puisque le MSP ambitionne d´organiser une rencontre des parlementaires arabes. On se demande même s´il ne réussira pas mieux que Abdelaziz Belkhadem, à moins que les deux partenaires de l´Alliance travaillent en tandem, dans une sorte de partage des rôles. En tout cas, Soltani avait besoin de se confronter à ce parlementarisme arabe pour récupérer un peu de l´héritage de Cheikh Nahnah sur le plan international.

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