Prévisions pour le 25 Septembre 2018

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Francofolie’s

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Le roi du Maroc qui téléphone à Chirac pour rétablir la réception de TPS dans les pays du Maghreb, c´est un peu dans l´ordre des choses, d´autant plus que la France, qui se présente, et c´est normal, comme le chef de file de la francophonie, ne fait pas grand chose pour la promotion de la culture et de la langue françaises.
La France, qui a tendance à plutôt se consacrer à la construction européenne, tout en continuant à promouvoir ce vaste espace qu´est la francophonie, se donne corps et âme à la première et abreuve la seconde de gentils mots. Et puis il y eut toutes les incompréhensions liées à la gestion de l´après-indépendance, y compris une certaine forme de néo-colonialisme, que les Maghrébins en général et les Algériens en particulier, prennent en charge en essayant de distinguer le bon grain de l´ivraie.
Ces jours-ci, par exemple, l´Occident a célébré le soixantième anniversaire de la fin de l´hitlérisme, après une guerre qui a fait près de 60 millions de morts, à laquelle beaucoup de soldats algériens avaient participé, mais le 8 mai 1945, il y eut la répression dans un bain de sang d´une manifestation pacifique à l´est du pays. Au moment où la France et l´Algérie s´apprêtent à signer un traité d´amitié, il est bon que certaines choses soient dites, et de nommer un chat un chat. L´ambassadeur de France en Algérie en parlant de tragédie, lors de sa visite à Sétif il y a quelques semaines, avait pris une décision courageuse, d´autant plus qu´il devait s´exprimer au nom du Quai d´Orsay.
Les Algériens sont fiers de leur arabité et de leur amazighité, il n´y a aucun doute là-dessus, mais cela ne les empêche pas de considérer que la langue française fait aussi partie de leur patrimoine. Au lendemain de l´indépendance, un forcing avait été fait pour récupérer ou recouvrer les composantes de notre personnalité, à savoir l´arabité et l´islamité, c´était normal. Et puis, depuis les années 80, une autre composante de cette même personnalité, à savoir l´amazighité, qui avait longtemps été occultée pour des raisons inavouées, est remontée à la surface, au prix de sacrifices et d´amples mouvements populaires. On peut considérer qu´aujourd´hui les choses se mettent en place. Tant mieux. Reste la francophonie. C´est un grand tabou. Le chef de l´Etat a tout de même fait un grand pas en avant, en participant aux derniers Sommets de la Francophonie, soit à Beyrouth, soit à Ouagadougou. La signature de l´accord d´association avec l´Union européenne, qui doit entrer en application incessamment, est une preuve des pas de géant que fait l´Algérie en direction de la communauté internationale, mais surtout de ses voisins historiques, que sont la France et les pays du sud de la Méditerranée, partenaires traditionnels de notre pays. M.Bouteflika avait déclaré, à propos justement de la Francophonie: «Dès que je vois un tabou, je ne résiste pas à l´idée de le casser». Abdelaziz Belkhadem lui-même qui était arrivé avec une réputation de «barbeflène» guindé, a montré que la diplomatie algérienne pouvait faire preuve d´imagination et d´innovation. Et qu´il faut se méfier des apparences. Des hommes à qui on a collé des étiquettes peuvent être différents de l´image qu´on avait d´eux. Le bilan de M.Belkhadem est globalement positif, même s´il traîne toujours la casserole de son opposition à la venue d´Enrico Macias.
TPS n´est qu´un exemple de ce genre d´occasions que la France a ratées en Algérie, qui est tout de même le deuxième pays francophone au monde.
Mais enfin qu´est-ce que la Francophonie?
Au-delà de la culture française véhiculée par les grands hommes de la littérature française, à laquelle les Algériens restent attachés, il y a aussi cette nécessité de construire un monde multipolaire, pluriel, plus coloré et plus ouvert sur la parole de l´autre et sur la différence, sinon on retombe dans l´uniformément correct qui opère le nivellement par le bas.

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